‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 5)Chapitre 14 sur 56 · Tome \x, l" Partie · texte numérisé non relu

Tome \x, l" Partie

66 ANNÈLIDES CHÉTOPODES

distinction est artificielle, et je crois bien qu'un jour il faudra réunir les Nérines aux Spio. Dans la pratique j'ai interprété la distinction telle que l'exprime M. Sars de la manière suivante : J'ai laissé dans le genre Spio les espèces où la lèvre membraneuse de la rame supérieure ne constitue qu'un lobe soudé à la base de la branchie ou même disparaît complètement (S. Mecznikowianus). En revanche, j'ai placé parmi les Nérines celles chez lesquelles cette lèvre membraneuse borde la branchie à peu près jusqu'à son extrémité, du moins dans les segments antérieurs.

Il y aurait peut-être eu un moyen de subdiviser d'une manière plus simple ce groupe homogène. Certaines espèces, en effet, ont le segment anal terminé par un cercle de papilles, d'autres par une petite ventouse rappelant celle des Polydores, on même par un simple mamelon. Établir des coupes génériques nouvelles sur celte base m'eût obligé à bouleverser toute l'économie du groupe. En effet, soit les Spio typiques de Fabricius, soit les Nérines typiques de Johnston ont des papilles terminales, et M. Sars classe parmi les Nérines des espèces à papilles et des espèces sans papilles J'ai donc préféré conserver les coupes établies, quelque imparfaites qu'elles soient.

Page 1