‹ Les années funestes, 1852-1870Chapitre 6 sur 53 · JUSTICE EST DEVOIR · texte numérisé non relu

JUSTICE EST DEVOIR

Rester où nous sommes?

Non ! puisque ces hommes,

Tes fils, Liberté,

Ne sont que des femmes,

Relever les âmes

C'est ma volonté.

Puisque tout s'écroule, Puisque cette foule N'est, sous ce pouvoir.

Que poussière et sable, Être formidable C'est le grand devoir.

La loi n'est pas morte,

La justice est forte,

On est nation,

Dieu pensif approuve,

Tant qu'une âme couve

L'indignation.

Il est nécessaire.

Quand tout est misère, Opprobre, douleur.

Torpeur, frénésie.

Que la poésie.

Cette plaine en fleur,

A toutes les roses, A toutes les choses Du printemps serein Dont elle est semée.

Mêle la fumée D'un feu souterrain.

Quand, parce qu'un homme

Est béni par Rome,

Il peut tout braver.

Ne rendre aucun compte.

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