‹ Les années romantiques, 1819-1842Chapitre 62 sur 185 · Comparez le récit des Mémoires, XXVI · texte numérisé non relu

Comparez le récit des Mémoires, XXVI

C'est vers ce temps que Berlioz fit la connaissance de la brillante pianiste Camille Moke, qui devait, sous le nom de madame Pleyel, devenir, selon l'expression des Mémoires, « celle de nos virtuoses la plus célèbre par son talent et ses aventures ». Cette séduisante femme, — qui n'était autre que celle qu'il dénommait naguère, en écrivant à Ferdinand Hiller: «Votre ange... ce séraphin qui vous a ouvert la porte des cieux », inspira à Berlioz la Distraction violente dont il est parlé au chapitre XXVII des Mémoires, et qui faillit avoir, l'année suivante, un dénouement tragique, mais s'acheva fort heureusement en comédie. C'est d'elle qu'il sera question dans les lettres qui vont suivre, et l'on verra, par celle qu'il écrivit à son père le 2 août, qu'il la considérait dès ce moment comme sa fiancée.

C'est aussi à la même époque (juillet 1830) qu'il se présenta pour la cinquième fois au concours de Borne, et obtint le premier grand prix.

a humbert ferrand, 24 juillet \830 (Let.int., 73). « Tout ce que l'amour a de plus tendre et de plus délicat, je l'ai. Ma ravissante sylphide, mon Ariel, ma vie... » Il est enfermé à l'Institut et va instrumenter le dernier air de sa scène (Sardanapale).

A SON PÈRE

Paris, ce 2 août (1830).

Mon cher papa, Je suis sorti de l'Institut, le premier, jeudi dernier à cinq heures, au momentoù s'achevait la prise du Louvre1.

Page 1