DC GOLFE DE N.UM.KS
dons nerveux s'entoure d'une couche fusiforme de cellules ganglionnaires (b), donl le gros nucléus circulaire est granuleux au ((Mitre (acide acétique, carminate d'ammoniaque, etc.). En ce point naissent de chaque côté de la chaîne ganglionnaire quatre rameaux nerveux dont on peut poursuivre les racines à travers les cellules ganglionnaires, jusqu'au cordon central. Les deux moitiés du système nerveux restent complètement isolées, même aux points des renflements ganglionnaires, les cellules de l'une des moitiés n'arrivant pas au contact de celles de l'autre moitié. Aussi ne puis-je m'empècher de penser que la substance rouge finement granuleuse (comparable peut-être à la Punktsubstanz de M. Leydig) joue un rôle importanl dans la réunion des différentes parties du système nerveux.
Comme je l'ai déjà indiqué plus haut, la cavité périviscérale des Glycériens est divisée eu deux chambres secondaires seulement, et non en trois comme celle de la majorité des Annélides errantes. Cette modification de la disposition habituelle parait résulter de l'anangie de ces vers. La fig. 5 (pi. XXXI) représente une section verticale du corps du Rhynchobolus siphonostoma au niveau de la région postérieure de la trompe. Cette section frappe immédiatement par une disposition particulière des libres longitudinales. Les deux bandes musculaires supérieures habituelles sont, en effet, réunies sur la ligne médiane, et n'en ( onstituent en réalité plus qu'une seule (fig. 5, c). Les deux bandes inférieures (à) se rapprochent aussi sur la ligne médiane et enserrent étroitement le système nerveux (i). Les muscles transversaux que nous avons vu former comme une échelle dans la cavité du corps, ouverte longitudinalement, se présentent, dans la coupe, comme une bande arquée (g), naissant des deux bords latéraux' du muscle longitudinal supérieur (c). Cette bande sépare la chambre supérieure (l) de la cavité périviscérale de la chambre inférieure (m). En réalité, chez les autres Annélides errantes, cette bande transversale existe également, seulement elle vient s'appuyer sur la gaine du vaisseau ventral, avec laquelle elle contracte une adhérence intime. La chambre inférieure se trouve alors
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divisée en deux par une cloison suivant la ligne médiane. Les Glycériens auxquels le vaisseau et sa gaine font défaut ne sauraient participer à l'existence de cette cloison.
La lig. 5 A (pi. XXXI) représente une section transversale de la trompe dans la région maxillaire. On y remarque la disposition des muscles de chaque mâchoire, qui forment comme des annexes indépendantes de la trompe proprement dite.
Je ne sais s'il faut identifier avec celle espèce la G. Rouxii And. cl Edw., qui en est dans tous les cas très-voisine. Les auteurs indiquent dans leurs ligures les quatre languettes pédieuses comme semhlables, ce qui impliquerait une différence spécifique. Cependant M. de Quatrefages', qui pense avoir étudié la même espèce, décrit les mamelons antérieurs comme coniques, les postérieurs comme comprimés et aplatis. Le fait que la diagnose de ce savant donne deux faisceaux de soies à la rame supérieure, n'a pas d'importance, car la suite de la description contredit formellement cette assertion.
± Uhynchobolus convolutus.
Glycera convoluta Kfrst., Unters. ûber nied. Sccthcire, p. 106, taf. IX, lig. 2K-29 (pro parle). » » Qtrfg., Histoire natur. des Annelés, I, p. 551.
PI. XVI, fig. 3.
Corju'x longitudme 1-G""X. latitudine 2""'\ rubrum, branchàferum. Lobus cephaïicus conicus segmcntis spuriis lésulco transverso biannulatis. Pedwm ligulœ triangulaires très, quarta obsoleta, truncata. Vermis agilissimus. molestatus spiralUer contràhitur.
Lorsque M. Keferstein découvrit celte espèce à Naples-, il parait n'avoir pas connu les descriptions et les ligures de la Gl. siphonostoma que nous devons à Délie Chiaje. Il se laissa par suite induire en erreur en
1 Hist.nat. îles Annelés, I, p. 176. M. île Quatrefages parle aussi de quatre cirres du segment buccal qui seraient quelque chose de bien exceptionnel chez les Glycères et qui n'ont point été vus par MM. Au- Houin et Edwards.
* M. de Quatrefages, en citant l'espèce de M. Keferstein, l'indique comme trouvée par l'auteur à Sl- Vaast en Normandie. C'est une erreur. M. Keferstein l'a observée à Naples.
considérant tous les Glycériens du golfe de Naples, les grands cl les petits, comme appartenante une même espèce. Toutefois sa description l'nl faite d'après les petits individus seuls, comme il est facile de s'en convaincre, et s'applique exclusivement à l'espèce que je décris ici. Une seule donnée concerne une autre espèce, sans dont»1 le Rhynchobolus siphonostoma, savoir l'indication de la longueur que l'auteur porte à dix-sept centimètres. Le véritable Rh. convolutus ne dépasse pas six centimètres et son agilité est extrême. Les individus plus grands sont moins vifs, leur couleur est plus pâle, ils ne s'enroulent jamais en spirale, enfin ils sont dépourvus de branchies et se distinguent facilement comme espèce à pari.
Les pieds sont très-caractéristiques (fig. 3). Les deux mamelons pédieux antérieurs (c et d) et le postérieur supérieur (e) sont allongés en languettes triangulaires: le postérieur inférieures) au contraire court et tronqué; le cirre inférieur répète à peu près la forme des languettes, aussi M. Keferstein l'appelle-t-il la cinquième lèvre du pied. Sa base [b\ est hérissée de cils roides comme chez le Rh. siphonostoma. Le cirre dorsal, en forme de mamelon cylindrique, porte un faisceau de cils tout semblables (a). Il est creux à l'intérieur et les globules de la cavité périviscérale pénètrent dans son calibre. Les acicules sont incolores et les soies conformes à la description de M. Keferstein. Il faut seulement ajouter que le premier segment sétigère n'a qu'un seul
acicule et qu'un faisceau de soies, foules composées. L'aciciile supérieur et le faisceau dorsal apparaissent seulement au segment suivant.
L'anneau postérieur des pseudo-segments céphaliques est conformé comme chez le Rh. siphonostoma, c'est-à-dire qu'il est beaucoup plus court que l'antérieur et hérissé de cils roides surtout son pourtour.
Je ne vois apparaître les branchies qu'au 22me segment. Les premières sont fort courtes, mais les suivantes s'allongent rapidement. Elles ne sont point rétractiles comme celles de la Gl. fallax Quatrefages. Leur implantation n'est jamais aussi rapprochée de l'extrémité de la rame qu'on pourrait le croire d'après la figure de M. Keferstein.
Celle petite espèce a l'avantage d'être assez transparente pour permettre l'éludé de la cavité périviscérale sans lésion. On peut s'assurer que le-- courants déterminés par les cils qui tapissent celte cavité ont
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lieu de, la manière suivante: à partir de la ligne médiane ventrale, les globules lymphatiques se dirigent vers les côtés en rasant la paroi ventrale; une partie entrent dans les pieds; ils pénètrent dans les branchies' le long de la face externe, redescendent le long de leur face interne, et se dirigent en rasant la paroi dorsale de la cavité périviscéraleversla ligne médiane. Au milieu du courant général qui alllue des côtés vers la ligne médiane, le liquide revenant des branchies forme des traînées d'un rouge foncé: cette couleur provient d'une plus grande richesse en globules de ces courants partiels. Les globules une fois arrivés à la ligne médiane dorsale, redescendent le long de l'intestin vers leur point de départ. Cette circulation normale est troublée à chaque instant par le transport subit de masses considérables de liquide d'avant en arrière ou vice versa. Ces mouvements-là sont indépendants des cils vibratiles et résultent des contractions de la paroi du corps.
Le système nerveux des Glycériens a été décrit à deux reprises par M. de Qualrefages (1850 et 1866) chez la Gl. albicans Qtrfg. et la 67. fallax Qtrfg. 5, il a été en outre étudié dans l'intervalle par M. Keferslein (1802) chez la Gl. lapidum Qtrfg. (G. capitula Kfrst.) '. Ces deux observateurs paraissent ignorer chacun les travaux de l'autre. M. Keferslein ne ligure que le cerveau el l'anneau œsophagien, mais celte ligure est très-supérieure à celle de M. de Qualrefages', si ce n'est que l'anneau œsophagien esl représenté beaucoup trop pelit.
1 La circulation branchiale d'une Glycère a déjà été décrite en détail par M. de Qualrefages (Ann. des Se. mit., XIV, 1850, p. i9i); toutefois la description de l'auteur est embrouillée de l'hypothèse d'une circulation vasculaire dont il n'a jamais pu se défaire à l'égard des Glycères. Ce mouvement du liquide dans la brancliie a aussi été fort bien vu par M. Keferslein. J'ajouterai que la circulation est un peu compliquée par l'existence dans la cavité île la branchie de diaphragmes obliques, incomplets, qui obligent chaque globule à décrire une spirale ascendante, puis une spirale descendante. La régularité de ce mouvement est parfois interrompue par des stases momentanées qui ne durent cependant jamais plus de deux ou trois secondes et donnent quelque chose de saccadé à la circulation. Il est facile de discerner les cils dans l'intérieur. La surface externe de la branchie est, au contraire, glabre. M. Williams l'a vue ciliée chez d'autres espèces.
-' Annales des Se. mit , 1850, t. Ll, p 358, pi. IX, lig. 6, et Hist. mil. des Années, t. I, p. 168.
'J Uftiers. iïber niedere Seetltiere, p. 106, pi. IX, lig. 17.
» II va de soi que je ne veux pas taxer la ligure de M de Qualrefages d'inexacte, puisqu'elle esl laite
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Chez notre espèce, le cerveau (fig. 5, A) est profondément divisé, soit en avant, soit en arrière. En d'autres termes, il est formé de deux ganglions réunis par une commissure transverse. De sa partie antérieure naissent les deux nerfs antennaires, qui, peu après leur naissance, se renflent chacun en un gros ganglion resté inconnu à M. de Quatrefages, mais déjà signalé par M. Keferstein. La masse du cerveau est formée par des cellules ganglionnaires; mais elle est traversée par une large commissure librillaire transversale (h) qui n'est que la continuation des connectifs œsophagiens, et par deux troncs librillaires longitudinaux fb'J naissant de celte commissure: les racines des nerfs antennaires. Dans les ganglions antennaires, le centre est occupé par le nerf, la périphérie par les cellules ganglionnaires. La chaîne ventrale est constituée comme chez l'espèce précédente, si ce n'est que les renflements ganglionnaires sont légèrement accentués, même lorsque la gaine est intacte. La distribution des cellules et des fibres est celle que j'ai indiquée pour le lih. siphonostoma. J'ajouterai seulement que les premiers ganglions sont fondus en un seul, les cellules ganglionnaires entourant sans interruption les deux cordons nerveux, et s'accumulant surtout en grande quantité au point où ces deux cordons s'écartent l'un de l'autre (c'J pour former les connectifs œsophagiens. La gaine et la substance rouge finement granuleuse existent comme chez l'espèce précédente, enveloppant la chaîne ventrale, les connectifs, le cerveau et les ganglions antennaires.
Rhynchobolis Meckelii.
Glycera Meckelii Aud et Edw , Ami. des Se. nat., 1834, t. XXIX, p. 26.;, et t. XXVII, pi. XIV. fig. 1-1. » Grube, Archiv fur Naturg. XXI, 1S">5, p. 101.
Je ne cite ici cette espèce que pour mémoire. Je ne l'ai, en effet, étu-
d'après une autre espèce. Seulement la ligure que je livre au public représente sans doute mieux le type des Glycères, car elle est vraie non-seulement de l'espèce en question, mais encore du lih. siphonostoma. Elle s'applique aussi à d'autres espèces, si j'en juge par un ancien croquis d'un Rbyncholiolus (le Normandie.