Tome xx, lre Partie
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par un petit tubercule vasculaire à peine appréciable. En revanche, j'ai vu des individus de 60 à 70 segments posséder déjà les trois paires de branchies, la première à peine plus grande que les autres. La première branchie paraît portée par le premier segment (achète), les deux autres par les deux suivants.
Les branchies Irès-contractiles et dépourvues de cils vibraliles comme celles des autres Térébelliens, sont continuellement parcourues en sens alternatif par un (lot de disques rouges, qu'on peut être tenté au premier abord de considérer comme des corpuscules du sang. Cependant un examen attentif enseigne que ces corpuscules (1 A, d) sont exlravasculaires. Ils appartiennent à la lymphe périviscérale. Les vaisseaux (1 A, a, b, c) renferment un liquide rouge dépourvu d'éléments cellulaires et sont disposés comme dans les branchies des autres Térébelliens. Chaque rameau branchial renferme, en effet, une veine (a) et une artère (b), mises en communication par deux séries d'anses vasculaires transversales (c). La circulation du sang dans cet appareil vasculaire est en grande partie sous l'influence des mouvements systoliques et diastolibues du vaisseau dorsal. Les contractions de la branchie même sont efficaces surtout pour la circulation de la lymphe rouge. Il est, en effet, probable que les branchies servent à la fois à la respiration sanguine et à la lymphatique.
Le système vasculaire est semblable à celui des Térébelles si bien connu, grâce aux beaux travaux de M. Milne Edwards.
Lorsqu'on a à faire ta déjeunes individus susceptibles d'être étudiés par transparence, on est frappé, dans certaines positions, d'une image très-particulière présentée par la région abdominale. Je veux parler d'une série de parallélogrammes (3 A, c) incolores, placés entre l'intestin et la paroi ventrale. Le liquide de la cavité périviscérale forme des torrents rouges (d) entre ces parallélogrammes. J'ai déjà représenté ailleurs une apparence très-semblable des Polyophth aimes. L'explication est la même dans les deux cas. Il s'agit de deux séries de bandes musculaires qui s'attachent d'une part à la ligne latérale de la paroi du corps, d'autre part à côté de la chaîne nerveuse. Elles constituent deux sortes de plan-
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chersàais disjoints qui séparent la cavité périviscérale en trois chambres. La chambre supérieure ou principale renferme l'intestin (3 A, e) et les brides qui le fixent à la paroi dorsale.
UHeteroterebetta sanguinea possède une seule paire d'organes segmentaires (3 B) qui parait s'ouvrir au dehors à une petite distance de la bouche. L'organe est formé, comme dans toute la famille, de deux branches lubulaires de largeur très-inégale, soudées l'une à l'autre dans (ouïe la longueur, mais ne communiquant ensemble par leur cavité qu'à l'extrémité postérieure. L'ouverture interne de l'appareil (3 B, a) se trouve à la base de la première paire de branchies, sous la forme d'un entonnoir vibratile adhérant à la paroi du corps. Les cils de l'entonnoir entretiennent un tourbillon dans les corpuscules rouges de la lymphe, qui sont continuellement adirés et repoussés par lui, sans que jamais aucun d'eux s'engage dans la cavité de l'organe segmenlaire. L'entonnoir conduit dans la branche étroite, colorée d'un brun orangé et ciliée à l'intérieur. Cette branche (b) flotte librement dans la cavité périviscérale du 1er au 8me segment; là elle se recourbe pour former la branche large (e), de couleur plus paie, qui s'accole à elle. Cet organe segmenlaire est l'homologue évident de ceux des Àmphicléniens dont nous avons reconnu les fonctions excrétoires. 11 est possible qu'il serve aussi d'appareil elféranl pour les éléments sexuels, toutefois je n'ai jamais vu de zoospermes ni d'ovules pénétrer dans l'intérieur.
Genre TEREBELLA Linn. (Qtrfg. rev.).
I ■»! « I IO\. Térébelles à soies de soutien ( soies-tr lirions) dans les pinnules abdominales.