‹ Les animaux excentriquesChapitre 89 sur 102 · POP) MIT MORT UT TN · texte numérisé non relu

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quand, le matin ou le soir, on descend les rivières silencieusement, on peut voir souvent des tapirs se baigner, pour se rafraîchir ou pour se défendre contre les piqûres des insectes. Aucun animal ne sait mieux se débarrasser de ces parasites incommodes. Il met à profit chaque ruisseau, chaque étang, chaque flaque ; aussi est-il presque toujours recouvert d'une épaisse couche de vase. Ce sont des animaux timides qui s’enfuient au moindre danger ; en captivité, ils sont inoffensifs et se laissent bousculer de toutes les façons : le plus grand plaisir qu’on puisse leur causer est de les gratter en un point quelconque du corps; ils expriment alors leur conten-

Fig. 203. — Le tapir à dos blanc.

Une caricature de l’éléphant, avec sa trompe presque ridicule, qui ne lui sert pas à grand’chose.

tement par de petits grognements. [ls se nourrissent de matières végétales et mangent surtout des feuilles de palmiers ; ils ne se font pas faute, quand ils sont bien seuls, de saccager d’une manière lamentable les plantations de cannes à sucre, de melons, de cocotiers.

En Amérique, les tapirs sont d’un gris brun noirâtre. Dans l’Inde, on trouve une espèce, le tapir à dos blanc (fig. 203), dont une partie du corps, depuis les pattes de devant jusqu’à la partie postérieure, a une teinte blanche d’un fort bel éclat.

Bien plus curieux encore est le macrorhine éléphant (Jig. 204), que les noms de «phoque-éléphant », de « phoque à trompe », par lesquels les marins le désignent, dépeignent fort bien. Le mâle possède en effet une trompe de trente centimètres de long, qui, à la longueur près, rappelle celle de l'éléphant ; de plus l’animal peut la rentrer et la sortir à volonté. Le nez s’allonge surtout lorsque l'animal est excité

(Jig. 205).

Les mœurs des macrorhines sont celles des autres phoques. Ils vivent en troupes; maladroits sur la terre, ils nagent fort bien dans l'eau ; on les trouve partout, surtout dans les pays chauds (Nouvelle-Zélande), mais ils descendent très loin au sud } (Terre du Roi Georges). À l’époque de la reproduction, les vieux mâles se livrent de violents combats :

c'est alors que les nez

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prennent des dimensions démesurées ! Il est rare de voir des mâles dont le corps n’est pas couvert de cicatrices : ils en sont peut-être aussi fiers queles étudiants allemands des leurs.

+ Fig. 204. — Le macrorhine éléphant (au repos). Cet animal est d'un naturel un peu grincheux. Quand on l'ennuie Parmi les mam- (voir fig. 205.) mifères qui ont le nez long, on peut aussi ranger la famille des fourmiliers, qui comprennent surtout les oryctéropes et les tamanoirs.

L'oryctérope (fig. 206) est, on l'ayouera, un animal bien fantasque et donne un peu l'impression d'un animal des temps géologiques reconstitué par l'imagination d’un paléontologiste. Ce qui lui donne un aspect excentrique, ce sont surtout ses pattes garnies d'ongles énormes, ses petits yeux sans expression, ses oreilles longues,

son museau pointu

Fig. 205. — Le macrorhine éléphant (en colère), :

(Voir fig. 204).... il fait un nez qui n'est pas banal. et sa langue, DURCE

comme un ver, qui

en sort de temps à autre. Représenté sur une gravure, ilest déjà curieux. Vivant, il est encore plus singulier.

Il dort toute la journée enroulé sur lui-même dans un trou profond, qu'il s’est creusé, et qu’il ferme d'ordinaire derrière lui. Le soir, il en sort pour chercher

sa nourriture. Sa course n’est nullement rapide ; mais il fait des bonds assez grands. Il appuie en marchant toute la plante à terre, il porte la tête inclinée vers le sol, courbe le dos et traîne la queue. Son museau est tellement près de terre que le bouquet de poils qui entoure ses narines balaye le sable. De temps à autre, il s'arrête, écoute si aucun ennemi ne le menace, puis continue son chemin. On voit que l’ouïe et l’odorat lui servent de guide; il agite continuellement son nez et ses oreilles ; remue sans cesse les poils de ses narines, allonge son museau à droite et à gauche pour flairer une proie. Il va ainsi jusqu'à ce qu'il ait trouvé un sentier de fourmis, qu’il suit jusqu'à la fourmilière, et alors il se met en chasse, Ë Se LAN comme les tatous, ou

NS N\ \ al RON (rent NE mieux encore comme les NAS véritables fourmiliers. Il creuse à merveille, aussi

\ = ose disparait -il complète ù ment en peu d'instants,

\ \\ quelque dur que soit le

sol. Il se sert des ongles vigoureux de ses pattes de devant pour détacher et rejeter derrière lui de grosses mottes de terre qui, reprises par les pat- Fig. 206. — Une famille d'oryctéropes. tes de derrière, sont re-

Ces nie animaux ue mangent que des fourmis et des termites et poussées plus loin. Pense creusent des cavités sous les maisons de ces insectes pour les gober ai 1 at der ions P 8 dant qu'il travaille, il est

entouré par un nuage de poussière. Lorsqu'il arrive près d’une fourmilière ou d’un nid de termites, il le flaire de tous côtés ; puis il se met à creuser et s'enfonce dans Ja terre jusqu'à ce qu'il soit arrivé à l'habitation centrale ou à l’un des couloirs principaux. Dars ce couloir qui, dans un nid' de termites, a jusqu’à trois centimètres de diamètre, il enfonce sa langue longue etgluante, la retire avec les fourmis qui y adhèrent et ainsi de suite jusqu’à ce qu'il soit rassasié. Il prend aussi, en une fois, un grand nombre de fourmis avec ses lèvres, et quand il arrive à la chambre centrale d’un nid de termites, où s’agitent des millions de ces insectes, il y mange comme un chien, et en avale des centaines à chaque bouchée. IL va ainsi d’un nid à l’autre, détruisant à son tour les termites, ces infatigables destructeurs. Aux premières lueurs du jour, il s'enfonce sous terre ; s'il ne trouve pas de trou déjà creusé, il s’en fait un en quelques minutes, et s'y met en sûreté. Un danger le menace-t-il, il continue de creuser : aucun ennemi n'est en état de le poursuivre dans son terrier ; il rejette la terre derrière lui avec tant de violence que tout autre animal se retire étourdi ; l’homme lui-même a de la peine à l’atteindre, et en peu d’instants le chasseur est complètement couvert de terre et de sable. (Brehm.)

Le tamanoir à crinière (fig. 207) n'est pas moins curieux par son museau démesurément pointu et sa magnifique queue poilue. Incapable de mordre, il se contente de récolter des fourmis en les prenant avec sa longue langue qui les englue. Il peut néanmoins se défendre énergiquement, ainsi qu’en témoigne le récit suivant de M. Roulin.

Le 3 février, dans la soirée, sortant pour me promener avec le curé, j’aperçus au loin, dans la plaine, le petit pâtre qui était monté à cheval pour ramener les vaches au corral ; il galopait versnous enchassantdevant lui à coups de fouet un tamanoir qu'il avait trouvé un quart d'heure auparavant fouillant une fourmilière.

Lorsque nousaperçûmes l’animal, il était déjà fatigué, et galopait presque à la manière d'une vache. Je courus vers lui, et, l'ayant atteint, je le saisis par la queue, espérant l'arrèter. Je n'y aurais pas réussi, sans doute, mais je dus bientôt cesser mes efforts, en enten-

* : : Ÿ Y Le na Re

Fig. 207, — Fourmilier ou tamanoir.

Un curieux animal, qui, à cause de son bec allongé, ne mange que 1 A jier des insectes; il ‘capture ceux-ci avec sa langue sur laquelle ils dant le petit pätre me crier

viennent se coller. C'est un chasseur à la glu. d’une voix effrayée que j'al- | lais me faire tuer.

Quoique je ne visse pas bien en quoi pouvait consister le danger, comme déjà je m'étais attiré plus d’une fâcheuse aventure pour n’avoir pas voulu croire à l'expérience des gens du pays, je cédai cette fois au premier avertissement, et je reconnus, au moment même, que l’obstination m’eût coûté cher. À peine avais-je lâché prise, que l'animal, s’arrêtant brusquement, se leva sur ses pieds de derrière, comme l’eût pu faire un ours, et, se retournant vers moi par un mouvement rapide, semblable à celui d’un faucheur, traça dans l'air, avec son bras étendu, un cercle dans lequel il s’en fallut de bien peu que je ne fusse compris : je vis passer à deux pouces de ma ceinture un ongle tranchant qui me parut alors long d’un demi-pied, et qui, si j'eusse fait un pas de plus, m'aurait infailliblement ouvert le ventre d'un flanc à l’autre. Un grondement de colère, qui accompagnait cette démonstration déjà par elle-même assez significative, me fit comprendre qu'il ÿ aurait de la témérité à recommencer un engagement avec un ennemi dont les mains étaient beaucoup micux armées que les miennes ; je continuai donc la chasse en simple spectateur. Le petit pâtre, qui maniait son cheval avec beaucoup d’adresse, parvint à conduire le tamanoir jusqu’au centre du village ; arrivé là, le pauvre animal, qui ne pouvait presque plus courir, se réfugia sous le portique de l’église ; on apporta bientôt, des maisons voisines, plusieurs lassos au moyen desquels on s’en rendit maître, et on l’amena, lié par la tête et les deux pattes de devant, au milieu de la place du village. Au bout de quelques instants, il parut avoir renoncé à toute résistance, et je profitai de ce moment pour en faire un dessin. Tant que je restais à une certaine distance, il se tenait complètement immobile. S'il m'arrivait, au contraire, de m'approcher pour mieux voir quelque détail, il se mettait aussitôt en mesure de se

défendre, non plus comme la première fois, en se levant debout et cherchant à me frapper, mais en se plaçant sur le dos et ouvrant ses bras pour me saisir. -

Cette attitude de défense, la meilleure peut-être que püût prendre l’animal, cerné de toutes parts comme il l'était en ce moment, n’est pas celle qu'il choisit quand il n’est menacé que d’un seul côté : alors, au lieu de se renverser, il se contente de s'asseoir, et, faisant face à son ennemi, il le menace de ses terribles ongles.

On prétend, dit d’Azara, que, lorsque le jaguar voit le tamanoir ainsi sur ses gardes, il n’ose pas l’attaquer, et lorsqu'il s’y hasarde, celui-ci le saisit et ne le lâche qu'après lui avoir fait perdre la vie en lui enfonçant ses griffes dans le corps ; de sorte qu’il arrive parfois que l’un et l’autre demeurent sur l'arène. Il est certain, ajoute notre auteur, que c’est de cette manière que se défend le tamanoir. Mais il n’est pas croyable qu’elle lui suffise contre le jaguar, qui peut le tuer d'un coup de patte ou d’un coup de dent, et qui est beaucoup trop agile pour se laisser saisir par un être aussi lourd.

La première fois que j'ai entendu parler de ces étranges luttes qui ne finissent que par la mort des deux antagonistes (car l’histoire s’en raconte dans les Ilanos de Ja Nouvelle-Grenade, comme dans les pampas du Paraguay), je n’y ai pas ajouté plus de foi que d’Azara. Maintenant je ne les tiens pas pour impossibles : seulement, je crois qu'elles ne peuvent être que fort rares et qu'elles doivent s'engager tout autrement qu’on ne le dit. Le jaguar ne donne guère à l’animal dont il veut faire sa proie le temps de se mettre sur ses gardes : il fond sur lui à l’improviste, l’atteint en deux ou trois bonds, et souvent le terrasse d’un seul coup. Il arrive pourtant, parfois, que ce premier coup porte à faux, et alors l’agresseur se trouve un moment dans une situation quelque peu critique, car il est comme prosterné aux pieds de son ennemi, et, pour ainsi dire, à sa discrétion. Ce moment est, à la vérité, fort court ; mais, convenablement employé, il peut changer la face du combat ; on a vu, par exemple, une mule frapper du pied-de devant le jaguar à la tête et lui fracasser le crâne; un tamanoir, en pareil cas, cherchera à lui jeter les bras autour du corps, et s’il parvient à le saisir, l’étreinte sera terrible.

D'’Azara dit que lorsque le tamanoir est parvenu à se cramponner au moyen de ses grands ongles au corps de l’ennemi qui a eu la maladresse de se laisser saisir, rien ne peut lui faire lâcher prise, et que, même après la mort, ses bras conservent la position qu'ils avaient au moment de la dernière étreinte. M. Schomburgk, qui ne regarde pas le fait comme impossible, bien qu'il n’ait pas eu l’occasion de le constater par lui-même, suppose que, dans ce cas, la rétraction des phalanges unguéales se maintient en vertu de la rigidité qu’acquièrent, après la mort, tous les muscles, et en particulier les fléchisseurs des doigts. Mais comme l'instant où le système musculaire cesse d’agir sous l'influence de la volonté est séparé par un long intervalle de celui où commence à apparaître le phénomène de la raideur cadavérique, il semble que le jaguar aurait plus que le temps suffisant pour se dégager ; l’explication du savant voyageur me semble donc difficile à admettre (Brehm),

En captivité, les tamanoirs sont inoffensifs. J’en ai vu, dans un jardin zoologique,

errer en liberté dans les allées et se laisser caresser par les enfants sans exprimer la moindre mauvaise humeur.

* Remarquable aussi sous le rapport du nez est le singe nasique (fig. 208), bien que son appendice nasal ne soit pas une trompe. Mais celui-ci est presque identique

à ce qu'il est chez l'homme, ce qui donne à l'animal une face un peu humaine. Chez les jeunes, le nez est aquilin; chez les vieux, il s’allonge et devient plus gros. Ce n’est pas tout à fait celui de l’Apollon du Belvédère, ni celui de la

Fig. 208. — Le nasique,

Son nez rappelle celui de certains hommes et ne contribue pas à l'embellir.

J1 lui donne mème l'air «navré»,

Vénus de Milo, mais pour un singe... Le nasique habite l'ile de Bornéo. Il est très malin et c’est le cas de dire qu'il « a du nez »; aussi en a-t-on capturé rare-

Fig. 209. — Le condylure étoilé,

C'est une sorte de taupe avec un groin de porc étalé en étoile d'une façon bizarre et dont on ne voit pas bien l'utilité.

ment et manque-t-on un peu de renseignements sur lui,

On trouve enfin des mammifères au nez allongé chez les insectivores. Ainsi est celui du tanrec soyeux, du macroscélide type, de là taupe, du solénodon, du condylure étoilé (fig. 209), où le museau est terminé par une couronne de

petits prolongements cartilagineux, pointus et très mobiles. Chez la musaraigne, c'est une véritable petite trompe, et chez le desman des Pyrénées, c'en est une pres-

que typique puisqu'il s’en sert pour capturer les petits animaux et les porter à sa bouche. Un éléphant en miniature !

Passons, pour terminer, à un autre sujet.

Avec les chauves-souris, nous avons étudié les mammifères volants et se déplaçant dans l'air, en somme fort bien, sans cependant atteindre à la maîtrise des oiseaux. Il est un certain nombre d'espèces qui peuvent se soutenir pendant un certain temps dans l’air, à l’aide d'un parachute qui réunit leurs membres antérieurs et postérieurs : c'est du vol plané plutôt que du vol proprement dit.

Le plus bel exemple que l'on en puisse citer est celui des galéopithèques (fig. 210),

tomie, entre les lémuriens ei les chauves-souris. Leur parachute est gigantesque : partant des côtés du cou, presque à l’extrémité des phalanges des membres antérieurs, il réunit les membres antérieurs et postérieurs et s'étend même jusqu'au bout de la queue. En

: + es somme, tout le corps est pal- Ur intermédiaire entre les mammifères ordinaires et les chauves- 3 ù souris. Dans ses évolutions aériennes, son petit se cramponne mé, sauf à la tête. Les galéopi-

solidement à sa toison et à ses tétines. Une nourrice qui fait ÿ DH pIUsSE thèques sont très agiles ; ils grimpent comme des chats au sommet des arbres, et, de là, se précipitent dans le vide en parcourant des centaines de mètres. Ils passent sans difficulté d’un arbre à l’autre, traversent des torrents ou des vallées entières. L'animal semble véritablement voler ; mais ce n'est là qu’une apparence, puisqu'’en réalité il ne s'élève pas dans l'air. C'est cependant une chose merveilleuse que de voir le parti qu’il tire de son parachute et la trajectoire presque horizontale qu'il arrive à parcourir du fait de sa chute dans le vide. Ajoutons que les galéopithèques sont nocturnes. Dans le jour, ils se réunissent parfois en grand nombre sur les cimes feuillues des arbres; ce n'est que la nuit qu'ils se servent de leur parachute.

* Fig. 210. — Le galéopithèaue.

Les ptéromys sont aussi des animaux nocturnes. Ces écureuils volants, comme on les appelle, vivent dans les forêts de l’Asie. Leurs mouvements sont si rapides

intermédiaires quant à leur ana-

qu’on a peine à les suivre des yeux. Grâce à leur parachute, qui réunit les pattes antérieures et postérieures, ils sautent d’une branche à une autre sans aucune difficulté. Pendant le vol, leur queue leur sert de gouvernail et leur permet de modifier

leur trajectoire.

Les polatouches de la Sibérie ont des mœurs analogues; ils peuvent parcourir vingt à vingt-cinq mètres. Ces rongeurs, qui n'ont pas plus de dix-huit à dix-neuf centimètres de longueur, vivent dans les forêts de pins ou de bouleaux. A terre, ils sont très maladroits à cause de leur parachute, qui gène leur marche en traïnant sous leurs pattes, comme une robe trop longue. Maïs sur les arbres, ils sont très agiles en volant de branche en branche. Cette locomotion, qui semble si précieuse dans la lutte pour la vie, ne paraît pas cependant remplir un rôle bien efficace à cet égard, car l'espèce devient de plus en plus rare, et, en certains points où jadis elle était très commune, elle a complètement disparu. Les mœurs des polatouches sont celles de notre écureuil, avec cette différence qu'elles sont entièrement nocturnes. La femelle se sert aussi de son parachute pour réchauffer ses petits dans le creux d’un arbre.

Les bélidés (Jig. 211) sont remarquables non Fig. 211, — Le bélidé, seulement par leur large

Comme le galéopithèque de la figure précédente, grand amateur d'exer- parachute, mais aussi cices en parachute. Quand il vole ou plane, il met ses petits dans sa poche, moyen très simple pour s'en débarrasser. par la bourse ventralc

que possède la femelle, laquelle s’en sert à l'instar de la sarigue et du kanguroo, pour y placer ses petits Voici ce que Brehm nous raconte sur ses mœurs :

A terre, il est maladroit et marche mal; mais il ne s’y risque qu'à la dernière extrémité, quand les arbres sont trop éloignés pour que, même avec le secours de sa membrane, il puisse sauter de l’un à l’autre. IL fait des bonds énormes et peut changer sa direction à volonté. En sautant d’une hauteur de dix mètres, il lui est possible d'atteindre un arbre éloigné de vingt-cinq à trente mètres. On connaît d’autres exemples de son agilité. A bord d’un navire qui revenait de la Nouvelle- Hollande se trouvait un individu de cette espèce assez apprivoisé pour qu'on püt le laisser courir librement sur le navire. Il faisait la joie de l'équipage ; il était tantôt au plus haut des mâts, tantôt sous le pont. Un jour de tempête, il grimpa au plus haut du mât: c'était sa place favorite. On craignait que le vent ne l’enlevât pendant qu'il exécuterait un de ses sauts et ne l’entraïnàt dans la mer. Un matelot se décida à aller le chercher. Au moment où il allait le saisir, l'animal chercha à s'échapper

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et voulut sauter sur le pont. Maïs, au même moment, le navire s'inclinait, et le bélidé allait tomber dans l’eau ; on le considérait comme perdu, lorsque, changeant de direction, à l’aide de sa queue faisant office de gouvernail, on le vit se détourner, décrire une grande courbe et atteindre heureusement le pont.

Citons encore comme mammifères à parachute les pétauristes, dont la queue est prenante, et les acrobates ou souris-volantes, remarquables par leur petite taille et leur sveltesse.

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