MUSCLE LONG PÉRONIER LATÉRAL
fusionnés avec le péronier antérieur, au lieu de se réunir avec le court péronier latéral, comme cela se produit d'ordinaire. Nous avons déjà vu, dans l'histoire des variations anatomiques des extenseurs digitaux, quelques déplacements analogues.
3° Sur l'espace interosseux et sur le cinquième métatarsien. — Ce
ne sont là que deux variations des dispositions précédentes : le prolongement plialangien, au lieu de poursuivre son trajet jusqu'aux phalanges du orteil, s'est arrêté sur le métatarsien correspondant et y a pris une insertion dite secondaire, etc. Du reste, entre l'insertion phalangienne etl'insertion métatarsienne on trouve tous les intermédiaires : c'est ainsi que j'ai vu plusieurs fois le prolongement digital, dont il est question, se confondre avec le tissu fibreux qui recouvre en arrière l'articulation métatarso-phalangienne.
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ARTICLE II
ANOMALIES DU LONG PÉRONIER LATERAL.
Les faisceaux charnus du muscle long péronier latéral prennent naissance en haut : sur la partie antérieure de la tête du péroné, sur le tiers supérieur de la face externe de cet os, sur
les cloisons aponévrotiques qui les séparent en avant et en arrière des groupes musculaires voisins, et enfin sur. la face profonde de l'aponévrose jambière. Un tendon long et volumineux, déjà constitué dans la moitié supérieure de la jambe, recueille ces divers faisceaux. Continuant le trajet du muscle, il se porte d'abord en bas, derrière la malléole externe; il la contourne, glisse sur la face externe du calcanéum et s'engage finalement dans la gouttière cuboïdienne pour atteindre l'extrémité postérieure du premier métatarsien où il se fixe. Il n'est pas utile, à mon avis, de décrire à ce muscle deux faisceaux d'origine, comme le fait Theile, qui désigne sous le nom de tête supérieure ou externe la portion du muscle qui est située au-dessus du nerf musculo-cutané, réservant celui de tête inférieure ou postérieure à la portion du long péronier qui est placée au-dessous.
Je n'ai jamais rencontré, pour ma part, une division assez prononcée pour justifier une pareille description.
§ I, — Union du long: péronier latéral avec le court péronier latéral. — Il n'est pas toujours possible d'isoler entièrement, sur la face externe du péroné, les faisceaux respectifs des deux péroniers latéraux. Macalister signale entre l'un et l'autre de ces muscles des faisceaux anastomotiques. Mais à cela se borne l'anomalie; la différenciation des deux péroniers latéraux est un fait anatomique constant chez l'homme. En fait de fusion complète de ces deux muscles, je ne connais que le cas de Ringhoffer; encore a-t-il été observé sur un membre déformé, ce qui lui enlève une partie de sa valeur. Nous savons que chez quelques Mammifères, notamment chez le cheval, les deux péroniers sont confondus en un muscle unique.
§ II. — Insertion supérieure remontée au fémur. — Le cas
de Ringhoffer est encore le seul fait connu, relatant une pareille disposition. Les deux péroniers réunis en un muscle unique, comme je viens de le dire, se détachaient du condyle externe du fémur et venaient se terminer, en bas, en partie sur la face externe du calcanéi]m, en partie sur l'aponévrose