A THÉOPHILE DE FERRIÈRES
Montmartre, 15 août 1836.
Mon cher confrère en critique musicale.
Je viens de donner votre nouvelle adresse au bureau de la Gazette, et le journal va vous y être envoyé. Je suis effectivement chargé de remplacer Schlesinger pendant qu'il prend les eaux je ne sais où, et j'ai déjà lu votre article qui m'a beaucoup intéressé. Ne vous inquiétez pas des épreuves, que je corrigerai. Notre- Dame de Paris me prend en effet beaucoup de temps, mais je crois pourtant que nous touchons au commencement de la fin. Il y a vraiment dans cette partition des choses bien remarquables, et les gens impartiaux seront fort surpris. Pour la mienne, j'y travaille de
toutes mes forces, et j'espère avoir fini dans quelques mois. C'est un rude travail qu'un grand opéra. Que faites-vous à Montrichard ainsi séparé du monde et quand reviendrez- vous?
Mille compliments et amitiés.
L'Amateur d'autographes, janvier 1878.
a hdmbert ferrand, 2 octobre 4836 {Lit. int., 163, daté par erreur 1835)... « Mes cent fois maudites répétitions de Notre-Dame de Paris... Je touche à la fin de ma partition. J'ai l'assurance écrite du directeur de l'Opéra d'être représenté. »