‹ Les années romantiques, 1819-1842Chapitre 22 sur 185 · PREFACE. XXIII · texte numérisé non relu

PREFACE. XXIII

petite patrie : « Je pense que le beau drapeau flotte aujourd'hui sur le clocher de la Côte comme dans toute la France I » Il ne sut plus retrouver par la suite cette ferveur pour les luttes de la liberté. Mais, nous l'avons dit, cette partie de sa correspondance n'est qu'une tranche de vie : c'est celle où Berlioz se montre avec le plus d'ardeur, le plus d'enthousiasme, le plus de foi.

Emile Zola écrivait un jour, dans un chapitre qu'il consacra au maître musicien :

« Il avait beau dire blanc, on lui faisait dire noir. C'est là un phénomème stupéfiant qui se produit toujours... »

Le grand romancier avait des raisons pour s'y connaître. Son mot est d'une application parfaitement juste: il nous revient à l'esprit au moment où nous présentons au public cette nouvelle collection de lettres par lesquelles la personnalité de l'auteur de la Damnation de Faust se montre en pleine lumière, et sans que rien en reste caché. Nous avons confiance qu'elle ne perdra rien pour paraître à cette clarté, et que ceux qui voudront bien regarder simplement les choses telles qu'elles sont n'y trouveront aucun motif de blâme. Pourtant, nous sommes résignés par avance à voir tirer de cette lecture de tout autres conclusions. Accepter de prendre les choses telles qu'elles sont, cela se pourrait-il

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