LF. DIRKCTEUU DK iIlb:ATIli
Iiien, si vous nie donniez des jiillels pour ce soir. Voici niistrcss Sathau oi son pi're, et trois ou quatre de mes garçons qui désirent voir eetle lu' lise... — Allez-vous-en , monsieur Sathau ! —Eh bien I je metirai M. Lévi à l'os trousses, voila tout. Je suis sûr d'avoir agi avec vous comme un genlleman. C'est fous qui afez tori ; fous ne louiez pas me donner un pillel , eh bien ! fous en serez fàehé. ( Salltan son.)
(.1 Maudit Israélite! u'unporte, j'ai un ijraiid coup pour terminer la saison 'd'une manière brillante ! Le nouveau drame , dont j'ai payé l'auteur cent einquanle livres sterling d'avance. Le sujet est peut-être trop radical, les senliineiits trop démocratiques ; mais si cette pièce ne produit pas d'effet, je ne veux plus me mêler déjuger. Il y a déjà trois décorations de faites , les rôles sont distribués ; le sujet est Wal Tjlcf. Mais mon auteur a donné h ce sujet déjà traité la forme dramatique; toutes les scènes sont a effet , et tous les actes liuissent par un tableau. Celle tragédie dissipera nos alarmes, et leur fera succéder la joie. » — Monsieur, voici un paquet de la chancellerie. — Qu'est-ce que cela signifie ? f // ouvre et lit .)
Salnt-Jamps.
« Monsieur,
(1 Je suis charge par le lord chand)ellan devons apprendre que Icdrame manuscrit, en cinq actes , qui a été transmis "a sou administration sous le titre de Wal Tyler, contient des préceptes immoraux, et n'est pas conçu de manière "a être représenté publiquement. Sa seigneurie refuse donc de vous accorder l'autorisation de le jouer.
Il Je suis, monsieur.
Il votre obéissant serviteur, <( Au directeur du théâtre de etc., etc., etc., »
(I Voilà cent cinquante li\Tes de perdues ! et les nouvelles décorations ! Oii est le lit de roses sur lequel on s'imagine (pie nous reposons?
— Mais , mon cher ami , est-ce que vous ne songez pas h dîner? — lih ! n'est-ce pas assez pour ôter l'appétit. D'ailleurs, c'est demaiu samedi , cl il faut que j'examine et que je signe Ions ces papiers. — Quelle est donc cette masse de papiers? — C'est tout bonnement le compte de la dépense hebdomadaire , qui doit être réglé demain h la caisse; c'est le salaire de la bande, du chœur, des danseurs, des peintres, des costumiers, des tailleurs, des watchmen, des pompiers, des charpentiers, des cojustes. des soldats, des surnuméraires, des enfants, des contrôleurs, des allumeurs, de l'imprimeur, des annonces, des chandelles, de l'huile, de la garde , des autorisations {Wat Jj/Zer excepté), des charrons, des tourneurs, des couleurs, de la musique, du libraire, du fleuriste, du tapisssier , de la charpente, des cordes, de la loile , des brosses , des auteurs , des impôts , des ouvreuses de loges , dos receveurs, de la police, des domestiques, etc., etc., etc., et d'une mnilitude d'employés iueonnns . qu'on ne peut «e tisurer que lorsqu'on est derrière la loile d'un théâtre ! »
WU.fWMt liimSLEV l'EAKE.