I. TRIBU DES SABELLIDES
Genre FABRICIA Blainv. ' Fabricia Sabella.
Amphicara Sabella Ehrb., Mitlheil. der Ges. naturf. Freunde, 1836.
Qthonia Fabricii Johnst., Loud. Mag. of Nat. Hist., vol. VIII, p. 181, fig. 19.
Fabricia quadripunctala Frey und Leuck., Beitràge zur K. wirb. Thiere, p. 157 (1847).
Amphicora Sabella Ose. Schmidl, Neue Beitràge zur Naturg. der Wûrmer, 1848, p. 21.
Fabricia affinis Leuck., Archiv fur Naturg., 1840, l. XXIX, p. 193.
Fabricia Sabella Grube, Familien der Anneliden (1851), p. 95.
Othonia Fabricii Gosse, Ann. and Mag. of Nat. Hist., 2me série, t. V, p. 33.
Fabricia Sabella Clprd., Recherches anat. sur les Annel. Turb. etc., des Hébrides, 1861, p. 50.
Fabricin quadripunctala Mecznk., Zeitsch. fur wiss. Zool., XV, Band I (1865), p. 328.
Fabricia Amphicora Qtrig., Histoire naturelle des Annelés, 1866, II, p. 444.
Fabricia quadripunctala Marcusen, Archiv fur Naturgeschichte, 1867, p. 358.
tières lécales doivent et peuvent voyager de l' extrémité postérieure du tube jusqu'à l'extrémité antérieure. Voyez Description of a neiu marine Animal, in a letter from M. Everard Home, surgeon, toi. Hunier Esq. with a postscript by M. Hunter. — Philos. Transact., Mardi 1785, vol. LXXV, p. 333. 1 M. Malmgren donne la préférence au nom d' Amphicora, qui ne date que de 1836, sur celui de Fabri-
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Celle espèce n'est poinl rare aux environs de Naples, où on la distingue immédiatement de ses voisines, grâce à ses deux cœurs branchiaux de couleur rouge. M. Mecznikow, auquel nous devons un mémoire circonstancié sur la T. Sabella du Nord, s'est aussi convaincu qu'on ne saurait en distinguer spécifiquement celle de Naples.
M. Marcusen l'a trouvée à Odessa, et, ignorant son existence dans la Méditerranée, il y voit un argument en faveur de sa thèse, que la faune delà mer Noire ressemble plus à celle de la mer du Nord qu'à celle de la Méditerranée. Il est clair que la force de cet argument-là (je ne parle pas des autres), se trouve invalidée.
En face de la longue synonymie de cette espèce si bien caractérisée, je tiens à relever de nouveau la priorité du nom spécifique de Sabella, proposé par M. Ehrenberg. M. de Qualrefages a cru mettre un terme à toutes ces difficultés en créant récemment un nom nouveau, destiné à remplacer les anciens. Ce principe révolutionnaire de législation zoologïque trouvera difficilement des défenseurs \
cia établi par Blainville dès 18*28, et cela parce que le nom de Fabricia a déjà été employé, soit en botanique, soit en entomologie. Je ne pense pas que cette raison soit suffisante pour annuler la priorité du nom de Blainville. (Voir plus haut la note à propos du genre Siphonostoma Otto, page 107.) D'ailleurs le nom de Fabricia, dût-il être abandonné, celui d'Othonia Jolinst. primerait le nom d'Aniphicora. Il est vrai que M. Malmgren ne peut supporter le nom d'Othonia, parce qu'il est formé d'après un nom de baptême (Christningsnamnet). Sa législation zoologique est décidément bien draconienne. Pour ma part, quelque peu chrétien que je sois, je ne saurais repousser un nom de genre par la seule raison qu'il rappelle aussi indirectement une cérémonie de l'Église. Parce que la nomenclature zoologique parle quasi latin, il n'est pas nécessaire qu'elle s'affuble d'un paganisme intolérant. Combien de genres bien établis ne faudrait-il pas dénommer à nouveau ? Un zoologiste oserait-il rejeter, par exemple, l'excellent genre d'Annélides Armandia dédié par feu mon ami F. de Filippi à M. de Quatrefages. Faudra-t-il peut-être le transformer en Quatrefagesiu ? Dans ce cas, un Romain ressuscitant pourrait nous demander de prendre un peu moins à cœur l'intolérance de sa nation et un peu plus l'harmonie de sa langue.
1 La synonymie de cette espèce est d'ailleurs faite peu exactement dans l'Histoire naturelle des Annelés. L'auteur indique parmi ses synonymes le nom de Fabricia auadripunctata, comme employé par M. Grube, par M. Schmidt et par moi. Nous nous sommes, au contraire, servis expressément, M.Grube et moi, du nom de Fabricia Sabella, M. Schmidt de celui d'Amphicora Sabella.
Genre ORIA Qtrfg.
Syn. AMPHICORINA Clprd. non Utrlg.
Oria Armandi.
*Fabrkia (Amphicorina) Xrmandi Clprd., Glanures, p. 36, pi. III, fig. 2. Onu Armandi Qlrfg., Histoire naturelle des Annelés, II, p. 462.
Celle espèce est commune à Naples. Je n'ai rien à ajouter à son sujel aux études anatomiques publiées dans mes Glanures.
J'avais cru pouvoir rapporter ce ver au genre Amphicorina Qtrfg., qui n'était alors connu que par un passage méritant à peine le nom de diagnose. Depuis lors M. de Quatrefages a caractérisé ce genre d'une manière plus précise, et il a cru devoir en séparer Y Amphicorina Armandi sous le nom générique tYOria. J'adopte ce nom. Toutefois je ne puis étouffer une remarque. Je ne doute pas que le genre Amphicorina ne tombe comme tant d'autres dans le caput mortuum de la science. Le genre Amphicorina est en effet censé se différencier des Oria par l'absence de transposition des soies caractéristique des Oria et de tant d'autres Sabellides. Quoique étudiée par de nombreux observateurs, la Fahricia Sabella a passé pour échapper à la loi de la transposition des soies, jusqu'au jour où, par un examen plus attentif, j'ai montré qu'elle y était en réalité soumise. Les études de M. de Quatrefages sur ses Amphicorines sont antérieures à la constatation de ce fait ; il n'est donc point étonnant qu'il ait cru que ces petites Annélides ne présentent aucune interversion des soies. Mais aujourd'hui, il est au contraire vraisemblable que cette transposition existe bien réellement, et qu'elle a échappé à l'observateur.