CHAPITRE XXVIII
Concombres qui marchent.
L'une des choses qui frappent le plus quand on jette un coup d'œil sur l’ensemble des animaux, c'est que ceux-ci se divisent assez naturellement en deux grands groupes. Chez les uns, l’homme par exemple, le corps peut être divisé en deux moitiés exactement semblables par un plan médian vertical antéro-postérieur ; cn dit alors .qu'ils ont une symétrie bilatérale. Chez les autres, l'étoile de mer, par | exemple, le corps n'est plus symétrique par rapport à un
plan, mais seulement par rapport à un axe médian ; on dit dans ce cas qu'ils ont une symé-
trie rayonnée. Ces deux caractères différentiels ne sont pas seulement extérieurs comme on pourrait le croire au premier abord, mais retentissent sur tous leurs tissus et leurs appareils, au point qu'ils peuvent être considérés comme constituant le principe fondamental de leur organisation. Cette conclusion à laquelle on arrive
forcément est pleine d'intérêt,
Fig. 164. — Hypsilothurie,
Cette holothurie s'est recourbée en U de manière à cacher son
corps dans la vase, tandis que sa bouche et l'orifice opposé toute dérogation à-cette loi apparaissent seuls au-dessus du fond. È
car elle permet d'affirmer que
sera secondaire et due vraisemblablement à l'influence du milieu. Or, que voyons-nous chez ces sortes de ( concombres » — la comparaison est exacte — qui se trainent lentement sous les pierres à demi recouvertes d’eau à marée basse, ces holothuries, pour les appeler par leur nom, qui, malgré leur aspect, appartiennent au groupe des échinodermes Elles sont généralement parcourues dans toute leur longueur par cinq bandes garnies de ventouses qui les aident à se déplacer. Tout en avant, on remarque un élégant panache de branchies. Leur corps a la forme d’un boudin allongé terminé en avant par la bouche, entouré de tentacules, simples ou ramifiés, et en arrière par l’anus.