‹ Les animaux et la loi pénale [microform]Chapitre 16 sur 40 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

donner l'éveil, le voleur ou le loup pénètrent dans la ferme, mordent (1) et enlèvent, le coupable payera pour

le dommage.

Fargard 14 et 15.

Devient Peshotânu :

Celui qui donne à un chien de berger ou de garde des os trop durs, des aliments trop chauds, en sorte qu'il se blesse la mâchoire ou la gorge, deux cents coups ou trois cents istèrs d'amende.

Celui qui poursuit, effraye, bat une chienne grosse et la fait tomber dans un fossé où elle se blesse, deux cents coups.

Celui qui donne de mauvaise nourriture à un chien de berger, deux cents coups ; à un chien de garde, quatre-vingtdix coups ; à un chien errant, soixante-dix coups ; à un peUt chien, cinquante coups. La loi suit, pour les chiens, la même hiérarchie que pour les diverses classes de l'aristocratie humaine.

Enfin, celui qui, ayant sa maison le plus près de l'endroit

où une chienne a mis bas ne l'entreUent pas, en sorte

qu'U advienne du mal aux petits, portera la peine susmentionnée du Baodhô-varshtâ.

Mais le Fargard 14 s'occupe aussi des délits commis par

les chiens ; il règle minutieusement la situation des chiens

mordeurs (les chiens enragés).

(1) Qu'on ne s'étonne pas de voir le voleur mordre comme le loup. Le Zend-Avesta a ici en vue les Dèvas, races ennemies des Iraniens, sauvages, vivant dans les forêts, peut-être des hommes nègres, peutêtre même des singes inconnus ?

l'antiquité primitive

On doit leur mettre un collier en bois façonné avec une muselière, et on doit les soigner.

Si le chien blesse un mouton ou un homme, il sera puni

de la mutilation :

A la première fois on lui coupera l'oreille droite ; — à la seconde, l'oreille gauche ; - à la troisième, on lui fera une entaille au pied droit ; - à la quatrième au pied gauche ; - à la cinquième, on lui coupera la queue (cette dernière punition est une sorte de dégradation, et on suppose qu'elle sera très sensible à l'orgueil aristocratique du chien).

Paiiagbaphe II • Droit mosaïque.

La Bible semble avoir admis la protection des animaux basée sur une quasi-personnalité des animaux.

L'Ecclésiastique (VII, 24) promulgue cette sentence :

« As-tu des bêtes? Aie soin d'elles. Et si elles sont utiles, qu'elles persévèrent chez toi ! ».

On lit aux Proverbes (XII, 10) : « Le juste se met en peine des bêtes qui sont à lui; mais les entrailles des

méchants sont cruelles. »

Certains textes semblent même incliner aune conception

de la quasi-personnalité animale.

Le Psaume XXXV (7) dit : « Vous sauverez, Seigneur, et les hommes et les bêtes, selon l'abondance de votre infinie miséricorde ; » et le Psaume CXLVI (9) : « C'est lui (le Seigneur) qui donne aux bêtes la nourriture qui

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