B.— CAS OU LE RYTHME:EST ANORMAL
Toutes les variétés de troubles rythmiques peuvent s’accompagner d’altérations e. c. graphiques du complexe ventriculaire fondamental (2).
Nous n’envisagerons ici que les éventualités les plus fréquemment rencontrées en électrocardiographic clinique.
19 TROUBLES DE LA CONDUCTIBILITÉ AURICULO- VENTRICULAIRE
Que lon considère la dissociation auriculo-ventrieulaire complète ou incomplète avec bradycardie, ou les altérations plus frustes de la conduction auriculo-ventriculaire avec pouls régulier et souvent de fréquence normale : bloc partiel ou simple allongement permanent du temps de conduction, il n’est pas rare de rencontrer des atypies du complexe ventriculaire électrique réalisant l’un des multiples aspects que nous venons de décrire.
20 RYTHMES TACHYCARDIQUES RÉGULIERS
Dans les tachycardies à type sinusal et plus généralement à type supra-ventriculaire, le complexe ventriculaire de l’e. ce. g. est parfois altéré, mais il s’agit là, en réalité, d’une rare occurrence. Àu contraire, les tachycardies, à type ventriculaire, que Pon peut d’ailleurs considérer comme la sommation d’extrasystoles ayant la même origine ventriculaire, comportent toujours des anomalies de l’ensemble du complexe QRST. Le groupe QRS est élargi, encoché, l'intervalle ST très diminué et Ponde T souvent opposée en direction à la déflexion principale, R ou S, qui indique une prépondérance électrique ;
(1) L’anomalie du rythme est considérée ici dans son sens le plus général, en particulier nous y compreno:s l'allongement du temps de conduction AV objectivé sur les tracés e. c. graphiques par l’élargissement de l’espace PQ.
(2) L’atypie des complexes ventriculaires extrasystoliques, isolés, ne rentre pas dans le cadre de cette étude.
LES COMPLEXES VENTRICULAIRES ATYPIQUES 15
l'aspect réalisé présente done de nombreuses analogies avec celui du bloc des branches. D’autres fois, les complexes ventriculaires tout en gardant un profil comparable, alternent régulièrement de sens, de telle sorte qu’à une déflexion principale de S unie à un T positif, succède dans le complexe suivant une déflexion principale de R unie à un T négatif : un dextrogramme faisant suite à un levogramme.