‹ Les années romantiques, 1819-1842Chapitre 77 sur 185 · Violoncelle à l'Opéra, ami dévoué de Berlioz · texte numérisé non relu

Violoncelle à l'Opéra, ami dévoué de Berlioz

Mélologue faisant suite à l'épisode de la vie d'un artiste ; ce sera pour être exécuté après la Symphonie et cela complétera un concert. J'ai fait les paroles en venant de Saint-Lorenzo à Rome, dans mon dernier voyage ; j'avais laissé derrière moi la voiture et, en cheminant, j'écrivais sur mon portefeuille. La musique est faite aussi, je n'ai plus qu'à, copier. Il y a six monologues et six morceaux de musique, chant seul, chœurs, orchestre seul, ou chœur et orchestre. Je regrette bien de ne pouvoir vous montrer mon coup d'essai en littérature, et profiter de vos conseils, mais ce n'est que différé. Pour les vers, je ne me suis pas amusé à courir après la rime, j'ai fait de la prose cadencée et mesurée, quelquefois rimée, c'est tout ce qu'il faut pour la musique. C'est Moore qui m'en a donné l'idée. Toutefois, la présence de la musique est justifiée dans le mien et c'est sous une forme dramatique que j'ai présenté le sujet. La scène commence après le songe d'une nuit du Sabbat, au moment où l'artiste revient à la vie.

Ce voyage m'a enrichi de trois nouvelles compositions : l'ouverture du Roi Lear, celle de Rob-Roy et le Mélologue; je ne sais pas au juste ce que cela vaut, mais je sais que ma course à Nice m'a coûté mille cinquante francs ; trop heureux que mon but n'ait pas été atteint, je ne regrette pas aujourd'hui cet argent.

Vous me parlez du nouveau roman de V. Hugo1 ; je

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