ANNÊUDES CHÉTOPODES
Genre RHYNCHOBOLUS.
Lobas cephalicus conico-acuminatus, annulatus, apice antennis quatuor brevissimis. Frobosris exsertiUs maxillis quatuor aduncis armata '.
RHYNCHOBOLUS SIPHONOSTOMA.
Lumbricus syphonoslomu Uclle Chiaje, Mein. su gli Anim. senza vert. II, 428.
■' Glycera Rouxti, Aud. et Edw. Ann des Se. nalur., 1834, XXIX, p. 264, ei XXVII. pi. 14, fig 5- 10
Glycera syphonostoma Délie Cliiaje, Descrizione e notom., III, p. M.
Lumbricus siphonosloma Délie Chiaje, Uescr. e notom., tav. 101, fig. 21-24.
Glycera syphonosloma, Délie Chiaje, Descriz. e nolom., V, p. 98.
Glycera convolula Kfrst. (pro parte), Unters. ûber ined. Seelhiere, p. 100, pi. IX, fig, 28 et 29.
PI. XVI, li-, 2. n pi. XXXI, tig. 5.
Corpus latitudine 9-10mm, long, ultra 33°"", segmentis usque ad MO, pallide roseum vel lacteum. Lobus cephalicus conicus, segmentis spuriis l-i suîco transverso annulatis. Pedum lingulœ posteriores anterioribus multo breviores. Branchial nullce. Vermis nunquam spiraliter contractas.
Les pieds de cette espèce sont larges et courts, mais varient d'apparence dans la longueur de l'animal. Leur caractère constant est d'avoir les mamelons pédieux antérieurs plus longs que les postérieurs. Os derniers sonl pour ainsi dire soudés en mu' lame charnue, échancrée an milieu (le son boni. Dans la région postérieure du corps (fig. 2), les mamelons antérieurs sonl plus allongés que dans la région moyenne (2 A). Le cirre ventral (6), renflé à la hase, est soudé à la rame intérieure dans la plus grande partie de sa longueur. Sa pointe libre ne dépasse pas l'extrémité du pied dans la région moyenne, mais l'excède notablement dans la région postérieure. Ce cure est hérissé à sa hase île petits cils roides et courts. Le cirre dorsal (a) est orné à son sommet de cils semblables mais plus longs.
1 Dans le genre Rhynehobolus rentrent les espèces suivantes : Glycera Meckelii Aud. Edw., Gl. Honxii Aud. et Edw., Cl. retractilis Qtrfg., Gl. lapidum Qtrfg., Gl. alba Rathk., Gl.Mulleri Qtrfg., Gl. peruviana Qtrfg., Gl. dubïa Qtrfg., Cl. decorata Qtrfg., Gl. branchiàlis Qtrfg., Gl. gigantea Qtrfg., Cl. albicans Qtrfg., Gl. danira Qtrfg., CI. siphmostoma A. Ch., Gl. convoluta Kfrst., Gl. ovigera Schmrd., Gl. Lancàdivœ Schmrd., Gl sphi/robrancha Schmrd., Gl. Iridnctyla Schmrd., Gl. simple* Grube, CI. tessellala Grube. Au contraire, les Gl. unicornis Sav., Gl. capilata (Erst., et peut-être Gl. setosa Œrst. restent dans le genre Glycère Les autres espèces décrites oui nue position incertaine, la trompe n':iyant pas été étudiée.
Les acicules sont incolores. Les soies de la rame supérieure sont simples, relies de la rame inférieure composées (2 E).
Chaque pseudosegment du lobe céphalique (moins le premier porteur des quatre antennes) est divisé en deux anneaux, l'antérieur long, le postérieur très-court. Ce dernier est hérissé de petits cils roides. On trouve donc autour du lobe céphalique quatorze zones de cils non vibratiles'.
La trompe"2 est couverte de papilles fort singulières, longues de Omn',10 et trèsrapprochées. Les unes sont coniques, les autres renflées en massue (2 D). Toutes sontsemées à leur sommet de petites verrucosités circulaires, percées d'un pore tabulaire. Ces organes paraissent comparables aux organes tactiles des Néréides3.
La trompe est entièrement libre dans la cavité du corps, où elle décrit des sinuosités d'un beau rouge, contrastant avec la couleur lactée de l'animal. Celle coloration esl due à un pigment granulaire rouge déposé entre les fibres musculaires. Au quarantième segment commence l'intestin hépatique de couleur jaune (2 B, 6), jamais étranglé entre les segments. On ne trouve d'ailleurs dans aucune région du corps de cloisons intersegmentaires. L'intestin est maintenu en position par un mésentère vertical (2 B, d) qui s'attache, d'une part, à la ligne médiane dorsale de la paroi du corps, d'autre part, à la ligne dorsale de l'intestin. Ce mésentère déjà connu de Délie Chiaje ' et figuré par lui, mais ignoré de tous ses successeurs, esl de nature musculaire et divisé en un grand nombre de petites bandelettes parallèles, au point d'avoir l'air d'une
1 Celte espèce (et vraisemblablement toutes les autres) porte à In base du lobe céphalique ces deux boutons à peine saillants et rélractiles que M. Keferstein (Untersuchungen, p. 106; a décrits chez la <7. lapidum Quatrefages (G. capitata) sous le nom de tentacules verruciformes , et dans lesquels il a découvert des terminaisons nerveuses intéressantes. Je dois dire que, par suite sans doute d'une méprise du graveur, la ligure qui accompagne la description de l'auteur donne une idée tout à fait fausse de ces tubercules. Je les trouve représentés d'une manière beaucoup plus vraie dans une ancienne figure d'Audouin et M. Edwards relative à la G. Meckelii (.!»», des Se. nat., 1832, t. XXVI, pi. XIV, fig. 2). C'est dire en même temps que ces organes n'étaient pas restés inaperçus de tous comme le pense M. Keferstein.
' Pour l'armure de la trompe, voyez belle Chiaje, Istit. di Anut. romp.. tav. XXXVII, fig. 4.
'' M. Williams a déjà mentionné des papilles sur la trompe de la Gl. alba (Report on british Annrlida. loc. cit., p. 235) et M. Grube sur celle de la Glycera lessellata, mais sans en étudier la structure. Voyez Arch. f. Naturg., XXIX, p. 41.
* htit. di Anal, comp., ï«" édit., t. III, tav. XXXVII, fig. 4.
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échelle dont les échelons seraient larges et fort rapprochés. L'intestin présente dans sa paroi un cordon musculaire suivant la ligne d'insertion du mésentère. Ce cordon (2 B, c) est d'une belle couleur ronge semblable à celle de la trompe. C'est lui que M. de Quatrefages a pris pour un vaisseau dorsal. Toutefois, il suffît de transporter ce prétendu vaisseau sous le microscope pour s'assurer qu'il s'agit d'un cordon musculaire solide, coloré par des granulations rouges. Les muscles du mésentère sont, en revanche, incolores.
La cavité périviscérale est séparée en deux chambres par une cloison incomplète. Cette cloison est formée par des bandes ou solives musculaires, colorées en rouge, qui, partant de la base d'un pied, vont s'attacher à celle du pied correspondant, en passant sous l'intestin. Lorsqu'on ouvre une Clycère par le dos et qu'on enlève l'intestin, on aperçoit la succession de ces solives rongea très former comme une échelle (2 F, b) sous laquelle est placée la chaîne ganglionnaire. La lymphe rouge passe librement de l'une des chambres à l'autre par les travées. Celte disposition est comparable jusqu'à un certain point aux subdivisions de la chambre périviscérale qu'on connaît chez d'autres vers (Aphroditiens, Polyophthalmiens, etc.).
Le système nerveux' forme chez cette espèce une bandelette ventrale d'un beau rouge à bords parfaitement parallèles. Soit la coloration, soit le parallélisme des bords ne sont dus cependant qu'à une gaine protectrice (2 C, c). Il est facile de la déchirer et d'en extraire le véritable système nerveux. Celui-ci est incolore (2 C, a b). La couleur rouge est inhérente à une substance granuleuse, délicate, qui remplit tout l'intervalle entre la gaine et la chaîne ganglionnaire. Cette dernière est formée par deux cordons de fibres très-fines, ondulées (2 C, «), cordons qui ronservent un diamètre constant, dans toute la longueur de l'animal. Chacun d'eux est large de 0mm7i32 et séparé de l'autre par un intervalle d'environ 0mm,06. Vers le milieu de chaque segment, chacun des cor-
1 Pour quelques remarques historiques relatives ;m système uerveux des GlycèVes, voyez la G. cottvoluta.