II. B
Communiqué par madame Chapot.
a buloz, 22 novembre 1840 (Corresp. inéd., 132). Protestation contre un article de la Revue des Deux Mondes lui reprochant d'avoir, au festival de l'Opéra, fait à Gluck « l'aumône de quelques ophicléides et écrasé Palestrina sous la pompe des voix et des instruments ».
422 LES ANSÉES ROMANTIQUES
A SA SOEUR ADÈLE
[Fin décembre 1840, ou commencement de 1841.]
Chère petite sœur,
Appelle-moi ingrat, paresseux, vilain, drôle, gredin, pour ne t'avoir pas encore répondu ! Tu feras bien ! Pourtant j'ai fait tant d'affaires musicales que je ne mérite guère que la moitié de tes éloges. Sois tranquille, tout ça ne fait rien, je t'aime, chère petite sœur, je t'aime autant que tu puisses désirer d'être aimée de ton frère.
Je viens de donner mon dernier concert. Grand, furibond enthousiasme ! Si tu faisais collection d'autographes, je t'enverrais une lettre de Balzac à ce sujet.
Tu sais qu'on m'a demandé une marche triomphale pour l'empereur, quinze jours avant la cérémonie l et que j'ai refusé sous prétexte qu'il ne s'agissait pas là d'un couplet de mariage qu'on peut improviser un soir en se couchant. Au fond je voulais me donner le plaisir de voir Auber, Halévy et Adam se casser les reins sur mon apothéose de Juillet; et, j'ai réussi à tel point que j'en ai eu le cœur saignant. Il n'est pas possible de