POLYNOE EXÏENUAÏA
Pulynoë exlenuata Gnxbe, Act. Echin. u. Wiirm. p. 86.
l'vlynuè plamosa Qualref. (pro parte), Hist. natur. des Ann. 1, p. 235.
Pl. II, fig. 2.
Corpus longitudine 2'""'\ latitudine 4""", fuscum, i)Ostice attenuatuni. Elytra, paria quatuordecim, margine lœvi. Segmenta ultima elytris careutia septem.
L'identification de ce ver avec la P, exlenuata que M. Grube a observée également dans le golfe de Naples, souft're une difficulté. M. Grube indique 15 paires d'élytres et je n'en ai compté que 1 Mais le reste de la description, il est vrai assez laconique, de M. Grube s'applique fort bien à notre espèce, et l'invariabilité absolue du nombre des élytres chez les Polynoés n'est pas encore suffisamment établie à mes yeux.
La tête, considérée en dessus, présente en avant une échancrure, résultant de l'existence de ces deux mêmes protubérances recouvertes d'une couche de chitine épaisse et luisante, que nous avons signalées chez la P. lorquata et qui existent chez tant d'autres espèces. Dans l'échancrure s'insère l'article basilaire de l'antenne médiane, en dessous duquel se trouve un tubercule frontal situé entre les articles basilaires des deux antennes latérales.
L'antenne médiane, les, tentacules et les cirres dorsaux sont tous cyhndriques dans les deux premiers tiers de leur longueur, point oii ils se rétrécissent brusquement pour se terminer par une pointe assez ténue. Les antennes externes {antennes médianes Grube) sont renflées à la base et s'atténuent graduellement jusqu'au sommet. Leur extrémité ne dépasse pas le niveau du rétrécissement subit de l'antenne impaire. Tous ces appendices sont colorés en brun, sauf la pointe qui est incolore. La coloration brune atteint son maximum au point du rétrécissement brusque. Les palpes (antennes externes Grube) sont non-seulement les plus gros, mais encore les plus longs de tous les appendices. Ils se rétrécissent aussi brusquement près de l'extrémité. Leur surface est lisse. Au contraire, celle des antennes et de tous les cirres, y compris les cirres ventraux, est hérissée de petites papilles tactiles. Les cirres terminaux du segment anal sont courts, n'atteignant pas le quart de la longueur des cirres dorsaux. Les cirres ventraux ne dépassent pas la pointe du pied.
Les élytres ont le bord lisse, entièrement dénué de franges; leur surface est ponctuée. Elles sont portées par les segments 2, 4, 5, 7, 9 21, 23, 26, 29. Les segments 30 à 36 en sont dépourvus et portent en revanche tous des cirres dorsaux. Le canal digestif et les éléments sexuels n'offrent rien de remai-quable.
L'iissimilalioii (jiie M. de Qualrefagcs a tenlc de l'aire de celle espèce à la P. plumosa Grb. n'a pas de Ibiidemenl. Comme M. Griibe l'a déjà foil remarquer, la P. plumosa a les ély très frangées; de là son nom. Au contraire la P. exteniiala a le bord des élylres lisse. Ce seul caractère suffirait déjà à les différencier. Mais il en est d'autres encore, d'observation tout aussi facile, comme la remarquable atténuation du corps en arrière chez la P. extenuata, etc.