‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 135 sur 177 · ANOMALIES DU MUSCLE PLANTAIRE GRÊLE · texte numérisé non relu

ANOMALIES DU MUSCLE PLANTAIRE GRÊLE

Le muscle plantaire grêle prend naissance, en haut, sur la partie la plus élevée du condyle externe, sur la capsule de l'articulation du genou et aussi sur le tendon d'origine du jumeau externe. Les faisceaux charnus qui proviennenl de ces divers points d'insertion se condensent en un petit corps musculaire, affectant la forme d'un triangle, lequel descend dans le creux du jarret et se termine, après un trajet qui varie entre 5 et 12 centimètres, sur un tendon aplati et fort mince. Ce tendon, obliquant un peu en bas et en dedans, se dégage de la nappe celluleuse comprise entre le soléaire et les jumeaux, vient se placer le long du bord interne du tendon d'Achille et, cheminant alors avec ce dernier tendon, il vient se perdre soit sur le calcanéum, soit dans le tissu cellulaire de la région du talon. Très fréquemment encore il se fusionne avec le tendon d'Achille, avant d'atteindre la région calcanéenne.

§ L — Interprétation générale des variations du petit palmaire. — Nous avons déjà vu (p. 440), à propos du membre thoracique, que les faisceaux musculaires qui s'étalent à la surface de flexion de l'avant-bras devaient être considérés, au point de vue le plus général, comme formant un même système

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anatoraique le Pronato-flexor mass de Humpliry, plus ou moins indivis dans quelques Vertébrés inférieurs, décomposable chez l'homme en trois groupes ou secteurs : un secteur interne ou cubital, un secteur externe ou radial et un secteur intermédiaire.

De même les différents muscles qui constituent, par leur groupement, la masse charnue de la région postérieure de la jambe se rattachent, tant au point de vue anatomique qu'au point de vue physiologique, à un même système, le Pronato-flexor mass de la jambe présentant, avec celui de l'avant-bras les plus grandes analogies. Comme ce dernier, nous pouvons le considérer comme une vaste lame musculaire étalée, depuis le fémur jusqu'à l'extrémité des orteils, sur tous les leviers osseux de la jambe et du pied, jetant sur ces différents leviers des faisceaux destinés à les mouvoir, et leur empruntant en même temps de nouveaux faisceaux qui la renforceront et viendront se terminer sur des points plus éloignés.

Une pareille synthèse qui paraîtrait purement théorique si on n'envisageait que les Mammifères, se trouve réalisée chez quelques Vertébrés inférieurs, notamment chez le crytobranche, dont le système musculaire a été étudié avec tant de discernement par le professeur Humphry. Dans cette espèce, en effet, le Pronato-flexor mass, tant sur l'avant-bras que sur la jambe, se présente à l'analomiste sous la forme d'une masse à peu près indivise, et les homologies sont au premier coup d'œil évidentes entre le groupe musculaire du membre thoracique et legroupe musculaire du membre pelvien. Si, chez l'homme, les homologies sont plus difficiles à établir entre les muscles de la jambe et ceux de l'avant-bras, cela tient à une division très multipliée du Proiiato-flexor mass, et aussi à un mode de différenciation bien dissemblable dans l'un et dans l'autre membre, mode de différenciation toujours en rapport avec les fonctions des extrémités.

Deux conditions surtout tendent à accentuer les différences entre la morphologie des muscles de l'avant-bras et ceux de la jambe : c'est, d'une part, l'abolition à la jambe des mouvements de pronalion, qui sont si étendus à l'avanl-hras, et d'au-

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tre partie développement, à la partie postérieure du pied, de la saillie du calcanéum. L'abolition des mouvements de pronation supprime du même coup les muscles pronateurs, en tant que muscles distincts; la saillie du calcanéum agit surtout en offrant à certains faisceaux musculaires une surface d'insertion très large et en sectionnant ainsi en deux portions, par suite d'insertion secondaire, des muscles étendus primitivement et sans interruption aucune jusqu'aux orteils. Ces deux faits, l'un physiologique, l'autre d'ordre anatomique, jettent, on le conçoit, une perturbation profonde dans la morphologie spéciale des muscles postérieurs de la jambe. Il est pourtant possible, à l'aide d'une étude analytique sérieuse, de déceler les analogies au milieu des différences, de rapprocher ainsi deux régions anatomiques où tout en apparence est dissemblable et finalement de retrouver dans celle-ci tous les muscles qui existent dans celle-là.

Pour me borner ici au plantaire grêle, je n'hésite pas à voir en lui l'homologue au membre pelvien du palmaire grêle de l'avant-bras. Tout conspire en faveur d'une pareille assimilation : le plantaire grêle se détache du condyle externe ; le palmaire grêle prend naissance sur l'épitrochlée homologue du condyle externe du fémur; le plantaire grêle est un tout petit muscle se jetant, en un point voisin de son origine, sur un tendon aplati et mince; il en est de même du petit palmaire. Ce dernier est un des muscles superficiels de l'avant-bras; le plantaire grêle également fait partie de la couche superficielle de la jambe. On m'objectera peut-être que le petit palmaire se termine en bas sur le ligament palmaire, et par son intermédiaire sur les premières phalanges des doigts, tandis que le plantaire grêle, se confondant le plus souvent avec le tendon d'Achille, s'arrête au calcanéum. Cette objection est absolument sans valeur : l'insertion du plantaire grêle au calcanéum est une insertion secondaire ou consécutive; sa terminaison réelle ou primitive a lieu sur l'aponévrose plantaire, comme on l'observe normalement chez un grand nombre d'animaux et anormalement chez l'homme lui-même; l'aponévrose plantaire étant

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manifestement l'homologue direct de l'aponévrose palmaire, et se terminant, comme cette dernière, sur les premières phalanges des orteils, on voit que les insertions inférieures du petit palmaire et du plantaire grêle sont absolument identiques.

Il est encore, entre ces deux faisceaux musculaires, une autre analogie, c'est leur degré d'atrophie chez l'homme. Primitivement, le palmaire grêle, dont l'aponévrose palmaire n'est que le tendon épanoui, peut être considéré comme un fléchisseur sous-cutané des doigts, plus superficiel que le fléchisseur appelé sublime. De même le plantaire grêle, qui a pour tendon l'aponévrose plantaire, est un fléchisseur sous-cutané des orteils placé entre les téguments et le court fléchisseur plantaire, homologue du fléchisseur sublime de l'avant-bras.

Les quelques considérations qui précèdent nous permettent d'entrevoir d'avance, et en même temps d'interpréter les variations anatomiques que peut présenter le plantaire grêle dans l'espèce humaine; elles rappellent merveilleusement ici celles du petit palmaire :

1° Organe rudimentaire, en voie de disparition graduelle, il nous apparaîtra comme essentiellement mobile dans sa morphologie et surtout dans son développement ; il pourra nous présenter toutes les formes intermédiaires, depuis le type classique du muscle jusqu'à sa transformation fibreuse ou même sa disparilion complète.

2° Dans un ordre inverse de faits, le plantaire grêle pourra, retournant à ses fonctions premières, se continuer plus ou moins avec le ligament plantaire dont l'a isolé le calcanéum.

3" Portion intégrante du a pronato-flexoi'mass » il pourra en posséder tous les caractères dans ses insertions supérieures et se détacher, comme lui, soit du ligament postérieur de l'articuculation du genou, soit de la surface postérieure des deux os de la jambe.

4" Pour les mêmes raisons, il pourra présenter avec les différentes autres portions du « pnonator-flexor mass » des connexions plus ou moins intimes. Attendons-nous donc à le voir : oc) recevoir des muscles voisins un faisceau additionnel ; /3j se

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détacher en totalité cle leur corps charnu, se fusionner complètement avec eux et disparaître comme muscle distinct.

5" Portion différenciée du a pronato-flexor massy>, le petit palmaire, enfir]^ pourra devenir double par différenciation similaire d'un nouveau faisceau de cette masse commune ; lo faisceau surnuméraire pouvant présenter à son tour tous les caractères de mobilité du faisceau principal.

Toutes les anomalies du petit palmaire sont là : il ne me reste plus qu'à donner des faits. Je les résumerai le plus brièvement possible; mais je veux auparavant rappeler quelquesunes des dispositions qu'affecte chez l'homme le plantaire grêle, dispositions que nous retrouverons du reste, pour la plupart, chez l'homme.

% II. — Anatomie comparée. — 1'' Chez le 'porc, d'après . Meckel, le plantaire grêle est confondu avec le gastrocnémien interne et se porte en partie sur le calcanéum, en partie aux %^ et 3® orteils. De même chez le phoque (Humphry), le plantaire grêle n'est qu'une portion du jumeau externe, avec lequel il reste confondu dans une certaine étendue; mêmes connexions chez le koala (Young), chez Vunau, chez \q 'pangolin, chez le fourmilier (Humphry).

2° Dans cette dernière espèce, Meckel fait naître le plantaire grêle du péroné; est-ce là une simple variation individuelle?

3° Le même anatomiste décrit au plantaire grêle des Loris deux faisceaux d'origine : un premier faisceau qui provient du fémur et un deuxième faisceau qui se détache du tibia.

4° Chez l'é/ëp/mn^ des Indes (Miall et Greenwood), le plantaire grêle se termine sur l'aponévrose plantaire. Il en est de même chez les Ruminants et chez la plupart des Carnassiers. Chez le chai (Strauss-Durckheim), le muscle plantaire grêle (fusiformis) se termine sur l'extrémité postérieure du court fléchisseur, qui s'insère sur lui et non sur le calcanéum. Par cette connexion est engendré un muscle digastrique qui s'étend du condyle externe du fémur à la deuxième phalange des orteils : une pareille disposition a déterminé certains anatomisles à assimiler

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les deux muscles et à ne considérer le plantaire grêle que comme la portion jambière du court fléchisseur ou fléchisseur perforé. Je n'accepte pas, pour ma part, cette interprétation : en me basant tout d'abord sur la morphologie c^es fléchisseurs antibrachiaux, je considère le plantaire grêle (homologue du petit palmaire) comme un muscle propre et complet, s'étendant par l'intermédiaire du ligament plantaire jusqu'aux premières phalanges des orteils (voir p, 441); je considère aussi le court fléchisseur plantaire comme un muscle propre et complet, préposé à la flexion des deuxièmes phalanges, et dont les insertions d'origine seraient descendues au calcanéum. Nous avons vu, au membre thoracique, le fléchisseur perforé des doigts prendre naissance sur le carpe, normalement chez quelques Vertébrés inférieurs et anormalement chez l'homme lui-même.

Cette manière de voir me paraît confirmée par la disposition anatomique que nous présentent certains Carnassiers, notamment Vours et le coati : « Chez le coati, ditMeckel, le plantaire grêle se continue bien, en passant par dessus le calcanéum, avec l'aponévrose plantaire ; mais il nest nullement en rapport avec le court fléchisseur commun; celui-ci est un muscle propre, mince et fort allongé qui s'étend du calcanéum à tous les orteils, le premier excepté. » Chez VUrsus americanus, j'ai rencontré un plantaire grêle aussi volumineux que les deux jumeaux réunis; il s'insérait, en haut, au-dessous et en dedans du jumeau externe sur la partie postérieure du condyle externe. Au tiers inférieur de la jambe, il se jetait sur un tendon cylindrique, lequel glissait sur la face interne du calcanéum et venait se confondre en s'élargissant avec l'aponévrose plantaire. Quant au fléchisseur perforé, il se détachait isolément de la face inférieure du calcanéum.

4° Dans l'ordre des Primates, les Singes inférieurs possèdent un plantaire grêle bien développé et se terminant dans l'aponévrose plantaire. Quant aux Anthropoïdes, ils n'en présenteraient aucune trace, si je m'en rapporte au tableau détaillé que Bischoff a annexé à sa monographie du gibbon. Mais c'est là une opinion très exclusive, comme l'a reconnu plus tard, du

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reste, le savant professeur de Munich. Le plantaire grêle a été en effet rencontré chez le chimpanzé par Vrolik, Sandifort, Huxley, Humphry, Macalister, Wilder, Brûhl et Bischoff luimême. Sur mon sujet, j'ai trouvé un plantaire grêle réduit à un petit faisceau de 2 centimètres et demi de longueur et dont le tendon se perdait dans le jumeau interne, avant d'avoir atteint le bord interne des gastrocnémiens. Il faisait défaut chez les sujets disséqués par Gratiolet et Alix, Traill et Embieton. Ce muscle peut manquer chez Xorang : parmi les individus de ce groupe qui l'ont présenté, je ne connais que celui de Sandifort. Aucun anatomiste enfin n'a signalé, que je sache, le plantaire grêle chez le gibbon et chez le gorille.

§ m. — Anatomie anormale. — Les variations anatomiques observées jusqu'ici chez l'homme peuvent être ramenées aux cinq chefs suivants :

1° Faisceau surnuméraire naissant du fémur (plantaire grêle biceps).

— Le muscle plantaire grêle, entièrement conforme d'ailleurs à la description classique, reçoit parfois en un point plus ou moins rapproché de son origine, un faisceau dit de renforcement. Ce faisceau surajouté, qui fait du muscle plantaire grêle un vrai biceps, peut se détacher : c.) du ligament postérieur de l'articulation du genou (faits de Hall, Wood, Gruber, Smith, Hovi'se et Davies-CoUey); (3) du fémur, à 3 centimètres au-dessus du condyle externe (fait de KôUiker).

Cette anomalie peut du reste être unilatérale ou s'observer des deux côtés du corps.

2° Formes incomplètes du plantaire grêle. — Je désigne SOUS

ce titre des muscles disparus dans une partie de leur longueur, c'est-à-dire prenant naissance au-dessous du condyle externe pour aboutir au calcanéum ou bien se détachant du condyle externe, comme d'habitude, mais sans atteindre l'os du talon. Son insertion d'origine a été constatée : a) sur le bord interne du tibia par Sandifort en 1769, et tout récemment par Bankart, Pye-Smith et Philips; /3J sur l'aponévrose du muscle poplité par Hyrtl ; y) sur le péroné, entre le long péronier et le long

fléchisseur du pouce, par Macalister; §) sur l'aponévrose de la jambe, par Meyer. Macalister signale ce dernier faisceau sous le nom de « tenseur de l'aponévrose de la jambon. Meckel, qui lui accorde également une mention dans son traité d'anatomie humaine, le considère à tort comme l'homologue du palmaire cutané, avec lequel il ne présente pourtant aucune ressemblance. C'est bien évidemment un plantaire s,rè\e incomplet qui, au lieu de remonter au fémur, se serait arrêté à l'aponévrose et y aurait pris ses insertions. Le palmaire cutané est situé dans une région ditférente et se comporte d'une façon tout autre.

Quant à sa terminaison, on l'a vue se faire : ac) sur la couche celluleuse comprise entre le soléaire et les jumeaux (Macalister); /3j sur le ligament annulaire interne (Brown); y) dans le tissu cellulaire qui entoure le tendon d'Achille (Macalister et moimême); $J entre le calcanéum et la malléole interne (Sandifort).

3° Absence du muscle. — Elle est signalée par tous les analomistes. D'après Meckel elle serait même plus fréquenle que celle du petit palmaire, son homologue au membre Ihoracique. Ganlzer et Wood professent une opinion contraire. Il y avait là une question à résoudre par une bonne statistique; elle nous a été donnée en 1867 par Macalister, dont les recherches tendent à démontrer que l'absence du plantaire grêle est à l'absence du petit palmaire comme 1 est à 3.

4° Fusion avec quelques muscles voisins. — a) J'ai déjà dit plus haut que certains faisceaux musculaires, détachés du soléaire et insérés en bas sur le calcanéum, devaient être considérés comme des variétés du plantaire grêle. /3) J'en dirai tout autant des faisceaux similaires qui, fixés en bas soit au calcanéum, soit au tendon d'Achille, prennent naissance, en haut, sur la face profonde des jumeaux, du jumeau externe principalement, y) Enfin, nous pouvons également rattacher au plantaire grêle d'autres faisceaux qui émanent de la masse soit du fléchisseur commun, soit du fléchissseur propre du gros orteil et dont les insertions inférieures rappellent entièrement celles du plantaire grêle. Nous ^devons cependant, à propos de ces derniers faisceaux, faire quelques réserves. Nous verrons.

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dans un article ultérieur, que les longs fléchisseurs des orteils reçoivent parfois un accessoire remonté à la jambe (long accessoire), où il prend naissance soit sur le tibia, soit sur le péroné, soit sur les corps musculaires de la région. Il me paraît donc rationnel de rattacher à cette formation singulière, plutôt qu'au plantaire grêle, certains faisceaux qui, émanant du tibia, du péroné, des fléchisseurs, viendraient s'attacher en bas sur le calcanéum, non plus à côté du tendon d'Achille, mais plus en dedans et plus profondément sur la face interne et, sous l'aponévrose plantaire, dans le voisinage des origines de la chair carrée de Sylvius.

C'est vraisemblablement au plantaire grêle qu'il faut rapporter le petit muscle observé par Linhart en 1846, prenant naissance sur l'aponévrose des fléchisseurs et venant se fixer sur le calcanéum. Il devait très probablement envoyer aussi quelques expansions sur la bourse séreuse située entre le tendon d'Achille et le calcanéum, car Macalister décrit ce faisceau singulier sous le nom de « tenseur de la membrane synoviale du tarse » . Portai a signalé depuis bien longtemps ces connexions du tendon du plantaire grêle avec la bourse séreuse précitée, qu'il élèverait en haut par les contractions du muscle.

5° Insertion du plantaire grêle sur l'aponévrose plantaire. —

Je n'ai observé jusqu'ici que les deux dispositions suivantes : oc) Le plantaire grêle, plus volumineux que d'habitude prend naissance, comme à l'état normal, sur le condyle externe du fémur et se jette au-dessous des jumeaux sur un tendon, lequel se porte vers le calcanéum en longeant le bord interne du tendon d'Achille; à 3 centimètres au-dessus du talon, il se divise en deux faisceaux : le faisceau externe se confond avec le tendon d'iVchille, le faisceau interne, continuant son trajet descendant, vient se confondre avec le ligament plantaire. (S) Même disposition, avec cette variante que le faisceau de bifurcation externe se porte directement sur le calcanéum, tandis que le faisceau interne, s'élargissant en éventail, vient se continuer avec le ligament plantaire.

Des faisceaux analogues « tensores fasciœ plantaris » peuvent

se délacher, au-dessous du condyle externe, soit des éléments fibreux ou musculaires de la jambe, soit des os de la région. Wood en a observé un très bel exemple (insertion sur le péroné), en i8G7, dans les salles de dissection de Kiiuj s-College ; tout récemment encore M. Anderson nous en a fourni un nouveau cas : c'était un faisceau surnuméraire {tibio-tarsalis de l'auteur) long de 12 centimètres, large de 2 seulement, qui se détachait en haut de la ligne oblique du tibia et venait se terminer, en bas, à la fois sur le côté interne du calcanéum et sur l'aponévrose plantaire.

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