‹ Les années de gaietéChapitre 54 sur 60 · LE VOCABULAIRE DE M. COCODÈS · texte numérisé non relu

LE VOCABULAIRE DE M. COCODÈS

M. Cocodès emprunte ses paroles, comme il emprunte ses idées et ses sentiments. Paroles de Cocodès, c'està-dire mots de vaudevilles tournés au rance, rebuts de boulevard, épaves des petits journaux, le Mon Dieurje de Lassagne et le Gnouf-gnouf de Grassot, le rire de convention, le cynisme sans motif, un mot d'ordre d'enthousiasme qu'on reçoit et qu'on rend sans le comprendre, jamais rien de simple ni d'imprévu.

Il vous nomme : mon petit, — mon bonhomme — ou cher bon, jamais Charles ou Jean.

Si on lui propose d'aller quelque part ou de faire quelque chose, il répond en imitant n'importe quel farceur de théâtre : Allons-y gaiement!

S'il entend parler d'un assassinat ou d'un tremblement de terre, il dit : C'est un détail.

S'il est question devant lui d'une fortune de trente ou quarante millions, il trouve que c'est assez joli pour un homme seul.

Une de ses formules les plus habituelles d'admiration, au spectacle ou en présence d'un tableau, est : Comme c'est nature! Il abuse de ce Comme c'est na-

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