Tome xi.v, 2u,e Partie
i20 ANNÉLIDES CHÉTOPODES
M. Ehlers indique le sang de son E. racemosa comme incolore. Mais cette absence décoloration ne tient qu'à la jeunesse des individus. Chez les adultes, il est d'un rouge, peu foncé, il est vrai, qui permet d'étudier plus facilement le cours du sang. On peut s'assurer qu'il ne pénètre pas le moindre rameau vasculaire dans les prétendues branchies, et que ces organes ne sauraient, par conséquent, remplir de fonctions respiratoires. Je sais que M. Schmarda décrit tout un réseau vasculaire pénétrant jusque dans les dernières ramifications branchiales de son Euphrosyne polybranchia, mais il n'y a très-décidéineni rien de semblable chez ÏE. Âudouini. La cuticule qui revêt, soit le tronc, soit les renflements piriformes terminaux des prétendues branchies, est extraordinairemenl ('paisse. Ces organes sont en outre entièrement solides, dépourvus de cavité axiale, et ne peuvent, par conséquent, pas même jouer le rôle de branchies lymphatiques. Comment s'opère donc la respiration? Sans doute par toute la surface du corps. A ce propos, je ne puis m'empêcher de remarquer que la racine des éventails de soies calcaires est entourée d'un lacis de vaisseaux sanguins fort riche. Les soies étant elles-mêmes remplies par l'eau de mer, peuvent avoir une influence sur la respiration de ce réseau. La seule difficulté est de se représenter par quelle cause l'eau se renouvellerait constamment dans l'intérieur de la soie.
En général, chez les Annélides, les branchies non contractiles sont revêtues de cils vibrantes. Les arbuscules prétendus branchiaux des Euphrosynes en sont dépourvus, sauf à la base du tronc principal de chaque arbre. On trouve, en revanche, des cils vib radies à la surface de la tête, des paires de pieds antérieures et des cirres dorsaux. Les cirres ventraux, auxquels M. Ehlers en attribue, m'en ont toujours paru dépourvus.
M. Ehlers n'a pas connu les organes générateurs. Ils nécessitent donc ici une mention. Chez les mâles, les testicules forment tout un réseau de cordons sur la face ventrale, à la base des pieds. L'axe de chacun de ces cordons est formé par un vaisseau sanguin (fia. 8 à), tout autour duquel sont placés, perpendiculairement à l'axe et dans le sens transversal, des disques de nucléus agrégés. Ces disques (lig. S A) ne sont point toujours
parfaitement plans, mais souvent courbés en sens divers. Leur diamètre est en moyenne de 0mm,05 à 0,06,celuides nucléusdeOmm,004àO«>niJ005. Les disques testiculaires finissent par se détacher delà paroi du vaisseau. Ils flottent alors dans la cavité périviscérale, où ils se transforment pour former les régimes de zoospermes, en passant par toutes les phases habituelles chez les Annélides.
Les ovaires sont disposés chez les femelles exactement comme les lesticules chez les mâles. Les œufs murs sont ellipsoïdaux, longs de0mm,13, enveloppés d'un chorion épais de 4 à 5 inicrom. M. Schinarda a déjà connu les ovaires de YE. polybranchia, et décrit le vaisseau qui en occupe Taxe.
Famille des EUNICIENS Savigny.
M. Schinarda a divisé la famille des Euniciens, telle que l'ont entendue Savigny et tousses successeurs, en deux, selon la présence ou l'absence des branchies, et les familles des Euniciens et des Lombrinériens, ainsi constituées, ont été admises par M. de Qualrefages. Cette innovation n'est pas heureuse. Savigny, avec la justesse de coup d'oeil qui le caractérise, avait formé un groupe homogène parfaitement naturel qui persistera désormais dans la science. M. Kinberg l'a bien compris: dans un sens, il a été, il est vrai, plus loin que MM. Schmarda et Quatrefages, puisqu'il a subdivisé les Euniciens en dix familles. Mais, d'un autre côté, il a conservé le groupe des Euniciens dans sa totalité comme ordre. En effet, dans la classification de M. Kinberg, les familles, dans le sens de Savigny et de tous les auteurs récents, sont élevées au rang d'ordres, et les tribus au rang de familles. Ces divergences, dans la manière d'envisager la hiérarchie zoologique, n'ont au fond pas grande importance. Mais le point essentiel, savoir la nécessité de conserver le groupe naturel des
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Euniciens dans le sons de Savigny, M. Kinberg l'a compris. A ce point de vue sa classification est préférable à celle de MM. Schmarda et Quatrefages, qui rompt les affinités naturelles. Ces savants seraient d'ailleurs bien embarrassés d'assigner dans leur système une place à certaines formes intermédiaires, aux Halla, par exemple, qui sont des Lombrinériens d'une part, mais qui, d'autre part, ont des branchies, différentes, il est vrai, de celles des Euniciens proprement dits.
Je laisserai de côté chez la plupart des espèces de celle famille tout ce qui tienl au système vasculaire. En effet, ce que je pourrais dire ne serait qu'une paraphrase des belles recherches de M. Edwards1.
TKIBU DES STAUKOCEPIIAUDES (kinberg).
Genre STAUROCEPHALUS Grube.
(ANISOCERAS Grube, PRIONOGNATRUS Kfist.)
Lorsque, dans les Ânnulata Oerstediana,M. Grube établit son genre Anisoceras pour quelques espèces exotiques, il le considéra comme distinct du genre Staurocephalus qu'il avait établi quelques années auparavant, pour une espèce européenne probablement identique avec la Nereis Rudolphii Délie Cbiaje. Plus tard, cependant, une étude plus approfondie et faite sur des individus mieux conservés de \" Anisoceras rnbroviUatusAe firent changer d'avis. Les différences génériques qu'il avait
' Il est juste cependant de rappeler que Délie Ghiaje e>t arrivé, de son coté, ;'i une connaissance' assez approfondie de la circulation des Euniciens. La duplicité du vaisseau dorsal, les renflements vasculaires latéro-inférieurs, etc., tout cela lui était familier. Différentes erreurs signalées par M. Edwards dans les Menwrie de Délie Ghiaje, ont disparu dans les Descrisione. Est-il hesoin dédire ici ipie les observations de Délie Chiaje, de M Edwards et d'autres sur 1rs renflements vasculaires dans beaucoup d' Euniciens sont parfaitement fondées? M. Williams (Report on biit. Annelida, lor. cit.. p 185) a pourtant cru pouvoir taxer ces renflements de dilatations accidentelles!
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cru reconnaître dans le principe, il les déclara ;ï peu près nulles, et pensa que les Anisoceras pouvaient à peine subsister comme sous-genre. De son côté, M. Keferstein trouva une autre espèce du même genre sur les côtes de Normandie; mais ignorant les mémoires de M. Grube, il forma pour elle un genre nouveau, et la décrivit sous le nom de Prionognalhus ciliata.
Soit M. Grube, soil M. Fritz Mûller avaient dès le principe reconnu les véritables affinités des Anisoceras, ou Staurocéphales, et leur avaient assigné une place parmi les Euniciens. M. Keferstein arriva au même résultat. Seulement il lui frappé de la circonstance que les Prionognathes auraient des mâchoires moins nombreuses que les autres Euniciens, quoique un examen plus attentif eût dû lui enseigner précisément le contraire. II en conclut que ces vers ont des affinités non-seulement avec les Euniciens, mais encore avec cesSyllidiens anormaux que M. Schmarda a décrits sous le nom de Gnathosyllis.
Vint M. de Quatrefages qui embrouilla singulièrement la question. Il accepta les genres Anisoceras et Staurocéphale, mais, jugeant d'après les descriptions de MM. Grube et Kr. Mûller, il conclut que ces auteurs s'étaient trompes en plaçant ces vers parmi les Euniciens, et il leur assigna une place à la fin de la famille des Syllidiens. Puis il accepta aussi le genre Prionognalhus, d'après la description et les dessins de M. Keferstein, mais il ajouta qu'il n'y avait aucune raison pour le rapprocher des Euniciens, et que la parenté avec les Gnathosyllis était seule fondée. Il lui assigna donc une place au commencement de la famille des Syllidiens. Au fond, laissant de côté la contusion résultant de l'énumération d'un même genre sous des noms différents à soixante-cinq pages de dislance, la seule raison [tour laquelle M. de Quatrefages éloigne les Staurocéphales des Euniciens, c'est la conformation des mâchoires. Or ces mâchoires, très-singulières il est vrai, sont bien plus étrangères au type des Syllidiens qu'à celui des Euniciens. Le scrupule de M. Keferstein résultant de ce que chez tous les Euniciens, à rencontre de ce qu'on observe chez les Staurocéphales, les antennes formenl une rangée Irans-
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versale sur la partie postérieure de la tête, ce scrupule, disons-nous, n'esl point fondé, bien des Euniciens faisant exception à cette règle prétendue. MM. Grabe et Fritz Millier avaient beaucoup mieux compris les vraies affinités des Staurocéphales, et nous sommes obligés de revenir à leur manière de voir. La justifier ici serait inutile. L'élude détaillée que nous allons faire du Staurocepkalus Chiaji en sera une justification perpétuelle. Un détail cependant trouvera encore sa place ici pour éviter un renouvellement de celle polémique avec M. de Quatréfages. Le savant académicien rapporte, qu'au dire de M. Grube,le cirre supérieur de YAnisocerus viitatus renfermerait une soie fine n'atteignant pas l'extrémité du cirre. Ce serait là, ajoute-t-il dubitativement, une particularité bien exceptionnelle. M. Grube avait pourtant parfaitement raison. Ces soies sont sans doute générales chez les Staurocépbales. Un examen plus attentif de la bibliographie aurait d'ailleurs enseigné à M. de Quatréfages que ce fait n'esl point aussi exceptionnel qu'il le pense. M. Max Millier' avait déjà signalé ces acicules des cirres dorsaux cbez la Sacconereis Helyulandica, M. Fritz Millier" cbez la Sigambra Grubii, moi-même ; je les ai décrits cbez ïEunice Tintia, les Psainallir. Cette particularité est un trait d'union ajouté à ceux qui rattachent déjà les Staurocéphales aux Euniciens, car j'ai acquis la conviction que l'existence d'acicules pénétrant dans la base du cirre dorsal est la règle dans cette famille. M. Malmgren a constaté aussi l'existence de celle soie cbez le Staurocepkalus erucœformis Mlmgr. du Finmark*. Il en conclut que le prétendu cirre dorsal n'est pas un cirre, mais bien la rame pédieuse supérieure. Cette conclusion est peut-être exagérée. Nous verrons, je le répète, que chez l'immense majorité des Euniciens la base du cirre dorsal renferme des
' Ueber Sacconereis Helyolandica, von I)1 Max Millier. Milliers Arcliiv, 1855, |>. 15.
- Einiges liber die Annelidenfauna der Inset SfCallinrimi. — Ardue fur Salurij., 1858, p. 215.
r' Glanures sootomiques parmi les Annélides de Port-Vendres, par Ed. Ciapai'ède, p. 121 (581).
1 Nordiska Hafs-Annulater, Ion. cit., p. 185. Remarquons en passant que M. Malmgren conserve soit 'e genre Staurocephalus, suit le genre Prionognalhus. (Voyez Annulata polychœta, etc., p. 62.) Mai» il néglige de nous dire comment il les différencie. La ligure du Staurocephalus truceeformis Ani:. pol., tah. VIII, fig. 50 représente cinq antennes, mais la description (Nordiska ffafs-Annulater, p. 184) en indique seulement quatre.
DU GOLFE DE NAPLES. i2o
acicules. Ceux-ci représentent bien virtueliemenl une rame supérieure. Mais je ne pense pas qu'on doive pour cela dénier au cirre dorsal sa nature decirre. La conformation très-singulière de ces organes chez \eSt. Chiaji justifiera amplement celle manière de voir.
Staurocephalus Chiaji.
? Figure anonyme. Délie Cbiaje. Descrizione e notom. tav. 105, lig. 19.
PI. VII. lig. 2.
Corpus longitudine 3,5-4°°n\ latitudine /""". lacteum velpallide roseum. Segmentant buccale papillis dorsualibus binis tiliatis, fossisque lateralibus binis pariter ciliatis imstructum. J'ii/iiiu festucœ falcatœ setis simplicibiis aluspenncdis, aliis vero aduncis avicularibus.
La figure anonyme de Délie Cbiaje que je cite se rapporte ou à cette espèce, ou à la Nereis Rudolphii' l). Ch., soit Syllis Rudolphiana* D. Cb. Cette dernière est dans tous les cas spécifiquement différente du Staurocephalus Chiaji. Le caractère « corpore cœruleo, annulis dorso maculis tribus rubris » semble la rapprocher du St. rubrovittatus Grube.
Le lobe céphalique, arrondi en avant, porte quatre antennes tort larges comme chez les autres espèces du genre. La paire supérieure (2, a) est composée de 5 ou (i articles. Son axe est parcouru par un cordon transparent entouré d'une couche granuleuse. Ces) sans doute le nerf antennaire. De nombreux globules sphériques ou ovoïdes remplissent l'intérieur des articles. Des soies tactiles, fines et fort comtes, en bérissent la surface. La paire inférieure ou latérale est composée de deux parties, l'une basilaire fort longue (2,6) et très-large à la base, l'autre terminale et l'usil'orme (c).
(>elte antenne latérale est l'organe le plus embarrassant au point de vue de la position de ce ver parmi les Euniciens. En effet, la pièce principale ou basilaire de l'antenne contient un prolongement de la cavité pérïviscérale dans lequel pénètre un vaisseau sanguin aveugle et eontrac-
1 Henwie su ijli anim. senzn vertèbre, III, I7ii, i. M, III, 13, 14. Je n'ai malheureusement plus l'ouvrage ;'i ma disposition pour comparer ces ligures avec celles de la Descrizione. Descrizione t nntomia, III, 95et V. p. loi.
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tile(d). Grâce à ses pulsations rhythmiques, ce vaisseau se remplit de sang rouge, et se vide alternativement. A ce point de vue l'antenne latérale est tout à fait semblable aux longs tentacules préhensiles des Poix dores et des Spio. Chose remarquable comme exemple de sûreté de coup d'oeil, M. Fritz Mûller s'exprime à propos de YAnisoceras viltata de la manière suivante: « Les antennes inférieures ne paraissent point correspondre aux antennes dorsales externes des Eunices, mais bien plutôl aux longs cirres antennaires des Spiodiens. » Et pourtant M. Millier ne parait pas avoir eu connaissance du vaisseau que je viens de décrire. A mon avis cependant, sans rejeter cette comparaison, la différence entre l'antenne latérale ou inférieure des Staurocéphales el les antennes normales des Euniciens n'est point aussi grande qu'elle le parait au premier abord. Le petit article terminal orné de quelques soies tactiles très-courtes, doit être senl considéré comme représentant l'antenne proprement dite. Il est anangien. La grande pièce parcourue parle vaisseau aveugle représente l'article basilaire sur lequel repose l'antenne chez la plupart des Chélopodcs antennes. Or, chez diverses Annélides, on voit pénétrer un vaisseau aveugle el contractile dans cet article basilaire. C'est ce que je montrerai en particulier chez les Néréides. Cette interprétation peut paraître un peu arbitraire. Il n'en sera plus de même lorsqu'on aura pris connaissance de notre étude des cirres dorsaux. En tous cas, les antennes des llalla sont encore plus extraordinaires parmi les Euniciens, au point de vue des vaisseaux, que celles des Staurocéphales.
Les yeux sont au nombre de quatre. Les antérieurs, tort gros, sont placés immédiatement en avant et en dehors de la base des antennes supérieures. Les postérieurs, beaucoup plus petits, sont sur l'occiput.
À la limite du lobe céphalique et du segment buccal, on trouve, sur le dos, deux petites fossettes (2, e), au fond de chacune desquelles est un bouton couvert de cils vibratiles. Ces fossettes sont évidemment homologues des poches occipitales des Lunibrieonereis, des Notocirres et genres voisins : sans doute un organe des sens.
Egalement à la limite du lobe céphalique et du segment buccal, mais sur la face
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inférieure et près du bord externe, on trouve, de chaque côté, une fosse vibratile plus grande que Les précédentes (2 A, a). Cette fosse a une forme hélicoïdale et paraît être l'ouverture externe d'un long boyau cylindrique (2 A. b) qu'un trouve de chaque côté de l'œsophage et qui se termine en eœcum dans le septième segment. Dans ciboyau on distingue facilement une paroi, un épithélium cylindrique et uni' cavité axiale tabulaire, .le le considère comme une glande sécrétant la mucosité qui enveloppe parfois le ver.
Le segment buccal est biannelé, ou du moins, comme chez les autres Euniciens, lis deux premiers anneaux sont-ils apodes. La bouche (2 A. c) est bordée par une lèvre inférieure arquée et plisser.
Les pieds, uniramés. se terminent comme chez l'espèce de M. Fr. Millier par trois lèvres : deux supérieures et une inférieure (2 B). Les lèvres supérieures comprennent entre elles un faisceau de soies: à la lèvre inférieure en correspond un second. La pointe de l'aeicule aboutit exactement entre les deux faisceaux. Dans le premier segment sétigère les soies sont de trois espèces. D'abord de minces soies capillaires (2 L) finement barbelées: puis des soies composées en serpe bidentée ou unidentée (2 B: 2C: 2 D): enfin une seule soie simple, géniculée et cultriforme à l'extrémité, dont la lame est finement dentelée on scie (2 E). Dans le second segment sétigère et, les suivants, les soies des deux premières espèces persistent; en revanche, la soie géniculée cultriforme disparait: elle est remplacée par deux ou trois soies fourchues: ces dernières sont toujours renflées avant la bifurcation, de manière à faire ressembler leur extrémité au profil d'une tète d'oiseau dont le bec serait ouvert. La mandibule supérieure de ces soies aviculaires est tantôt pointue (2 I), tantôt obtuse (2 K); une légère crénelure existe toujours à la base de la mandibule inférieure. Quant aux soies composées, elles forment dans chaque segment une série graduée sous le rapport de la longueur de l'appendice. Quelques-unes d'entre elles portent une petite pièce accessoire en forme d'aiguille (2 (i : 2 H), dont l'inclinaison relativement à l'axe de la soie est tort variable. Elles appartiennent au faisceau inférieur, tandis que les soies capillaires et les aviculaires forment le faisceau supérieur. Enfin. dans les derniers segments du corps, les soies aviculaires disparaissent et sont remplacées par une nu deux soies simples, qui rappellent par leur conformation la soie cultriforme du premier segment, mais qui sont beaucoup plus fines et dépourvues de serrature (2 M).
Le cirre ventral (2 B, d) est implanté un peu plus près de l'extrémité de la rame que de sa base. Il est couvert de petites soies tactiles fort courtes. Le cirre dorsal (2 B, d) naît, à proprement parler, du segment lui-même, immédiatement au-dessus