LES ÉLECTRICIENS
au pôle positif. Cet électrotactisme positif se rencontre par exemple chez le po/ytoma uvella, la cryptomonas ovata, la chilomonas paramecium.
Enfin, ceriains organismes se placent dans une position transversale par rapport à la direction du courant : cela peut s'appeler un électrotactisme transversal ; il se manifeste chez un infusoire cilié, le spirostromum ambiguum.
La plupart des organismes inférieurs sont donc sensibles au courant électrique et modifient leur locomotion en conséquence. En est-il de même des organismes plus élevés en organisation ? Un grand nombre d'expériences ont été faites dans ce but et ont donné quelques résultats. Le tableau ci-dessous en indique les principaux ; les signes + ou — indiquent le pôle vers lequel l’animal se dirige.
NOM DE L'ANIMAL Électrotactisme NOM DE L'ANIMAL Électrotactism Mollusques : Crustacés :
Lymnæa stagnalis . . . . . . . — CYCIOPS SET NN ER SSER : + Gastéropode indéterminé . . . . = AT: Asellus aquaticus . . . . . . . =r Astacus fluviatilis. . . . . . . 2e Vers : Insectes :
DUMPTLUS ER EEE EEE c: Notonecta. . . . . .. . . . . 55 Tubifex rivulorum. . . . . . : — Lorie sirniaitte RENNES + Hirudo medicinalis. . . . . . . <= Dytiscus marginalis . . . . . . + Branchiobdella parasitica. . . . = Hydrophilus piceus . . . . . . —
Ces résultats auraient besoin d’être étendus à d’autres espèces. Néanmoins, ils montrent ce fait curieux qu’en général, les mollusques et les vers sont négativement électrotactiques, tandis que les crustacés et les insectes le sont positivement, du moins autant qu'il est permis de généraliser après un si petit nombre d'exemples.
Quelques expériences ont été aussi effectuées avec des vertébrés, des poissons ou des larves de grenouilles. On les plaçait dans une cuve, remplie d’eau, et dont deux des faces en regard étaient en zinc. C’est à ces faces qu’aboutissaient les fils de la pile. Lorsque l’eau était parcourue par un courant, on notait que les poissons ou les tétards avaient une tendance à diriger leur tête vers l'anode. Mais les résultats des divers auteurs ne s'accordent pas toujours, ce qui fait penser que le sens de l'électrotactisme chez ces animaux dépend beaucoup de l'intensité du courant.
Il reste beaucoup à faire dans cette voie.
Lt.