‹ Les années de gaietéChapitre 44 sur 60 · SUR LE BOULEVARD · texte numérisé non relu

SUR LE BOULEVARD

maucoudinat. — Quelle chaleur, dis donc!

tronqueyre. — Tu trouves? Il fait bien plus chaud que ça à Tourny.

maucoudinat. — Si nous prenions quelque chose?

tronqueyre. — Ils n'ont rien de bon ici. Ce n'est pas comme au Café de Bordeaux. A propos du Café de Bordeaux, le propriétaire m'a dit de te réclamer, si je te voyais, soixante-quinze francs que tu lui dois, d'une ancienne note.

maucoudinat. — Quelle note? est-ce que c'est qu'il est fou?

tronqueyre. — Tu comprends : je lui ai dit que ïela ne me regardait pas, que ce n'étaient pas mes iffaires, et qu'il aille se promener, et plus vite que ça ncore ! Je fais sa commission, voilà tout. As-tu un igare ?

maucoudinat. — Je fume mon dernier. (Silence.)

tronqueyre. — Té! pige-moi Claverie qui passe.

maucoudinat. — Qui ça, Claverie?

tronqueyre. — Claverie.

maucoudinat. — Claverie, de la Rousselle?

tronqueyre. — Eh! non, Claverie, du Chartron.

maucoudinat. — Et qu'est-ce qu'il faite à Paris, Claverie ?

tronqueyre. — Il est dans une raffinerie. maucoudinat. — Tu blagues !

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