LL.XCl.SliMAN l'IiKV Klill
Son visage l)oufli . son e\lérieur s;ile, l'odeur de bière et de tabac qu'il exhale , tiahissent son i\rognerii' et sa mal|)ropieli'. lîegardez sa maliieuieiise fa'oiile, dont la patience et le courage sont dignes d'un meilleur sort, et lisez sur les pâles visages des siens la nt-^ligence honteuse d'un père et d'un épo'iv ; d'un homme qui est partout plus heureux, pins bicnvciliaMt et de meilleure humeur que chez lui. C'est souvent un farouche politique, quoique la loi non-seulement désapprouve les employés qui se mêlent des affaires de l'état , mais encore leur infliue un sévère châtiment. Il dépense son temps et sou argent , qui seraient plus noblement consacrés a l'exeicice de sa profession et au bien-être de sa famille, au milieu d'un méprisable troupeau de démocrates de taverne. Cet homme est à la fois méprisable et dangeleux. Il néglige ses propres devuirs, el enregistre avec soin la moindre peccadille d'un supérieur , alin de le dominer au besoin par la crainte. Mais ce n'est pas 'a cela que se borne sa méchanceté, car ni ses camarades, ni les commerçants placés sous sa surveillance , ne sont "a l'abri de ses perfides machinations.
Le dernier qui nous reste li déciire , c'est
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Le vigilant cxtisenian csl un lioinirie doni la vie se passe dans les sonpi oiis . il (|oi
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giisiiie son pain grâce à sa iiai-riite coiinaissaiiiodcs >l:iliils financiers, cl l'Iiahilclé qu'il a aciuiso en cliercliaiil avec soin les retiaitcs caciiéos des fian<li'nis. Il possède l'art de se cachée dans une verrerie ou une savonnerie, de se plisser derrière un aianil'ic, on dansloni aniic endroit d'nnc dislilleric, dans l'espoir d't'ire témoin de quelque nianu-nvre illicite, dequcliinc pi cpar.ition de malt on de liii're sans di'cl.iration préalalili'. Il survient clie/, un marchand de mail, nn dimniiclu' , pendant le prêche, s'attondant à découvrir quelque infortuné (jui, tnqi conliant dans la piété du jangeur, piolite di- cet iu'^lant pour arroser sa divche, dans le but d'eu hâter les progrès de la végétation '.
Pour un individu de ce cenre , dans un pays de fiandeurs , la neige est iTne hénédictiou 2. Il va de place en place, evaminanl altenliveiuent les toits des fermes, et surtout de celles qu'il soupçonne de fahricaliou clandestine. S'il voit la neige fondue sur une partie des toits, tandis qu'elle est intacte partout ailleurs , son cœur palpite d'allégresse. « .Mnsi donc , pcnse-t-il , mes soupçons étaient justes ; on fait sécher de la drêche: nous allons voir. » Vite, il va trouver nn inspecteur, spéculant en route sur la prohaliililé d'un procès en contravention , et plein de l'idée consolante que h; délinquant va payer une forte amende pour son imprudence. De brillantes visions de billets de banque et de souverains remplissent agréablement son imagination. Après avoir affirmé parseimeut devant un juge de paix iju'il a des soupçons suflisaninicntfondw, armé d'une autorisation, il ne perd pas une minute, retourne sur ses pas, accompagné de l'inspecteur, fait une recherche et découvre — quoi';* peut-être que le fermier a mis simplement sécher sur un four du fromcul nmisiou de l'avoine, niais beaucoup plus souvent, qu'il y a mis de la drêche , objet de sa sollicitude; et quand ses projets ont réussi , que l'exciseman est joyeux ! il s'est ac(|uis par sa conduite une léputation de vigilance aujirès de ses supérieurs, et , qui plus est, il a sa part de prise.
Si l'on examine la nature des infractions aux lois de l'accise, les lourdes peines qu'elles entraînent, les embarras qui en résultent, si l'on songe que tôt ou tard les fraudes seront découvertes, on sera convaincu qu'il vaut mieux, pour sa réjuitation et pour son profit, ne pas chercher "a éluder la rigueur de ces lois. D'ailleurs ou y parvient rarement ; on ne peut en pareil cas se lier ni 'a un serviteur, ni "a un ami.
L'éducation et les talents de l'cxcisenian sont la pitqiart du temps médioiies et même presque nuls ; c'est à peine s'il a reçu l'instruciion des écoles primaires. Il ne connaît pas plus les principin de l'immortel Newton , et le noviim orijanum du profond philosophe Bacon, ([u'un habitant de la Nouvelle-Zi'lande n'est familiarisé avec
' 1 .1 an-flirnil iii.ilt csl «Ir roi-;;i- t|H >>ti r.iit ^criniT en I ;nv (»s.inl. l.oi>.iiril ;i s-t1m*. nn l'i'lrnil sur île» li-in^li-^ itf'lmis |i;tr coiirlics «l'un itt''i'iMirtn'il'('|i;ti>Si'iir. cl l'o i ;illiiiin* itii fcii ilrssoii^-jiH.in'.i l'i' iiiic flitiiiiuliti- tlu ^i-.iiii w soit i>va|iuri'-c'. Il ile^ieiit alui-8 |tri»|ii-t' à ctri' n.-<liiit ni r.iriiii*. <-t t iii|ilo\<' il.iris la faliric^ilîoii (le la bicrf*. M.iiu 7*. >
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