DISSECTIONS DE SUJETS NÈGRES
se heurtent à une difficulté nouvelle qu'il n'est pas facile d'éluder : la difficulté de se procurer des sujets d'étude. Les corps de nègres qu'on envoie des pays étrangers dans nos laboratoires, morts souvent depuis plusieurs mois, nous arrivent généralement dans un état de décomposition qui en rend la dissection impossible. Et, d'autre part, les explorateurs qui vont étudier surplace les races exotiques, peuvent bien prendre des mensurations, photographier des types, recueillir des documents détaillés sur les formes extérieures, la coloration de la peau, des yeux et des cheveux; il ne leur est pas loisible de disséquer les %00 à 250 muscles qui entrent dans la constitution anatomique de l'homme.
Nous en sommes réduits, dans nos écoles européennes du moins, à utiliser les quelques sujets que le hasard des transactions commerciales amène sur notre sol et que la mort frappe dans nos hôpitaux. Aussi les dissections de sujets nègres, faites avec soin et entreprises dans le but que nous poursuivons, sont-elles encore fort peu nombreuses ; elles sont, à coup sûr, grandement insuffisantes pour résoudre un problème aussi important que celui qui consiste à déterminer la part à faire à l'influence ethnique, dans les variations de notre système musculaire.
ARTICLE PREMIER