II. BEKLIOZ
A cette lettre était joint un billet écrit en anglais par Henriette, et auquel Berlioz a. de sa main, ajouté cette traduction et ce post-scriptum :
Mademoiselle ou ma chère demoiselle (en anglais, chère Madame).
Vos témoignages d'affection envers votre frère sont la preuve d'un excellent cœur, et nous y sommes l'un et l'autre
profondément sensibles. Le plus grand plaisir que pourraient nous procurer les succès que nous espérons obtenir dans notre carrière difficile serait de pouvoir vous prouver combien est sincère le sentiment de reconnaissance que votre bonté nous inspire. Mon cœur répond au vôtre, c'est tout ce que je puis dire aujourd'hui. Notre conduite et nos motifs sont entièrement désintéressés et je suis sûre que votre amitié et ma gratitude sont également vraies. Les véritables amis sont si rares dans ce monde qu'à mon avis vous ne pouvez rien m' offrir de plus précieux que votre amitié, et je l'accepte avec l'espérance que je vivrai assez pour vous payer de retour de toutes les manières. Votre très sincère