‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 3)Chapitre 54 sur 68 · Tome xix, 2me Partie · texte numérisé non relu

Tome xix, 2me Partie

540 ANNÉLIDES CHETOPODF.S

Le système nerveux central (5 D) est formé d'un cerveau et d'une bande nerveuse ventrale, large en avant de près d'un millimètre et ne laissant voir aucune trace de renflement ganglionnaire. Les cellules nerveuses sont distribuées uniformément sur la ligne médiane et sur les deux bords. Le cerveau, bilobé en arrière, est relativement petit. De son bord frontal naissent quatre nerfs destinés aux antennes frontales. De chaque connectif œsophagien naissent cinq nerfs, dont les quatre premiers (a, b, c, d) se rendent chacun à une paire de cirres lentaculaires. M. de Quatrefages verrait dans ce fait la preuve que ces cirres appartiennent tous au segment buccal. Ce dernier serait par conséquent quadriannelé. Malheureusement pour sa théorie, le premier segment sétigère reçoit aussi ses nerfs (c) des connectifs œsophagiens et le second tire ses rameaux nerveux du premier nerf issu de la bandelette ventrale. — Les cellules nerveuses de celte espèce sont généralement bipolaires (5 E) et se laissent isoler avec de longs prolongements. Elles sont en outre pigmentées de brun. Leur nucléus ovale est incolore, mesure 11 microm. en diamètre, et présente un amas nucléolaire granuleux au centre.

Sous la chaîne nerveuse est une épaisse couche de follicules bacillipares. J'en ferai connaître plus en détail une toute semblable chez les Telamone.

La formation des éléments sexuels, que j'ai étudiée chez les mâles, est fort remarquable. Toute la paroi ventrale de la cavité périviscérale est tapissée d'un plexus vasculaire, avec de nombreux appendices en cœcum. A l'époque de la maturité tous ces vaisseaux s'entourent d'une couche de cellules (5 F), les cellules d'évolution des zoospermes. La paroi ventrale est alors couverte d'un lacis de boyaux cylindriques, dans l'axe de chacun desquels est placé un vaisseau. Traités par l'acide acétique, ces boyaux (5 G) laissent reconnaître au contact immédiat du vaisseau (v) une couche de gros nucléus ovales (n) et tout autour les cellules (z) de développement des zoospermes, à noyau fort petit. Quelques-unes de ces dernières apparaissent comme pédicellées (5 F, a'). Les relations génésiques entre la couche de grands nucléus et les cellules de dévelop-

1)1 GOLFE DF XAPI.FS. 541

peinent des zoospermes nie sont restées inconnues. Dans Ions les cas ces organes méritent le nom de testicules.

Genre TELAMONE '.

Corpus segmenbis paiicis compositum, antennis duabus. Cirrorum tentacularium paria

se.r. l'nlrs miirrmes, fcituns amuiti. Proboscis inermis.

Ce genre, voisin des llésiones, s'en distingue facilement par l'existence d'une seule paire d'antennes. 11 se différencie des Fallacia Qtrfg. par 12 cirres tentaculaires au lieu de 16.

Telamone sicula.

Hesione sicula Délie Chiaje, Memorie, (av. I.XXMI. — Descrizione, III. p. 95; V, p. 102; tav. 103,

fig. 2. et lav. 155, lig. 24.

Hesione Savignyt Gabr. Costa, Ami. des Se. natiir., 1841 , tome XVI, p. 268, pi. XI, lig. 2.

'.' Gabr. Costa, Fauna ciel regno di Napoli, Anellidi, lav. VIII, fig. 1 (texte non publié).

Hesione siculi Qtrl'g., Hisl. natur. des Annelés, II, p. 111.

PI. XVIII, lig. 4.

Corpus longitudim .'>""'. latitudvue lo'""\ oittis longitudinalibus fusco-rubris mterruptis ornatum. Pedum paria 16-17. Antennes fusiformes, brevissimœ, vix conspicuee.

Délie Chiaje a déjà figuré la Telamone sicula d'une manière très-reconnaissable et sa description renferme beaucoup de choses exactes. M. Gabriel Costa, qui parait avoir ignoré les observations de son prédécesseur, nous a donné aussi une assez bonne ligure de faciès. Toutefois plusieurs des caractères les plus importants de celte belle Annélide n'ont pas été vus ou ont été mal compris par ces observateurs. Ni l'un ni l'autre, par exemple, n'ont entrevu les antennes. M. Costa indique les cirres tentaculaires au nombre de six seulement; tandis que Délie Chiaje en a bien vu et ligure douze, nombre exact.

' D'après TélamoD, l'époux d'Hésione. •

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La couleur est en dessus d'un brun rougeâtre, grâce à des lignes longitudinales interrompues qui font taxer de tigrée l'apparence de l'animal par Délie Chiaje. Les segments, plus larges à leur bord antérieur qu'à leur bord postérieur, sont séparés les uns des autres par de forts étranglements. Une dépression très-marquée se voit de chaque côté, sur le dos, à la limite des segments. Toutes les dépressions d'un même côté étant réunies par une espèce de sillon, la surface dorsale se trouve divisée en quelque sorte en trois régions parallèles. C'est d'ailleurs là ce qui existe chez d'autres Hésiones.

La face ventrale est divisée en trois bandes longitudinales. Les deux latérales, lisses et d'un blanc nacré, correspondent aux bandes musculaires ventrales. La bande médiane, d'un blanc un peu rosé, est finement plissée, et dans sa partie postérieure elle est tigrée de taches brunes un peu plus pâles que celles du dos. En outre, au niveau de chaque paire de pieds, elle présente une tache brunâtre.

Le corps se termine en avant par une sorte de lobe arrondi formé par le segment buccal avec ses six paires de tentacules. Peut-être faut-il considérer ce segment comme résultant de la soudure de trois, mais il est certain que les limites de ces segments ont totalement disparu. Les cirres sont très-longs, très-contractiles et indistinctement annelés. Leur couleur rouge est due à de fines raies longitudinales de pigment (4- H) dans la couche sous-cuticulaire. Celle-ci est suivie en dedans d'une couche de fibres musculaires annulaires. Sur les limites des articulations successives des cirres on aperçoit de petits mouchets de cils roides très-courts (4 H, a). L'article basilaire renferme plusieurs petits acicules (4 G, a).

Sur la partie dorsale médiane du segment buccal repose comme sur un coussin le lobe céphalique, dont le bord frontal n'atteint pas le bord antérieur du segment. Il est cordiforme (4 C) et porte deux paires d'yeux très-rapprochées, déjà signalées par Délie Chiaje, et confondues en une seule par M. Costa. En avant des yeux antérieurs (les plus gros) sont implantées les deux antennes fusiformes (4 C, a). Elles sont fort petites. Aussi ne peut-on guère s'étonner que les auteurs les aient méconnues.

Le premier segment sétigère et tous les suivants portent de chaque côté une rame cylindrique (4 B) ornée de plis circulaires et couverte de cils vibratiles (e) à sa base, du côté dorsal. À l'extrémité de la rame une petite papille conique (à) s'élève en dessus du gros faisceau de soies falcigères dorées, dont les serpes fort longues (4 A) sont tridentées à l'extrémité. L'acicule (4 B, b) du pied est noir. Le cirre dorsal et le cirre ventral sont fort longs, cylindriques et reposent chacun sur un article basilaire. Celui du cirre dorsal renferme un ou deux acicules noirs (a); il est couvert de cils vibratiles.

Je compte en tout seize paires de pieds sétigères. Délie Chiaje et M. Costa en indi-

DU GOLFE l>L NAPI.KS.

quent dix-sept. Toutefois nous sommes tous d'accord puni' compter dix-neuf segments en tout (le lobe antérieur porteur des cirres tentaculaires compté pour un), mais je trouve le pénultième segment apode, orné seulement de deux longues paires de chics. Le segment anal est réduit à un petit mamelon portant les deux cirres terminaux, fort longs, mais du reste semblables aux cirres dorsaux (lig. 4).

La large trompe nacrée s'étend comme un ruban jusqu'au 12me segment. Sa consistance cartilaginoïde rappelle la trompe des Aphrodites. Le péritoine forme un repli mésentérique qui la fixe à la face ventrale. Un tube incolore fort court la met en communication avec l'intestin très-large, de couleur orangée pâle, qui n'est nulle part étranglé par des dissépiments. L'intestin est lixé de chaque côté par une série de brides musculaires. J'ai rencontré quelques bulles de gaz dans le tube digestif1.

Le vaisseau dorsal, dans sa partie postérieure, repose sur l'intestin où il suit un cours très-sinueux. L'intestin compte en outre cinq autres vaisseaux longitudinaux, l'un inférieur, les attires disposés par paires sur la ligne latérale de l'intestin. Les brides musculaires qui tixenl l'intestin et forment comme deux ligamments latéraux de cet organe, s'insèrenl toutes entre les deux vaisseaux latéraux, du reste fort rapprochés l'un de l'autre. Le vaisseau ventral (aorte Qtrfg.) est double; il accompagne de chaque côté la chaîne ganglionnaire. Dans chaque segment j'ai trouvé deux anses vasculaires. L'une part du vaisseau latéral inférieur et va se jeter directement dans le vaisseau ventral du même côté. L'autre naît du vaisseau dorsal et se rend dans le pied où elle fournit les cœcum ovariques.

Sous la chaîne nerveuse ventrale se trouve une couche épaisse formée par un certain nombre de groupes de vésicules et de boyaux. Examinés à un grossissement suffisant, ces boyaux (4 E) et ces vésicules se mollirent remplis de petits corpuscules bacillaires, quelquefois fusiformes,

1 J'aurais considéré ce l'ait comme le résultai d'un simple accident, si M. de Qualrefages n'avait lail une observation toute semblable chez YResione panlherina. (Voyez Ami. des Se. mit. XIV, 1850, p. 299.;

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le plus souvent arqués ou courbés en S. Ils atteignent une longueur de 11 à 22 microm., sur uue largeur de 2 à 3. Les dimensions des vésicules et des boyaux sont très-variables. Tantôt les vésicules sont fort petites (a), ne renfermant qu'un ou deux corpuscules, et dans ce cas il n'est pas difficile d'y reconnaître un nucléus révélant leur nature cellulaire, tantôt elles sont beaucoup plus grandes et contiennent des centaines peutêtre des milliers de corpuscules bacillaires. On trouve toujours dans les préparations une multitude de ces corpuscules en liberté. Si l'on examine la surface externe du corps sur la ligne médiane ventrale, c'est-àdire la région correspondant à ce singulier tissu, on lui trouve une tout autre apparence que partout ailleurs. La cuticule y présente en effet deux rangées de plaques ou d'iles formées par des pores ovales (4 D, a) à bords plissés, longs de 0 à 11 micr. Chaque plaque compte de 20 à 60 pores groupés les uns près des autres. Entre elles la cuticule présente la même apparence que dans le reste du corps. Elle est ornée de deux systèmes de fines stries à angle droit l'un sur l'autre, et présente des pores trèsclair-semés (b), beaucoup plus petits que ceux des groupes que je viens de décrire. Chaque groupe de grands pores correspond à un amas de vésicules et boyaux à corpuscules bacillaires de la paroi du corps. Il est par suite à peine permis de mettre en doute que ces ouvertures servent à l'expulsion des bâtonnets. Il ne faudrait cependant point entendre cette description de telle manière qu'à chaque pore ovale correspondrait un boyau ou follicule dont il serait l'ouverture externe. Non, dans chaque groupe le nombre des boyaux et des vésicules bacillipares est très-supérieur à celui des pores. Boyaux et vésicules paraissent d'ailleurs fermés de toute part. Ce sont des follicules clos. Il est probable qu'à un moment donné ils éclatent, et que les corpuscules mis en liberté glissent au dehors par les pores. Sans aucun doute les capsules à bâtonnets que j'ai fait connaître depuis plusieurs années chez une foule d'Annélides, doivent être également envisagées comme des follicules glandulaires. Mais le rôle de ces follicules dans l'économie du ver est encore tout problématique.

La soûle Télamone que j'aie étudiée élait une femelle. Les ovaires déjà vus par Délie Chiaje' se présentaient à la hase de chaque pied a partir du 5roe segment sous la tonne d'une riche grappe violette-. L'axe de chacun des éléments de la grappe est occupé par un cœcum vasculaire(4F, a). Tout autour de cet axe est un tissu dont la trame est semée de petites cellules larges de 5 à 0 micr. seulement, et d'ovules bien caractérisés. Il est probable que les ovules résultent d'une métamorphose des cellules en question, mais je n'en puis fournir la preuve. Pendant la croissance, le vilellus de chaque ovule prend graduellement une belle couleur violette. La vésicule germinative reste incolore. L'acide acétique fait p sser la couleur violette à un orangé assez vif. La similitude de structure entre ces grappes ovariques et les testicules de la Tyrrhena Claparedii n'échappera à personne.

Famille des PHYLLODOCIENS Gr. (Qtrfg. rev.)

Genre PHYLLODOCE Sav. (Ehlers. rev.)

(Inclus. CAROBIA Qui-. GENETYLLIS Mlmg.)

.M. Ehlers attribue au genre Phyllodoce quatre paires de cirres tentaculaires portés par les deux premiers segments. Ce caractère est juste, et doit être conservé de préférence à ceux que M. de <x)uatrefages et M. Malmgren ont voulu lui substituer, et sur lesquels les zoologistes ne s'entendront jamais5.

' Descriiione e notomia, etc., I. III, p. 101 .

■ M. Sflitn.-inl.i 1 1 1. 1 '. [ 1 1 ■ les organes sexuels dans les régions latérales du corps chez son Hesione proctochona (Neue wirbellose Thiere, I. Il, p. 79), mais sans rien nous apprendre sur leur structure. ' \iusi. H, Malmgren fait naître la première paire de cirres tentaculaires il'' la partie inférieure du

546 annêlidës chètopodes

Phyllodoce corniculata.

PI. XVII, lig. I.

Corpus longiiuàine ?"""", latitudine maxima .9",m..~>. segmentis ultra H.'k obscure viride, antennis crassissimis, bi-ct/rticulatis, <><iiVis ovalibus magnis nigris. Cirri foliacei, dorsua- Wms maximis, ventralibus parvis. Cirri anales diw.

Cette Phyllodoce se distingue à première vue de toutes les espèces jusqu'ici décrites par ses antennes corniculées, à petit article terminal très-nettement séparé de l'article basilaire. Les yeux, fort grands et ovales, ont chacun un cristallin. Sur les limites du lobe céphalique et du segment buccal on trouve de charpie côté un petit mamelon exsertile (fig. 1, a), semblable à celui que j'ai décrit chez certaines Néréides.

Le segment buccal est nettement délimité et porte deux paires de cirres coniques, dont la supérieure est plus longue que l'inférieure. Le second segment est dans le même cas et, bien que privé de rame pédieuse proprement dite, il donne déjà à reconnaître son indépendance en tant que segment par l'existence d'un faisceau de soies. Ce faisceau surgit de chaque côté entre le cirre supérieur et l'inférieur.

Dés le troisième segment commence la forme foliacée pour le cirre dorsal aussi bien que pour le ventral, et les dimensions de ces cirres vont croissant rapidement de même que le diamètre de l'animal. En effet, celui-ci offre son maximum de largeur vers le milieu de la longueur du corps: à partir de ce point, il s'atténue graduellement jusqu'aux deux extrémités.

Chaque cirre dorsal est porté par un gros article basilaire. Ses dimensions excèdent celles de la rame proprement dite. La cuticule du cirre foliacé présente tout le long de sa ligne d'insertion à l'article basilaire une rangée très-régulière de pores, larges seulement de 0"'i,r,7. Les follicules des cirres sont très-clair-semés; les granules auxquels est due la coloration verte sont disséminés entre eux.

Les soies (1 B) sont des soies composées de Phyllodoce à article ensiforme, muni d'une très-fine serrature. L'extrémité de la hampe est finement crénelée autour de l'insertion de l'article. Dans les acicules, surtout vers la base (1 E) on peut distinguer deux couches: l'une externe, homogène fa), l'autre interne, granuleuse (b).

lobe céphalique, les deux suivantes du segment buccal et la dernière du second segment. M. de Quatrefages fait naître toutes les quatre paires du segment buccal qu'il considère comme biannelé ou iiiannelé chez certaines espèces. Aucune de ces deux interprétations ne pourrait s'appliquer à la Phyllodoce cornif.ulata que je décris ici et chez laquelle chacun des deux premiers segments porte deux paires de cirres tentaculaires.

La trompe est garnie de papilles (1 F) sur le pourtour entier. Ces papilles sont molles, larges de '2 micr. et remplies de follicules glanduleux.

Le système nerveux (1 D) s'éloigne beaucoup de celui que M. de Quatrefages* décrit et représente chez la PhyUodoce clavigera. Il se rapproche bien plus de celui de la Ph. lamelligera, tel que M. Ehlers* l'a figuré. Le cerveau est très-gros et les yeux reposent immédiatement sur sa face dorsale. Les connectifs œsophagiens sont courts. Les quatre premiers ganglions de la chaîne ventrale sont beaucoup plus larges que longs et très-rapprochés les uns des autres. Les connectifs très-courts qui les unissent sont assez distants l'un de l'autre. Plus en arrière les ganglions s'éloignent davantage et prennent une forme ovale, mais les commissures restent toujours très-écartées l'une de l'autre. Elles traversent les ganglions de part en part, en s'y renflant quelque peu (voyez fig. I G).

Genre ANAITIS Mlmgr.

M. Malmgreir' a fondé le genre Anaïtis pour des vers voisins du genre PhyUodoce, et ne s'en distinguant guère que parce que trois des quatre paires de cirres tentaculaires seraient portées par le segment buccal et la quatrième par le second segment. C'est bien aussi comme cela que se présentent les choses chez l'espèce ci-dessous décrite. Toutefois je ne suis pas parfaitement certain que le prétendu segment buccal ne résulte pas de la fusion de deux segments. Cette question peut d'ailleurs rester indécise, puisque, même dans ce cas, les Anaïtis ne pourraient se confondre avec les Phyllodoces, les quatre paires de cirres tentaculaires se répartissant alors sur trois segments et non sur deux.

1 Ann. des Se. nnt. 1850, tome XIV, p. 357. pi. IX, fig. 5.

* Borstenwùrmer, laf. VI, fig. 14.

5 Nordiska Hafs-Annulaler. Oefversiyt, etc. 1865, p. 94.

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