‹ Les anglais peints par eux-mêmesChapitre 99 sur 106 · I. I. \CISIi:MA\. 2Sil · texte numérisé non relu

I. I. \CISIi:MA\. 2Sil

le langnge du Tulmi.il, ou un Esquituuu avec celui d'un aiili(|iic niniiuscrit iroinc dans lus calacoiulH's.

C'osl avec ic|)Uf;nance (|up nous parlons de la condition sociale desexciseinen, on dcploiant la répulsion dunt ils sont l'oiijct. \'.\v un >enlinient de charité, qui est ccilaincnicnt naturel, et peut être honorable, nous sommes disposés h croire rpie des hommes voués a la même occn|iati(in , objets du détliiin <ies aulrcs, sont unis ensemble par les lions de l'amitié et du hou-vouloir, puisqu'il est impossible que la concurrence ennendie entre eux des haines et des ri\alités. Cependant il n en est pas ainsi; des (jueielles perpétuelles, de basses jalousies, qui annoncent des espiits envieux et ignobles, disisent constamment les excisemen. C'est un fait trop évident pour échapper à l'observation et h la ci iti(iue.

C'est dans les cas de maladie et d'affliction qu'on pourrait supposer que se n:ontre la bienveillaiK e des snpéi leurs. Mais, dans l'administration de l'accise , les inrérieuis dans la détresse n'ont pas lieu d attendre ljeauc()up de sympathie de ceux que l'intérêt ou le hasard ont placés au dessnsd'eux.

Ce sont l'a les mauvais côtés du caractère de l'excisemau ; mais il est nn point sur lequel nous nous arrêtons avec plaisir, c'est que, sentant les désagrémenis de sa | osilion, fatigue des nombreuses tribulations auxquelles il est exposé, l'excisemau donne à ses enfants autant d éducation que le lui permet son mince revenu, et s'efforce avec ardeur de les mettre à même de remplir (!es fonctions plus élevées que les siennes.

Nous avons fait allusion aux incidents qui viennent troubler le l.icn-êtrc de l'cxciseman ; les principaux sont les suivants :

■i" Le système fatigant des mutations, qui fait de sa vie une existence perpéiuelleraent nomade. Lorsqu'il a convenablement dispose son humble domicile, qu'il commence à être estimé dans le voisinage , les quatre années de sa résidence expirent; et la méfiance des règlements de l'accise ne lui permet pas de séjourner plus longtemps dans cette station : il faut qu il emporte au loin ses dieux pénales, et souvent à une très-grande distance ; de sorte que, dans la vie, il ne trouve réellement pas de sol Gxe où il lui soit donné de poser son pied fatigué. Les avantages que l'administration peut retirer de cet odieux système sont-ils compensés par les frais qu'il occasionne, par ses inconvénients , par la misère qui en est très-souvent le résultat'!' Pour peu qu'on réfléchisse on répondra négativement.

2° Un inspecteur sévère, ou un rude collecteur.

5° La visite inattendue d'un inspecteur général en tournée. La terreur universelle que ces hommes inspirent aux employés de l'accise et aux commerçanis des trois royaumes est la meilleure preuve de la manière oppressive dont quehjuis-uos ont abusé du pouvo r ()Hi leur est délégué par la chambre de l'accise. Les membres de cette chambre, il faut qu'on le sache , sont environnés de l'honneur comme d'un vêtement , et leur esprit est un esprit de miséricorde, mais les intermédiaires qu'ils choisissent méconnaissent leurs intentions, et mêlent artilicieusement le mensonge et la vérité.

Telle est la vie de l'excisemau ; au milieu de la Babel des affaires, et des inquié-

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ludes (lu inoinle, il |iouisuil s;i loiiiiiée sans bi iiil , sans êlit; ic'niai<|ué, dans Itiliscnrilé (rime pnifi'ssion piesciuo in(oiniui\ Si l'on esl par iirélle.vion sur le point de di'nifîier colle profession, (in'onse rappelle qu'enlre les snjets et Télat, il oceiipe un emploi (jni entraîne une grande resiKinsabilité , qu'il ne nuit pas au peuple, et n'i-st pas à la cliariic du gouvernement. Les impôts i|u'il lecucille soulieuncnt la puissiuue el l'inléurilé du trône, donnent le mouvement aux roues de la machine adiuinislrati\e , el servent a payer les masistrals , ces terribles oracles de la loi.

(iOIlEI'KOT CiHAFlIION r.KMI.EMW.

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