‹ Les Anomalies Du Complexe Ventriculaire ÉlectriqueChapitre 35 sur 89 · EN ER · texte numérisé non relu

EN ER

a) Sexe, âge : 16 sujets du sexe féminin, 15 du sexe masculin ; âge moyen 43 ans 6 /10 ; le plus vieux, 73 ans ; le plus jeune, 6 ans.

b) Diagnostics cliniques :

—- Myocardite chronique avec hypertension....... 2, =1,6,49% — Myocardite chronique sans hypertension........ 6 = 19,3%:9% "Insuffisance mitrale/OrSanique "NN 3 —\ 9,6% ==) Rétrécissement Amitral cree Eee 2: = 7160 49% =—— Double lésioneniitraless SC VR re ER E 3 — 9, De LS YDHLIS SL AOTÉE SERRE ARR PT RER e 2u=#56409%6 = Ansuffisantes-CATUO-TEnAle ESS RSA 1200 ee ANSOFSONCAITE PT RER TRE ER EEE 1=%19,2594 — Insuffisance cardiaque des pulmonaires et GINDEUR SRE M ne CIE EURE TS NN RO CE 2.=-.6,4:9 = CArdiOpDArie CONSÉMEAIC RP Ce 1 = 9922 — Pancardite rhumatismale chronique........... 1. = NS 20 ——\DiIVers MEMVxOÉdeMeEr Re PREND ET RE UIS L =. :3,2:% Rhumatisme articulaire aigu.......... 2—= 6,4, MuberculoseDuIMOonaITe PPrEPAERERE EE 1= 32% Pleurésie TUbDerCUleUSC AR RPC RE 1:= 32292 Cancer du pancréas (stade ultime)...... LE 758,297 GEAR RER ET ec LP EE 1 = 53,2% c) Symptômes :

— Insufjisance cardiaque dans 19 cas — 61,2 %, peu accentuée 10 fois ; nettement caractérisée, du type asystolique 9 fois. — Hypertension systolique 2 fois — 6,4 %, detéem à 20/Cm inclus SA 1RcCAS de 20*cmma024 cmwinclus MAC as — Manifestations angineuses dans 4 observations = 12,9 9,

typiques 1 fois, atypiques ou frustes 3 fois.

— Bruit de galop constaté chez 1 malade =

d) Syphilis certaine dans 2 cas, soit 6,45 %

Pronostic

12 malades ont été suivis :

1° 8 sont morts du fait de leur cardiopathie, dans un délai moyen de 10 semaines 7, compté depuis notre première constatation du trouble e.c. graphique en question.

1 est mort de tuberculose aiguë ; 1 autre de cancer du pancréas.

20 2 malades ont survécu et la survie moyenne calculée d’après le même critère est de 62 semaines 5.

De ces 2 malades 1 est amélioré cliniquement et l’autre est dans un état stationnqire (i).

3° Sur les 12 malades suivis, 8 sont décédés du fait de leur cardio-

pathie, soit une mortalité de 66,66 %..

49 Association de plusieurs altérations simples dd QRS en une ou plusieurs dérivations, à l’exception de D3 seule, sans autres troubles du complexe ventriculaire.

- Fréquence :

6 cas : soit 9,2 % des e. c. g. avec. altérations isolées, 1,3 %% des atypies significatives, et 0,6 %, de la statistique d'ensemble.

Modifications graphiques accessoires :

a) Prédominance électrique :

2 fois prédominance droite... — 33,3 %.

2 fois prédominance gauche... — 33,3 %.

2 fois absence de prédominance — 33,3 %,.

b) Troubles auriculaires: 2 fois fibrillation associée. Etude clinique a) Sexe, âge: 3 sujets du sexe féminin, 3 du sexe masculin. Age

moyen : 99 ans 6/10 ; le plus vieux, 74 ans ; le plus jeune, 50.

b) Diagnostics cliniques :

__Myocardite chronique sans hypertension..." ere. o = See AE (ONE MERS ENICE CARO) PO ER ENONCE 2 IS DS AN CC MCARUIO LÉ AlC EEE EC nr Cri Me ere 1

ec) Symptômes :

—— Insufjisance cardiaque dans 3 cas, peu accentuée 2 fois ; nettement caractérisée, du type asystolique 1 fois.

(1) Chez les deux seuls survivants, le bas voltage a été transitoire et si nous ne tenons pas compte de ces deux cas, la mortalité s’élève à 80 %.

— Hyperlension systlolique en aucun cas.

— Manifestations angineuses dans 2 observations, typiques 1 fois, atypiques ou frustes, 1 fois. À

— Bruit de galop constaté chez 1 malade.

ad) Syphilis certaine dans 3 cas, soit 50 %,.

Pronostic :

5 malades ont été suivis :

1° 2 sont morts du fait de leur cardiopathie, dans un délai moyen de 149 semaines 5, compté depuis notre première constatation du trouble e. c. graphique en question.

20 3 malades ont survécu et la survie moyenne calculée d’après le même critère est de 63 semaines 3.

De ces 3 malades, 1 est amélioré et 2 sont dans un état stationnaire.

30 Sur les 5 malades suivis, 2 sont décédés du fait de leur cardio-

pathie, soit une mortalité de 40 Ch): <

10) L’élargissement de Q RS d’une part, l’épaississement en masse ou les accidents localisés de ce groupe d’autre part, lorsqu'ils se montrent en dehors de toute autre atypie du complexe ventriculaire ne paraissent avoir, d’après les résultats de notre statistique, aucune signification pronostique péjorative ; en vérité, la rareté relative de ces anomalies à l’état isolé, et le nombre restreint des cas que nous avons pu réunir, ne nous permettent aucune conclusion définitive. Remarquons simplement, dans toutes nos observations, la coexistence d’une cardiopathie, et retenons la fréquence insolite de la syphilis concomitante.

Neuhof considère l’élargissement du sommet R comme un signe de myocardite, il ne l’a jamais observé dans les simples lésions valvulaires accompagnées ou non de dilatation du cœur. Quant aux accidents localisés de Q RS, ils ont exceptionnellement été étudiés dans leur état de pureté ; toutefois il apparaît à la lecture des faits recueillis par Wedd, Heard et Hein, Willius,

(1) Parmi ces six observations, cinq comportaient des e. c.g.où se voyait l’association d’un élargissement de Q RS et d’un accident localisé, la sixième présentait en plus un bas voltage. Si nous ne tenons pas compte de ce dernier cas qui fut mortel Ia mortalité s’abaisse à 25 9.

Mosler et Sachs, que la plupart de ces auteurs les tiennent pour un signe de cardiopathie grave, comportant un proncstic réservé.

20) Le bas voltage du groupe Q RS, qui s’associe d’ailleurs dans la majorité des faits, à un bas voltage de l’onde T, semble avoir une signification plus précise. La constatation de ce trouble, en une seule ou en plusieurs dérivations, doit conduire à formuler un pronostic de haute gravité, puisque, à ne tenir compte que des cas dans lesquels le bas voltage est durable, la mortalité s’élève à 80 %, dans un délai moyen de dix semaines.

L'étude des observations nous montre, en outre, que la plupart des types cliniques sont représentés et que l’anomalie en question a été parfois constatée indépendamment de toute cardiopathie évidente. Les diagnostics de myocardite chronique sans hypertension se retrouvent ici avec une grande fréquence, par contre les cas d’aortite, d'insuffisance cardio-rénale sont exceptionnels. En opposition avec les autres atypies du complexe ventriculaire, le bas voltage se rencontre avec une assez forte proportion dans les lésions valvulaires d’origine endocarditique et notamment dans les lésions mitrales. Il apparaît donc que la diminution de l'amplitude du groupe Q R $S appartient davantage à l'insuffisance totale du cœur qu'à la seule insuffisance du ventricule gauche. La rareté relative de lhypertension artérielle, des manifestations angineuses et du bruit de galop, en regard du grand nombre de cas où la défaillance cardiaque était évidente (61,2 %) souligne cette constatation.

Cependant Sprague et White, Thacher et White, Burnett et Piltz, Willius et Killins qui se sont attachés à l’étude du bas voltage des tracés, ont observé ce trouble en dehors des cardiopathies proprement dites, non seulement chez les myxoédémateux et plus généralement chez les hypothyroïdiens, où il est habituel (Thacher et White), mais encore dans des états pathologiques divers et en particulier chez certains tuberculeux (Burnett et Piltz). Par ailleurs, Oppenheimer et Mann ont été frappés de la fréquence avec laquelle les tracés recueillis chez des malades présentant un abondant épanchement du péricarde, offraient l’aspect considéré. Parallèlement, Schleiter, Gager, Master et Pardee ont vu augmenter l'amplitude des

complexes, après ponction, dans quelques cas de péricardite Hquidienne. -

D'un autre côté, Master étudiant les €. €. g. enregistrés au cours de 7 cas de pneumothorax, spontané ou artificiel, a relevé l’existence d’un bas voltage dans + cas. Nous-même avons constaté l’écrasement des complexes, sans autre anomalie surajoutée, chez un sujet atteint de lymphogranulomatose à forme médiastinale.

De l’ensemble de ces faits, il résulte qu’il est probable que la plupart des affections qui peuvent modifier la dynamique cardiaque par leur voisinage immédiat, sont susceptibles de provoquer une diminution de l’amplitude des tracés e. c. graphiques. Nous avons recherché plus particulièrement l’existence du «bas voltage» chez ceux d’entre nos cardiaques qui présentaient des syndromes péricardiques ou pleuraux. Les résultats sont consignés ci-dessous.

19 ÆEpanchements péricardiques: 5 cas.

Prédominance droite : 1.

Prédominance électrique Prédominance gauche : 2. Absence prédominance :

Bas voltage dd Q RS dans 4 cas — 80 %,.

1 fois en D1 seul.

fniois entDiret Da MOIS I SD 2 Tete

29 Epanchements péricardiques associés à des épanchements pleuraux: 9 cas.

Prédominance droite : 2.

Prédominance électrique Prédominance gauche : {. | Absence prédominance : 3.

Bas vollage dans 4 cas = 44 %,.

1 fois en Di seul.

1 fois en D2 seul.

2stoisten DIN 2#etmI0S

39 Epanchements pleuraux : 41 cas.

Prédominance droite : 9.

Prédominance électrique Prédominance gauche : 22, Absence de prédominance : 10.

Bas voltagesdans Areas, —= 43,9 9%,

49 Pericardites sèches el symphyses péricardiques : 16 cas.

Prédominance droite : 5.

Prédominance électrique ) Prédominance gauche : 6. Absence prédominance : 5.

Bas voltage dans 4 cas — 25 %.

1 fois en D1 seul.

MOISRCNND IE MDP DS:

50 Pericardites sèches associées à un épanchement pleural : 2 cas.

Prédominance droite : 0.

Prédominance électrique Prédominance gauche : 1. Absence de prédominance : 1.

Bas voltage dans les deux cas — 100 %.

PMOISenS DID? ACADS

Nos observations confirment celles de Oppenheimer et Mann, en ce qui concerne la fréquence du bas voltage au cours des épanchements péricardiques. En outre, il apparaît que cette modification des complexes coïncide souvent aussi avec l’existence d’un épanchement pleural, alors même que le péricarde est libre. Il convient cependant de faire remarquer que la plupart de nos observations ont trait à des malades en état d'insuffisance cardiaque et qu’il nous est impossible d'affirmer que le bas voltage, lorsqu'il se montrait, n’était pas sous la dépendance de la lésion cardiaque concomitante. Ainsi, en lPabsence d’une étude plus systématique, et de documents plus nombreux concernant l’aspect des tracés au cours des épanchements pleuraux ou péricardiques, non associées à des ‘ardiopathies proprement dites, ne peut-on formuler de conclusions définitives sur le rôle respectif desdites affections. dans le déterminisme du trouble considéré.

Aussi, quelle que soit la pathogénie de cette altération particulière de l’e. e. g., il n’en demeure pas moins que sa présence, chez un cardiaque avéré, implique dans la règle, une grande sévérité du pronostic, puisque nous relevons pour nos cas une mortalité de 66,6 %, dans un délai moyen de 10 semaines. Les chiffres de Sprague et White accusent une mortalité certaine de 44 % et une mortalité probable de 61,7 % ; ceux de Hepburn et Jamieson, une mortalité de 67,6 % avec une survie moyenne de 6 mois ; nos résultats sont pleinement confirmatifs.

Signalons cependant que Willius et Killins ne sont pas convaineus de l’importance pronostique des tracés de bas voltage, lorsque cette anomalie demeure isolée.

Page 1