CHAPITRE XVIII
Lézards curieux.
À côté des caméléons et des orvets, dont nous nous occupons dans d’autres chapitres de cet ouvrage, le groupe des lézards ou sauriens présente des types curieux.
Le dragon volant et le ptychozoon ont tous deux la peau des flancs dilatée en
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Fig. 113. — Le moiotn.
Malgré son aspect de foudre de guerre, c'est un timide qui, pour un rien, s'enfonce dans le sable, comme un poltron qu'il est.
une large membrane qui réunit les pattes. Grâce à ce parachute, ils peuvent s’élancer d’un lieu élevé et atterrir sur le sol sans chocs brusques.
Le chlamydosaure a le cou garni d’une sorte de bouclier qu’il étale pour se défendre.
Le moloch (fig. 113), bien dénommé « diable épineux », a un aspect encore plus étrange, avec son corps couvert de piquants assez analogues à ceux du rosier et simulant sur la tête des sortes de cornes. Dans la Nouvelle-Hollande où il vit, il s'enfonce fréquemment dans le sable, à une faible profondeur, et se chauffe au soleil. Malgré son aspect terrifiant, c’est un animal inoffensif qui se contente de manger des fourmis et ne se défend mème pas quand on cherche à le prendre. Ce qui prouve, entre parenthèses, qu'il ne faut pas se fier aux apparences.