LA MOULE COMESTIBLE
La Moule comestible (Mylilus edulis^ fig. 195) vit, ainsi que l'Huître, attachée aux corps sous-marins; bien qu'elle ait, plus que cette dernière, la faculté de se déplacer, elle n'en abuse pas : une fois qu'elle est fixée à un endroit, elle y reste, à moins qu'un accident quelconque ne rompe ses câbles, auquel cas eiJe s'armarre par de nouvelles attaches, en exécutant un léger déplacement ; ses mouvements, très-circonscrits, peuvent donc être considérés comme une locomotion de nécessité qui ne s'étend pas au delà de quelques centimètres.
La coquille de la Moule est bivalve, réguUère, bombée, triangulaire et close; sa charnière, au lieu de dents, est pourvue d'un sillon allongé qui reçoit le ligament ; sa face externe est d'un bleu foncé uniforme, tirant sur le noir; la face interne, au contraire, est blanche, quelquefois nacrée ou irisée.
La tête de l'animal se trouve à l'angle aigu de la coquille; l'autre côté laisse passer le byssus réuni en filaments qui noircissent et durcissent à l'air ; il se termine par un angle arrondi; le trmsième côté remonte vers la charnière à laquelle il s'unit par uo angle obtus en face duquel le manteau forme une ouverture; ses bords sont garnis de tentacules branchus vers l'angle arrondi : c'est par là qu'entre l'eau nécessaire à la respiration ; le pied a l'aspect d'une langue.
L'appareil locomoteur est représenté par une sorte de capsule creuse d'où sort un faisceau de soies ou filaments dont chaque brin se sépare en deux parties qui se croisent et s'appliquent sur une petite plaque au moyen de laquelle l'adhvrrence a lieu : quand