POLYNOE TORQUATA
Corpus longitudine 13'"'", latitîidine2"'"', fuscmn, linea transversali alba dorsuali pane lobum ceplialimm notatimi, segmentis 39. Elytra, paria 16, margine intégra, quatuor mferioribus exceptis paribus finibrias brevissimas gerentibus. Palpi seriatim tuberculati.
Pl. Il, fig. 3.
La P. torquata ressemble à la P. spinifera Ehlers au point d'être facilement confondue avec elle. Toutefois elle s'en distingue déjà par l'inspection des palpes, qui, au lieu d'être lisses, présentent une dizaine de rangées longitudinales de tubercules ou
papilles du tact. Le lobe céphaliquo est du reste très-semblable à celui de la P. spinifera avec deux saillies recouvertes d'une cuticule épaisse et un tubercule frontal, comme chez les Antinoé de M. Kinberg.
Les élytres sont portées par les segments 2, 4, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 28, 31, 34. Les cirres dorsaux se trouvent en revanche aux segments 1, 3, G, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26, 27, 29, 30, 32, 33, 35, 36, 37, 38, 39. Les élytres sont vaguement réniformes (3), le hile plus rapproché de l'extrémité interne (jue de l'externe. La partie interne de l'élytre est en outre beaucoup plus étroite que l'externe. Les élytres sont hsses, à bord entier, sauf les quatre premières paires dont le bord est muni de quehjues petits tubercules, soit franges rudimentaires. Toute la partie postérieure et externe de l'élytre est colorée par un pigment brun. Le reste, incolore, est recouvert par l'imbrication de l'élytre précédente. La bande blanche que nous avons signalée en arrière du lobe céphalique, provient simplement de ce que les élytres de la première paire, au lieu d'être colorées comme les autres, sont dépourvues de pigment au bord postérieur.
Les antennes et les cirres sont tous hérissés d'organes tactiles, relativement plus longs et plus grêles, mais en même temps moins rapprochés que ceux des palpes. Ils ne sont d'ailleurs pas distribués en rangées régulières comme ces derniers. Le cirre ventral est bien plus court que le dorsal et renflé à sa base. Celui du second segment pourrait être taxé de tentaculaire, car il est aussi long que les cirres tentaculaires du segment buccal, c'est-à-dire bien plus développé que les autres cirres ventraux.
Les pieds portent des soles de Polynoé normales et sont soutenus par des acicules incolores, à pointe jaunâtre. Gomme chez toutes les autres Polynoés mentionnées dans ce mémoire, le segment buccal est déjà muni de chaque côté d'un acicule et d'une ou deux soies. Je n'ai pas trouvé les rosettes vibratiles d'Ehlers chez cette espèce, à moins ([ue l'on ne considère comme telles deux fossettes, assez profondes et garnies de cils vibratiles qui sont situées près de la base du pied, l'une sur la face antérieure, l'autre sur la face postérieure. Il existe aussi un revêtement de cils vibratiles sur le côté externe de l'élytrophore.
Le système digestif n'offre rien de particulier, si ce n'est la coloration noire du cercle de papilles de la trompe. L'intestin biliaire commence au dixième segment.
J'ai eu entre les mains soit des mâles, soit des femelles adultes. Le nomlire des élytres empêche de placer cette espèce dans le sous-genre Antinoé de Kinberg.
ANNÉLIDES CHÈTOPODES