‹ Les annélides chétopodes du Golfe de Naples (volume 5)Chapitre 5 sur 56 · Tome xx, lre Paktie · texte numérisé non relu

Tome xx, lre Paktie

34 ANNÉLIDES CHÉTOPODES

montre tout auprès des soies de chaque segment sous la forme d'un pore triangulaire (b). Elle conduit dans un tube cilié, sinueux, dont la paroi est colorée en brunâtre. Le tube (d) est dilaté dans la partie la plus voisine du pore externe. L'ouverture interne de l'appareil a la forme d'un entonnoir cilié (e), fixé à la paroi du corps au niveau des soies du segment précédent. Tout à côté se voit le pinceau de vaisseaux contractiles (/) situé à la base de la branchie.

Genre POLYOPHTHALMUS Qtrfg.

Après avoir étudié de nouveau avec soin une espèce de Polyophthalme différente du P. pleins de Port-Vendres, je ne puis que confirmer les résultats anatomiques publiés dans mes Gkmures et maintenir énergiquement les points nombreux et importants sur lesquels je suis en désacord avec M. de Quatrefages.

POLYOPHTHALMUS PALLIDUS.

PI. XXXI, fig. 7.

Corpus longitndiiie 16mm, anteriora versus dûide brunneum, postice paUidius, segmentis setigeris 27. OctiU cerébro insidentes très. Macularum oculiformin/m laiercUium paria àecem a segmenta setigero sexto weipientia. Pedes obsoleti («I instar inamillœ vnter setarum

fasckidos siti.

Ce Polyophthalme se distingue immédiatement de l'espèce de Port-Vendres, par l'absence des taches qui ont fait donner à cette dernière par Dujardin le nom spécifique de pictus. D'ailleurs la structure anatomique est à peu près identique dans les deux espèces, et je m'en tiendrai ici aux quelques différences que j'ai constatées.

D'abord, chez le P. piclus, les faisceaux de soies naissent en deux groupes très-rapprochés, de chaque cùté de chaque segment, sans aucune trace de rames pédieuses. Chez le P. pallidus il existe, au contraire, entre les deux faisceaux un tubercule arrondi (fig. 7), surmonté d'une petite papille qu'on doit peut-être considérer comme un rudiment de pied, avec son cirre dorsal. Une seconde petite papille à peine appréciable représenterait le cirre ventral.

Les papilles anales sont, en général, un pou renflées immédiatement au-dessus de leur base, quelques-unes sont bifurquées à l'extrémité. Mais, en somme, elles sont trèsinconstantes quant à la forme et au nombre, et ne sauraient être utilisées comme carcatère spécifique. J'en ai compté jusqu'à dix-sept, mais souvent bien moins, et même une Ibis j'ai constaté leur absence totale. Quatre ou cinq petits mamelons à peine appréciables en étaient les seuls représentants.

Les bandes musculaires des deux plancbers obliques n'offrent point l'extrême régularité que j'ai signalée clvz le P.pictus. On en compte, en général, cinq par segments, toutes de largeur égale ou à peu prés. Sur ces cinq bandes, une ou deux se subdivisent parfois de manière à porter le nombre total en apparence à six ou à sept. Dans les cinq premiers segments sétigères, leur nombre est seulement de trois.

Les paires de taches oculaires latérales commencent seulement au sixième segment. Il y en a dix paires, qui paraissent toujours dépourvues de cristallin'.

Dans la région antérieure, les segments sont quadriannelés sur le dos; leur couleur est en même temps brunâtre par suite de l'existence de deux ou trois bandes transverses de pigment. La cuticule est fort épaisse, criblée de petits pores, mais dépourvue de cils vibratiles.

Famille des TELETHUSIENS Savigny (Mgr. rev.)

(DOHSALÉES Lam. pr. parte. ARENICOLIENS Qtrfg.)

M. Malmgren a restreint, peut-être avec raison, la famille des Téléthusiens en en éloignant les Extmenia QErst. ', et les Scalibregma Rthk., dont il forme la famille des Scalibregmidœ. Le premier de ces genres mériterait surtout une étude anatomique approfondie. M. Malmgren

1 II me semble me souvenir d'avoir eu entre les mains, dans les premiers temps de mon séjour à Naples, un Polyophthalme à cristallins latéraux. Peut-être appartenait-il a une autre espèce.

3 M. de Quatrefages a banni le genre Eunenin (Ersted de son Histoire des Annelés, ou du moins en a-t-il échangé le nom contre celui de Polyphysia Qtrfg. Cette substitution, comme le fait remarquer M Malmgren (Annulata polyclitctn, 77), repose sur une méprise. M. de Quatrefages croit, en effet, que Risso aurait déjà employé le nom d'Eumenia pour des Phyllodociens. Or, Risso s'est, en réalité, servi du nom bien différent à'Eunomia, terme qu'il faut substituer à celui d'Eumenia à la page 161 du tome second de {'Histoire des Annelés.

36 ANNÊLIDES CHÉTOPODES

trouve dans chaque pied des Euménies un certain nombre de soies courtes et profondément bifurquées qui avaient échappé à M. QErsled aussi bien qu'à M. Sais. Ce caractère serait entièrement nouveau dans ce groupe.

Genre ARENICOLA Lamarck.

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