‹ Les anoblis de l'EmpireChapitre 45 sur 47 · A. Georgel : Revue historique, nobiliaire et biographique · texte numérisé non relu

A. Georgel : Revue historique, nobiliaire et biographique

de 186 g, p. 40 1.

les d’Ecouen et de Saint-Denis, chevalier de la Légion d'honneur, il reçut par lettres patentes du 9 octobre i8i3, données au palais de St-Cloud, signées : Marie- Louise, rég'ente, le titre de chevalier de l’Empire avec pour règiement d’armoiries :

Parti d'argent et d'or coupé d'azur ; l'argent à la jambe de carnation coupée au-dessus du genou; l'or au serpent se mordant la queue en cercle , de sinople , accompagné en cœur d’une étoile d'azur; l'azur au canon sur son affût contourné d'argent, flanqué de deux piles de boulets du même, celle à dextre de trois, celle à senextre de six, le tout soutenu de sinople; fasce de gueules au signe des chevaliers légionnaires 1 brochant sur le tout.

Pour livrées : les couleurs de Vécu , le vert en bor dure seulement 1 2.

Yvan.

Alexandre-Urbain Yvan naquit à Toulon le 18 avril 1765. Ancien chirurgien ordinaire du Roi, chirurgienadjoint de l’hôtel impérial des Invalides et de la maison de l’Empereur, il fit presque toutes les campagnes de i8o4 à 1 8 1 5 . C’est lui qui à Ratisbonne, en 1809, pansa Napoléon blessé à la cheville droite par une balle morte; nous le retrouvons ensuite avec Larrey et Paulet au chevet du maréchal Lannes le soir de la bataille d’Essling. Yvan se prononça contre toute intervention ; l’opinion contraire de ses deux confrères prévalut et le duc de Montebello subit l’amputation de la jambe gauche. On connaît les suites ; le malade mourut huit jours après avoir reçu sa blessure, sans doute de septi-

1. Archives de médecine militaire, 1892 à 1899 : article Conseil de santé.

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