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en biseau régulier ou en chanfrein les deux bords qui doivent se joindre. Il a soin de les tenir très vifs et très propres, en évitant d'y poser les mains et même de les exposer à l’action de l’haleine, car le moindre gras pourrait nuire à l'opération. Il affronte les surfaces, et les maintient à l’aide de papiers légèrement humectés et dont les feuillets, posés à plat, ne sont retenus que par des fils très déliés. Les choses ainsi disposées, il soumet le tout à l’action de pinces métalliques à mors plats, serrés par des leviers vers leur partie moyenne. Ces pinces sont chauffées à la manière des
Fig. 161. — Deux gastéropodes (nassa et turbo) rampant au fond de la mer. Sur leur queue on remarque l’opercule.
fers à presser les cheveux roulés en papillotes ; leur température est assez élevée pour faire roussir légèrement le papier. Pendant cette action de la chaleur, l’écaille se ramollit, se fond et se soude sans intermédiaire.
La carapace des tortues de mer vivantes est habitée par toute une famille de crustacés et de mollusques parasites bien spéciaux que l’on ne trouve pas ailleurs : c'est tout un petit monde qu’elles portent sur leur dos.
Certaines tortues marines, la luth (fig. 160), par exemple, n’ont pas d’écailles imbriquées, mais une carapace continue.
= Il n’y a pas que les tortues qui portent leur maison constamment avec elles. Certains mollusques sont même très bien pourvus sous ce rapport, notamment la plupart des gastéropodes. Chez eux, la partie extérieure du corps sécrète une coquille parfois très volumineuse, souvent très lourde et qui n’a d'autre fonction que
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d'abriter l'animal quand bon lui semble de rentrer à son intérieur. L'exemple le plus connu est celui de l’escargot : examiné avec soin, c’est un spectacle vraiment curieux, et dont les enfants ne se privent pas, que le voirse contracter, se plisser pour rentrer dans sa coquille au moindre danger. L'ouverture de celle-ci, néanmoins, reste ouverte et un ennemi subtil pourrait facilement y pénétrer. En hiver, les escargots s'enfoncent en terre et s’endorment ; pour éviter l’envahissement de petites bêtes cherchant à les manger, ils ont soin de sécréter une lame calcaire qui bouche complètement l'orifice de la coquille. De cette façon, ils peuvent hiverner en paix.
Chez certains autres gastéropodes, notamment dans les espèces marines (Jig. 161), chaque animal traîne avec lui, non seulement sa maison, mais encore
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