GRIPPE LE
HA si désagréable pour ane peut être prêté an ‘homme aux animaux et leur infliger des pertes considérables.
Me LES PREUVES EPIDEMIOLOGIQUES ET CLINIQUES DE L'ORIGINE HUMAINE DE L'INFLUENZA DU Poue
re ane pluvial de l’automne 1918, la population américaine % de l'Etat de Jowa est éprouvée par une épidémie sévère de la grippe. En même temps, J. S. KoEN observe, parmi les porcs, un ; fléau dont le tableau clinique rappelle de façon frappante celui GS: “de la grippe humaine : invasion et propagation rapides, faiblesse, "23 4 inappétence, hypersensibilité musculaire, toux- quinteuse, dysp- pa: née, conjonctivité et rhinite, hyperthermie assez forte apparais- i5,"XES ent 3 ou 4 jours après les signes initiaux. La durée de la maladie est courte, la guérison survient rapidement et dans les cas de mort, on trouve à l’autopsie l’inflammation des poumons (LEVA- Lits De (E).
À D F7 AU début, l’on crut à une peste porcine atypique. Maïs bientôt no on reconnut que c'était faux : la prophylaxie de cette maladie 3 TE était inefficace. MuRRAY pensa encore à tort, à un microcoque. > Enfin, cinq ans après la première observation de KOEN (en 1922- #3 29), lui-même et Mc BRYDE, DorsEr et NILES sont frappés par la ressemblance entre cette nouvelle maladie et la grippe humaine. Kozn la baptisa « hog-flu », les autres l’influenza du porc.
ce , @) Dans le recueil d’ALrorr de 1942, a paru un bel AE de M. BERTHE- ; Lo sur la grippe du porc. Nous puisons nos connaissances sur l’influenza * porcine dans ce travail de notre Maître.
à TS
On constate que l’ultravirus spécifique re Srovoque et que germes de sortie viennent la compliquer : le Bactérium influenzae
suis ou l’'Hémophilus suis, le Streptocoque, le bre sui. #): septica, les PAPER |
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LES PREUVES EPIDEMIOLOGIQUES 1 ET CLINIQUES DE L'ORIGINE HUMAINE DE GRIPPE DES “SINGES
M. MouQuEr observe et décrit trois fois la PR chez les singes : en janvier 1925, en novembre 1925, et en février 1928. Chaque fois, il soupçonne que l’origine était la grippe humaine.
En effet, il est frappant que, chaque fois que l’épidémie éclate E dans la singerie du Muséum, elle sévit déjà parmi Ja population | < de la ville. Se
-Au mois de janvier 1925, deux chimpanzés présentent des : : symptômes d’inflammation des voies respiratoires supérieures et des bronches. En même temps, la grippe sévit dans le quartier, parmi les habitants. de
Au mois de novembre 1925, le Muséum obtient un trois D chimpanzé. Tous les trois tombent malades. Dans le quartier règne la grippe, l’auteur même a été atteint à la fin de la maladie des chimpanzés et a dû rester dans sa chambre pendant 10 jours.
Au mois de mars 1928, éclate la troisième épidémie. « Dans la
dernière partie du mois de février — écrit MOUQUET — la singerie provisoire du Muséum, installée depuis peu de temps était assez riche en animaux intéressants. Elle fut de ce fait visitée par des -.
groupes de naturalistes et aussi par d’autres personnes autorisées
à y faire des études. À cette époque, la grippe existait dans la population parisienne et j'ai appris que parmi les visiteurs des singes plusieurs fortement enrhumés avaient séjournée long- temps dans la salle réservée aux spécimens les plus rares.»
1 Les observations cliniques mènent MOUQUET à cette conclu- 2 sion : «une maladie qui ressemble beaucoup à la grippe saisonnière humaine, si elle n’est pas cette grippe elle-même, existe chez les singes. »
Dans les épidémies qu’il a décrites, on observe TÉbat une forme légère avec inappétence, tristesse et abattement, plus ou moins accentués, respiration accélérée, jetage laiteux: cette forme s’achève par la guérison. Il existe une forme grave avec
3e PL nr
abattement, dépression extrême, décubitus dorsal, jetage, écume aux lèvres, hyperthermie remarquable. Cette forme, mortelle parmi les jeunes, donne en résumé — comme dit l’auteur — des signes de broncho-pneumonie. | |
Il y a, enfin, d’autres animaux qui sont très peu touchés et ne présentent qu’un écoulement nasal, un « rhume de cerveau », un peu de toux et d’abattement avec accélération de la respiration.
En somme une épidémie des inflammations des voies respiratoires supérieures et parfois inférieures d'intensité diverse. Cette maladie a donc l’allure capricieuse de la grippe de l’homme et est appelée justement par l’auteur : la grippe des singes.
k4 LES RESULTATS | DE L’'EXPERIMENTATION
Deux séries d’expériences de DUJARRIC DE LA RIVIÈRE et J. CHEVE, de 1936 et 1937 ont démontré la pathogénie du virus grippal humain pour le furet. Dans une première série d’inoculation, ils utilisent une souche anglaise provenant d’un passage par la souris, dans une deuxième, le virus provient de l’homme malade de la grippe typique.
Dans ces deux séries, les auteurs obtiennent une infection analogue.
Lä grippe ainsi déterminée par le virus humain chez le furet est transmissible en série de l’animal malade à J’animal sain. Les symptômes sont les suivants : |
Après 2 jours d’incubation, adynamie, somnolence et inappé-
‘ tence avec une fièvre qui apparaît brusquement le 3° jour. Alors
les yeux sont larmoyants, l’animal éternue, l’écoulement nasal apparaît et devient muco-purulent. L'amélioration vient progressivement et le furet est guéri vers le 15° jour.
La température retombe le 4° jour, ensuite remonte les 5° et 6” pour redevenir graduellement normale. Les auteurs considèrent cette fièvre de caractère diphasique comme le signe pathognomonique et assez analogue à celui de la grippe de l’homme.
En résumé, expérimentalement : la grippe se transmet au furet. Elle détermine, après une incubation de 2 jours, un catarrhe oculo-nasal avec une réaction thermique à type diphasique comme celle de l’homme.
Antérieurement aux expériences de DUJARRIC DE LA RIVIÈRE et J. CHEVE sur le furet, les auteurs américains : ELKELES et
RE Le
SHOPE, expérimentant sur des porcelets de 2-6 semaines et de
6-14 semaines ont montré que le porc est aussi réceptif au virus grippal de l'homme (1934). Ceci confirme les soupçons de KOEN que l’épidémie de « hog-flu » qui sévissait en 1918, en Amérique, avait pour origine la grippe humaine. Les inoculations réussissaient par la voie respiratoire et les conclusions de ces expériences sont les suivantes : - ;
1° Le virus grippal humain provoque chez le porc de 2 à 14 semaines la grippe.
2° Cette maladie est bénigne, apyrétique et‘évolue rapidement. Les symptômes et les lésions sont celles de l’influenza expérimental déterminé par le virus du porc appelé par SHOPE « maladie du Filtrat» car le virus seul est utilisé après l’élimination d’autres germes par la filtration : l’affection apyrétique ne durant
‘ que 2-3 jours, se manifeste après 2-6 jours d’incubation par la
faiblesse, la conjonctivite, la dyspnée, parfois la ne. la toux, au moindre déplacement.
A l’autopsie, une broncho-pneumonie discrète du lobe LAS à des poumons.
.8° Dans les conditions one til sur l’animal isolé, les germes de sortie n’interviennent pas, aussi la maladie est de courte durée et bénigne. |
Mais si on inocule le virus humain avec les germes de sortie de la grippe du porc, « Hémophilus influenzae suis », l’évolution est plus sévère. La grippe expérimentale humaine chez le porc peut être transmise en série (LEVADITI, 5).
Les travaux d'ELKELES, de SHOPE, et d’autres auteurs ont ainsi réussi à montrer la parenté étroite qui unit le virus de la grippe humaine à celui de la SRE du porc. Il est certain aujourd'hui que :
‘1). Les deux virus, dans les conditions expérimentales, introduits par la voie respiratoire, déterminent, chez le porc, la maladie avec mêmes symptômes et avec mêmes lésions.
2) Leur pouvoir pathogène est égal pour le furet et pour Ia souris blanche : ils provoquent des symptômes et des lésions identiques, quoique de diverse intensité pour le furet (LEVADITI) (2). Le virus du porc détermine chez le furet une affection identique à celle provoquée par le virus humain (8).
3) Les expériences d’immunité croisée faites par Andrew fe LAW et SMITH, GRANCIS, MAGIL et SHOPE (cités par BERTHELON) fournissent une autrè preuve de la proche parenté de deux virus.
La guérison du porc de « hog-flu » se caractérise par l’appari-
tion dans son sérum d’anticorps spécifiques, qui neutralisent le virus de l’influenza. Aussi le sérum de l'homme au-dessus de 12 ans (rarement au-dessous) contient-il son anti-corps contre le virus grippal.
Or ce sérum humain diminue la pathogénéité du virus d’influenzae suis. Et inversement, le sérum du porc atténue le virus
de la grippe humaine.
L’hyperimmunisation du porc par son virus augmentera l’action de son sérum et contre ce virus et contre le virus humain.
Le porc convalescent de l’influenza est immunisé non seulement contre son virus, mais il est également réfractaire à l’infection expérimentale avec le virus humain mélangé avec « l’'Hémophilus influenzae suis » (SHOPE et FRANCIS).
Ces expériences semblent montrer que la grippe du porc a eu pour origine la grippe humaine contemporaine. Les auteurs anglais et américains sont d’accord que cette maladie du porc peut être issue de la grippe de l’homme.