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CHAPITRE II Région lombo- occipitale

La région lonabo-occipitale (Sappey) s'étend en arrière à toute la longueur et à toute la largeur du tronc. Située immédiatement sous la peau et l'aponévrose superficielle, elle comprend deux muscles seulement à l'état normal; en haut (en avant chez les quadrupèdes) le muscle trapèze; en bas (en arrière chez les quadrupèdes) le muscle grand dorsal. On trouve quelquefois chez l'homme, au-dessous du trapèze, un muscle surnuméraire, d'un intérêt considérable, et qui, partant dans la plupart des cas de l'acromion, aboutit à la série cervicale des apophyses transverses, c'est le masc\e'acromio-trachélie?i. De même le muscle grand dorsal, au moment d'atteindre l'humérus, envoie quelquefois à l'épitrochlée ou au triceps un faisceau surnuméraire, généralement très grêle. Ce muscle est constant dans un grand nombre de mammifères où il est connu sous le nom de dorso-épiirocJiléen. Nous conserverons cette même dénomination pour le faisceau surnuméraire du grand dorsal qui le représente chez l'homme. Enfin, dans des cas fort rares, on a rencontré dans la région lombo-occipitale, quelques muscles peauciers.

Le présent chapitre renferme donc cinq articles consacrés : le premier, aux anomalies du trapèze ; le deuxième, au muscle acromio-trachélien ; le troisième, aux anomalies du grand dorsal, le quatrième, au dorso-épitrochléen ; le cinquième, au peaucier de la nuque et au peaucier dorsal.

ARTICLE PREMIER

ANOMALIES DU TRAPEZE

Le trapèze [cv.cuUaris de Spigel, musculus mensalis des anciens auteurs, dorso-sus-acromien de Chaussier), muscle large et

de forme triangulaire, s'étenrl en hauteur, depuis la protubérance occipilale externe jusqu'à la et même la 12*^ vertèbre dorsale. Il part de la ligne courbe occipitale supérieure, de la protubérance, du ligament cervical postérieur, des apophyses épineuses des 6*^ et 7*' cervicales et des 10 ou 121 premières dorsales, et vient s'insérer en avant, sur le bord postérieur de la clavicule (tiers externe), au bord supérieur de l acromion et à la lèvre supérieure de l'épine de l'omoplale; il forme un tout continu: sur aucun point de sa surface nous n'apercevons chez l'homme, à l'état normal, un interstice quelconque permettant de le diviser en deux ou plusieurs portions distinctes. Les variations analomiques qu"il présente sont les suivantes :

§ I. — Variations dans Tétendiie de ses insertions occipitospinales. — On voit souvent le trapèze s'arrêter à la 8*^ ou à la 9*^ côte (Zagorsky, Theile, Mcckel, Wood, iVacalister), plus souvent aussi descendre jusqu'à la 12!'-\ A la région cervicale, je l'ai vu partir deujo fois de la portion du ligament cervical qui est en regard de la 4"^ apophyse épineuse. Macalister l'a vu s'arrêter de bas en haut à la hauteur de la vertèbre cervicale. Dans tous ces cas, la portion occipitale et une portion cervicale du muscle font entièrement défaut.

Dans un fait rapporté par Zagorsky, le trapèze, plus réduit encore, s'insérait uniquement sur les 4 dernières cervicales et les 3 premières dorsales.

Analomie comparée. — Toutes ces variétés se retrouvent à l'état normal dans la série des mammifères, où le trapèze est rarement aussi volumineux et aussi compact que dans l'espèce humaine.

Chez la marmotte, le trapèze ne s'insère ciue sur la moitié antérieure de la région tlioracique; chez le fourmilier, il ne s'étend que sur le tiers antérieur de cette même région. Chez VAï, il ne dépasse [las le premier quart (Meckel). Il s'arrête chez le loris à la 6" verlèbre dorsale, à la 9° chez V ornithorynque (Ahx).

MUSCLE TRAPÈZE

Chez le chameau, il commence sur le tiers postérieur du ligament cervical et n'occupe au thorax que la première moitié ou même le premier tiers de la colonne dorsale (Meckel).

Chez les Lemuriem disséqués par i\Jilne-Edwards, il n'occupe en hauteur que l'espace compris entre la cervicale et la 9° dorsale.

Chez le gorille (Duvernoy), le trapèze prend des insertions peu étendues à l'occipital et s'arrête à la 9"^ dorsale. Chez le Troglodytes Aiibnji (Gratiolet et Alix) et le Troglodytes niger (Testul) au contraire, le trapèze, plus développé que chez l'homme, occupe toute la série des vertèbres dorsales et prend, sur la protubérance et la ligne courbe occipitale, des insertions très étendues.

§ II. — Division du muscle en plusieurs portions distinctes.

— MacaHster, Zagorsky, Fleischman et Wood ont vu la portion cervicale et la portion dorsale du trapèze constituer deux portions distinctes. Je n'ai jamais observé cette division, bien que je la cherche depuis longtemps. Dans le cas de Wood, la portion supérieure, ou trapèze supérieur, partait de l'occipital et du ligament de la nuque ; la portion inférieure, ou trapèze inférieur, prenait naissance sur les apophyses épineuses de la série dorsale. Ces deux portions, absolument distinctes dans toute leur étendue, n'entraient en relation qu'au niveau de leur insertion à l'acromion.

Il faut rattacher au même ordre de faits l'observation, rapportée par Sœraniering, d'absence de la portion centrale du trapèze, ainsi que l'observation publiée par Walsham dans les St-Bartholomeics Hospital Reports de I 880 (vol. XYI, p. 83), sous le titre : The trapezius consisting of two separate vmscular portions.

On a observé parfois des divisions secondaires portant, soit sur la portion occipilo-cervicale, soit sur la portion dorsale. Sœmmering a vu les faisceaux inférieurs du trapèze former un muscle distinct. J'ai observé un cas à peu près semblable en 1879 : un faisceau distinct se détachait du bord inférieur

du trapèze à la hauteur de la 9" côte, et venait s'attacher, par un tendon aponévrotique, également distinct, sur le sommet de l'épine et l'aponévrose sous-épineuse.

Analomie comparée — La division du muscle trapèze en portions distinctes est pour ainsi dire la règle dans la série des mammifères. La taupe, le hérisson, le tatou, Ylnjène, d'après Meckel, nous présentent un muscle trapèze nettement divisé en deux portions : l'une antérieure ou cervicale, l'autre postérieure ou dorsale. Nous observons encore cette division chez Y agouti (Murrie et Mivart) et chez la Civette (Young). Chez \ ornithorynque, Alix décrit également deux portions (antérieure et postérieure) qu'on peut considérer comme des muscles distincts.

La chauve-souris nous présente une disposition plus complexe ; nous trouvons chez cet animal, d'après Maisonneuve :

<y-) — Un muscle qui, inséré aux 6 premières vertèbres dorsales, se porte à l'acromion et à la partie externe de l'épine scapulaire (M. trapèz-e dorsal antérieur).

/3yl — Un 2'' muscle qui, partant des 4 dernières vertèbres dorsales et même de la l"''' lombaire, se termine à la partie supérieure du bord interne de l'omoplate (M. trapèze dorsal postérieur) .

y) — Un 3'' faisceau, qui prend son origine à l'occipital sous la forme d'une bandelette très ténue, passe sur le sommet de l'épaule, et longeant le bord interne de l'aile vient se terminer à la buse du pouce (M. occipito-pollicien) .

Evidemment cette dernière bandelette musculaire représente la portion occipitale de notre trapèze, difï'érenciée chez le vespertilio par les nécessités de l'adaptation. Les travaux de Macalister ont mis ce fait hors de doute, en se basant sur l'insertion de l'occipilo-pollicien à l'occipital, au point précis où vient s'insérer le trapèze, sur sa constitution fibrillaire entièrement identique à celle du trapèze dorsal et aussi sur son innervation qui dépend du nerf spinal. C'est donc à tort que Cuvier et Humphry n'ont vu dans ce muscle qu'une dépendance du i)eaucier et que Kolenali l'a considéré comme un muscle spécial.

MUSCLE TRAPÈZE

Chez un chat que j'ai disséqué en 1881, j'ai trouvé au trapèze trois portions distinctes :

a.) — Une portion antérieure {clavo-cmuUaire de Strauss- Durckeim) se détachant de la protubérance occipitale externe et du ligament cervical dans ses 2/3 antérieurs et se rendant à la clavicule.

/3j — Une portion moyenne [acromio-cucullaire de Strauss- Durckeim) prenant naissance sur le ligament cervical, et sur les 3 ou 4 premières dorsales, et venant s'attacher, en avant, sur l'acromion et l'épine.

y) — - Une portion postérieure relativement petite [dorsocucullaire de Strauss-Durckeim) de forme triangulaire, se détachant des dernières dorsales, et venant se terminer en partie sur l'épine, en partie sur l'aponévrose sous-épineuse; un vaste triangle séparait cette dernière portion de la précédente.

M. Milne-Edwards décrit également chez le Siphneus, de l'ordre des rongeurs, un clavo-cucullaire, un acromio-cucullaire, un dorso-cucullaire.

Chez VUrsus americanus, j'ai trouvé le trapèze divisé en 3 portions distinctes : une portion postérieure ou dorsale, naissant des apophyses épineuses des 5 premières dorsales, pour se porter au bord spinal de l'omoplate ; une portion moyenne ou cervicale, allant du ligament cervical à l'épine de l'omoplate et à l'aponévrose sous-épineuse; et une portion occipitale enfin, espèce de bandelette, de 4 centim. de largeur, se portant de l'occipital à l'intersection fibreuse qui représente la clavicule, au-dessus du delto-claviculaire avec lequel il se confond.

§ III. — Union plus ou moins complète avec le muscle sterno-cléido-mastoïdien. — Quain [Anat. des artères, p. 186) décrit un faisceau musculaire se détachant du bord antérieur du trapèze, et se rendant au sterno-cléido-mastoïdien, en passant par dessus l'artère sous-clavière. C'est bien là un premier degré de fusion entre les deux muscles.

Sur quelques sujets qu'il a examinés dans les salles de dissection de Guy's Hospital, M. Davies-Colley a rencontré un faisceau

9't LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'hOMME.

musculaire distinct qui, partant du bord antérieur du trapèze, croisait en diagonale le triangle sus-claviculaire, et venait s'insérer sur la clavicule au-dessous du sterno-cléido-masloïdien. Dans certains cas, les branches nerveuses descendantes du plexus cervical superficiel se dégageaient en arrière de ce faisceau surnuméraire.

J'ai vu moi-même plusieurs fois le bord antérieur du trapèze s'avancer jusque sur le milieu de la clavicule, et diminuer d'autant l'aire du triangle sus-claviculaire, qui sépare le sternomastoïdien du trapèze.

Enfin, à un degré plus avancé, on a vu les deux muscles se confondre entièrement (Blandin, Grubef, M. Whinnie, Hallet, Wood). Ce dernier observateur fait bien remarquer dans le cas qu'il rapporte, que le trapèze recjpuvrait entièrement le triangle sus-claviculaire et s'attachait par conséquent par ses fibres antérieures, au même point que les fibres postérieures du sterno-cléido-mastoïdien.

Dans les cas de ce genre, des orifices plus ou moins volumineux sont ménagés entre le bord inférieur du muscle et de la clavicule, pour donner passage à la veine jugulaire et aux filets nerveux sus-scapulaires.

Du reste, sans atteindre le sterno-cléido-mastoïdien, le trapèze peut dépasser quelquefois la limite de la jugulaire et, dans ces cas, on voit une arcade fibreuse, en forme d'anse, former avec le bord postérieur de la clavicule un orifice qui permet à la veine de rejoindre le tronc veineux profond, dont elle est tributaire. La présence de cette arcade, sur laquelle viennent s'insérer les fibres musculaires correspondantes à la yeine, maintient à cette dernière son calibre normal pendant la contraction du trapèze. Un fait de ce genre, très démonstratif à cet égard, a été mentionné par M. Flesch dans son mémoire de 1879. Un deuxième fait a été rencontré et figuré par Walsham dans les S^-BartJwlomevo s Hospital Reports.

Anatomie comparée. — Quelques espèces animales nous présentent cette union du trapèze avec le sterno-cléido-mastoïdien. C'est ainsi que, chez Yéchidné, l'insertion claviculaire du tra-

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pèze dépasse de beaucoup la moitié externe de l'os. Dans la sarigue, la mêmp portion occupe prescpie toute la clavicule.

Dans V hyène, le trapèze s'unit avec le sterno-cléido-mastoïdien, au niveau du point où se trouve la clavicule rudimenlaire (Meckel).

Chez la civette. Devis a vu la porlion cervicale du trapèze naître de toute la longueur du ligament cervical et constituer une large nappe musculaire qui recouvre sans interruption le triangle sus-claviculaire. En avant, son bord antérieur se réunit avec la''portion sternale du sterno-cléido-mastoïdien.

§ TV. — Union avec le deltoïde, — Macalister signale des faisceaux d'union, qui de la ligne d'insertion inférieure du trapèze se portent à la portion correspondante du deltoïde.

Anatomie comparée. — L'existence de ces faisceaux trouve son explication dans ce fait d'anatomie générale, que le trapèze et le deltoïde se rattachent au même système et constituent pour ainsi dire une vaste nappe musculaire, séparée en deux portions par une intersection osseuse que forment la clavicule, l'acromion et l'épine de l'omoplate : on sait en effet que lorsqu'une portion de celte intersection, la clavicule par exemple, vient à disparaître (anim. non-claviculés) , la portion antérieure du trapèze s'unit à la portion correspondante du deltoïde. La constitution du grand muscle céphalo-huméral de quelques mammifères, qui s'étend de l'occipital à l'humérus, ne saurait être interprétée différemment. On trouve cette disposition chez l'/iyè/îe, \e blaireau, \a civette, le c/(eua/, etc., etc. Dans le castor même, malgré l'existence d'une clavicule, le muscle trapèze, d'après Meckel, s'unit au bord supérieur du deltoïde en passant par dessus l'acromion et la clavicule.

§ V. — Absence du faisceau claviculaire. — Quain a constaté une fois l'absence des insertions claviculaires. J'ai vu dans un cas, sur un nègre, le faisceau claviculaire du trapèze ne présenter que millimètres de longueur. On pourrait invoquer ici peut-être, pour expliquer l'anomalie, l'existence

(l'un processus morbide (atrophie musculaire 'progressive) . Mais est-il bien besoin de faire intervenir un processus atrophique quand on trouve cette disposition normale, chez quelques espèces. Le trapèze, en efTet, ne s'insère nullement à la clavicule chez le porc-épic, la marmotte, le hérisson. Chez le saï et chez les makis, le trapèze s'insère à l'épine et à l'acromion, mais* non à la clavicule (Meckel).

§ VI. — Présence d'un faisceau steriial. — Gruber a vu, sur un sujet, un tendon cylindrique se détacher de la face profonde du trapèze, passer derrière l'omo-hyoïdien et aller s'unir au sternum. Avec Macalister, je crois qu'il convient de considérer ce faisceau surnuméraire, comme un muscle sternochondro-scapulaire, qui se serait réuni au trapèze avant d'atteindre le scapulum. (Voyez ce muscle, ch. T, p. 49. Voir aussi un fait analogue de Potier, cité par Quain.)

§ VII. — Faisceau d'union avec Fangulaire, — Dans un cas de Budge, un faisceau partant du trapèze se rendait au muscle angulaire. Ce fait n'a qu'une médiocre importance : dans la région de l'épine les deux, muscles sont bien voisins; d'autre part le volume du muscle angulaire est sujet à des variations nombreuses, et l'on conçoit facilement que dans le cas d'un muscle fort développé, un des faisceaux de l'angulaire, ne trouvant plus de place à son insertion sur le bord spinal, ait rejoint, avec les~fibres correspondantes du trapèze, l'extrémité interne de l'épine.

Bibliographie :

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MUSCLE CLÉIDO-OMO-TRÂNSVERSAIRE.

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M. Flesch. Varietceten Beohaclitungen aus dein Prœparirsaale za Wur;;burg, 1879, p. 14.

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et XVII.

AETICLE II

M. LEVATOR CLAVICULE OU OLÉIDO-OMO-TRANSYERSAIRE (Testut) .

Ce muscle est encore décrit sous les noms suivants : Levator scapulœ major vel antérieur de Douglas et Burmeister, omo-trachélien ou acromio-trachélien de Cuvier et de Meckel ; acromiobasilaire de Vicq-d'Azyr, clavio-trachélien de Ghurch et de Duvernoy; hasio-humeraUs . Kraiise ; Kopf-Arm-Muskel de Peyer; iransverso-scapulaire de Strauss-Durckeim; omo-atlanticus de Haughlon; cervico-humeral de Huraphry; omo-cervical de Bischoff; cleido-atlanticus et cleido-epistrophicus dè Gruber. A toutes ces dénominations je préfère celle de omo ou de cléido-transversaire, qui a l'avantage de rappeler l'insertion supérieure du muscle aux apophyses transverses.

§ I. — Définition, historique. — Le muscle cléido-transversaire ou levator claviculse est un muscle surnuméraire de la région latérale du cou, partant du bord postérieur de la clavicule (le plus souvent de son exlrémité acromiale) et se rendant aux apophyses transverses cervicales (le plus souvent à r atlas et à Vaxis).

Dès 1813, W. Kelch signalait un faisceau musculaire, long d'un quart de pouce, qui se détachait en haut de l'apophyse

transverse de la 6" cervicale et venait s'insérer en bas au bord postérieur de la clavicule, près de son extrémité acromiale.

Theile, dans son traité de myologie, rapporte un cas à peu près semblable, qu'il considère à tort comme une variété du muscle scalène. En 1846, Mac Whinnie signale deux nouveaux faits de muscle levalor claviculœ. L'année suivante Gruber décrit, comme une variété du trapèze, un faisceau musculaire qui s'insérait, par son extrémité supérieure, à l'apophyse Iransverse de l'atlas, et, par son extrémité inférieure, à la partie moyenne du bord postérieur de la clavicule. En France, Ciuveilbier signale un cas de muscle clavi-transversaire, dans la 2'' édition de son anatomie descriptive, et Cuvier le représente, sur un sujet nègre, dans son grand atlas de myologie comparée (Paris, 1855, pl. YII).

En 1869, Wood^ dans l'important mémoire qu'il présente à l'Académie royale de Londres, sur les anomalies des muscles du cou, de l'épaule et du thorax, consacre un long article au muscle levator claviculœ et rapporte cinq cas nouveaux, recueillis dans les salles de dissection de King's Collège. Dans ces dernières années, ce muscle a été retrouvé et décrit chez l'homaie par Davies-Colley, par J.-B. Perrin, par Macdonald Brown, par Knott, par Walsham, par Ledouble, par moi-même et par Gruber, dont la plume infatigable a consacré à ce faisceau surnuméraire trois nouveaux mémoires.

§ IL — Description du muscle. — Le muscle cléido-transversaire a généralement la forme d'un triangle à sommet supérieur, traversant d'arrière en avant et de bas en haut le triangle sus-claviculaire. Il s'insère en bas sur le bord postérieur et la face supérieure de la clavicule, entre le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze; il est plus rapproché, dans la majorité des cas, de ce dernier muscle que du premier. Son extrémité supérieure s'attache, suivant les cas, à l'atlas, à Taxis, à l'atlas et à l'axis ou même sur les apophyses transverses situées au-dessous. Les insertions transversaires se font presque toujours à l'aide de tendons très grêles. A ce niveau le muscle est plus ou moins

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confondu, tantôt avec les attaches de l'angulaire, tantôt avec le grand droit antérieur, tantôt avec les scalènes.

Nous ne pouvons donner sur la fréquence de ce muscle que les statistiques suivantes : Wood l'a observé 5 fois sur 202 sujets, 4 fois sur des hommes, 1 fois seulement sur une femme. Gruber a observé ses 2 premiers cas sur un total de 40 sujets. En réunissant ces deux statistiques, on arrive à une moyenne de 6 cas sur 242 sujets, soit 2.8 0/0. Macalister, d'après ses propres observations, arrive à une moyenne de 1 cas sur 60 sujets.

Au reste, comme le présternal et tous les muscles surnuméraires, le levator claviculœ peut être bilatéral ou n'exister que d'un seul côté.

§ in. — Fait de Fauteur. — En février 1879, sur une femme fortement musclée, qu'on avait apportée dans les salles de dissection de la Faculté, j'ai observé, entre le sterno-cléidomastoïdien et le trapèze, un muscle surnuméraire qui se rattache manifestement au levator claviculœ. Il naissait de la clavicule, dans une étendue de 3 centimètres, par des fibres aponévrotiques excessivement courtes. Ses insertions antérieures étaient séparées du muscle cléido-mastoïdien par un intervalle de 1 centimètre; un intervalle double le séparait du trapèze.

De leur origine claviculaire, les faisceaux charnus se portaient en haut et un peu en arrière, croisant le muscle omo-hyoïdien, et se dissimulaient entièrement sous la face profonde du sternocléido-mastoïdien. En soulevant ce dernier muscle, j'ai vu mon muscle surnuméraire continuer son trajet vers la colonne vertébrale, diminuer peu à peu de largeur et finalement se jeter sur un tendon légèrement aplati, qui venait se fixer au tubercule antérieur de l'apophyse transverse de la 3® vertèbre cervicale.

J'ai observé ce muscle sur le côté gauche; le côté droit n'en présentait aucune trace.

§ IV. — Anatomie comparée. — Le muscle omo-transversaire se trouve « chez tous les mammifères, l'homme excepté, ce qui semblerait prouver qu'il est une des conditions de la

station quadrupède. » (Cuvier, Leçons d'anatomie comparée, 2^ édit., t. I, p. 137.) Je me conlenlerai de mentionner ici les variations offertes par ce muscle dans la classe des quadrumanes, renvoyant le lecteur, pour tout ce qui a trait aux autres espèces, aux traités didactiques de Cuvier et de Meckel, à l'atlas de myologie comparée de Cuvier et Laurillard, et surtout à l'important mémoire déjà cité du professeur Wood.

Chez les singes inférieurs, l'omo-transversaire se détache plutôt de l'acromion ou de l'épine que de la clavicule. Dans Yatèle, il naît de la partie externe de l'épine, au-dessous du trapèze, et se rend à l'apophyse transverse de l'atlas. Chez la guenon, je l'ai vu se détacher à la fois de l'épine et de l'aponévrose sus-épineuse; deux fois il s'insérait à l'atlas, une fois simultanément à l'atlas et à l'axis. J'ai observé des insertions analogues chez le bonnet-chinois. Le Cercopithecus sabeus, d'après Mivart, présente la même disposition. Chez le Papio mormon et le magot (Wood), chez le cynocéphale (Broca), l'omotransversaire part également de l'acromion, pour se porter à la fois à l'atlas et à l'axis. L'insertion à la clavicule commence à se montrer chez le magot (d'après Meckel, Anat. comp., t. VI, p. 239) et chez le Nycticebus tardigradus ou petit loris (d'après Mivart, Proc. zooL Soc, 1865, p. 243), et se maintient chez tous les singes anthropoïdes.

Bischoff l'a signalé chez le gibbon cendré (Hylobates leuciscus) et chez le gorille (Gorilla gina), comme se détachant de la clavicule; Duvernoy l'a figuré chez le gorille et chez Yorang. Chez ce dernier animal, le muscle omo-transversaire part à la fois de la clavicule et de l'acromion. Enfin je l'ai trouvé, après bien d'autres observateurs, Vrolik, Chapneys et Macdonald Brown entre autres, chez le chimpanzé (Troglodytes iiiger). Sur mon sujet, il formait un ruban musculaire mesurant 22 millim. de largeur à son origine claviculaire ; il se détachait de la clavicule, en avant du trapèze, dont il restait distinct dans toute son étendue, et, se portant en haut et en dedans, il venait s'insérer sur l'apophyse transverse de l'atlas. Dans le cas de M. Brow^n, il s'attachait simultanément à l'atlas et à l'axis.

MUSCLE CLÉIDO-OMO-TRÂNSVERSÂIP.E. 101

§ V. — Formes incomplètes du « levator claviciilae » . —

Le professeur Wood considère comme des formes incomplètes (imper feds slips] du lev'atoj^ claviculœ \es faisceaux musculaires suivants :

a.) — Des faisceaux naissant des insertions cervicales du releveur de l'omoplate et du scalène antérieur ou postérieur, et s'insérant en bas sur l'aponévrose axillaire, derrière la clavicule.

(3) ^ — Des faisceaux se détachant du releveur de l'omoplate pour se confondre, sur la 2!® côte, avec le grand dentelé (fait de Meckel, Archiv., YIII, p. 585). J'ai observé tout dernièrement (9 décembre 1881) un petit muscle qui naissait en haut du tubercule postérieur de la 3'^ vertèbre cervicale, et venait s'attacher sur la 1'^ côte, un peu en dehors de la 1'^'' digitalion du grand dentelé.

y) — Des faisceaux allant de l'apophyse transverse de l'atlas au grand dentelé (cas de Rosenmuller).

S) ■ — Le faisceau, observé par Flower et Mûrie sur leur boschimnn, partant du releveur de l'omoplate pour se terminer sur la face axillaire du grand dentelé. Du reste, Flower et Mûrie eux-mêmes considèrent ce faisceau comme une forme du cléidotransversaire [an indication of the levator claviculse noticed by MacWhinnie).

Ces divers faisceaux musculaires servent de transition entre le levator claviculœ et le levator scapulœ dont nous aurons à étudier bientôt les formes anormales.

§ VL — Opinion nouvelle du professeur Gruber sur la sig-nification de Tomo-transversaire antérieur. — Dans un mémoire publié en 1876 (Arch. de Dubois-Reymond et de His et Braiine), le professeur Gruber décrit avec beaucoup de détails, sous le nom de cleido-epistrophicus, un muscle surnuméraire qui s'étend de la face supérieure de la clavicule, à la portion de l'apophyse transverse de l'axis qui est en dedans du tubercule antérieur. Se basant sur cette insertion que j'appellerai prétransversaire et aussi sur quelques faits analogues, rapportés par Kelch, par

Theile et par lui-même, Gruber se refuse formellement à assimiler son muscle aux muscles cléido-lrachéliens de Wood, qui s'insèrent sur les tubercules postérieurs des apophyses Iransverses; et tandis qu'il rattache ces derniers au système de l'angulaire et du scalène postérieur, il croit pouvoir considérer les muscles, qu'il décrit, comme des faisceaux surnuméraires du sterno-cléido-mastoïdien, devenus indépendants et insérés à l'atlas et à l'axis, au lieu d'être insérés à l'apophyse mastoïde.

Faisant un pas de plus et pénétrant dans le domaine de l'anatomie comparée, le professeur Gruber consent bien à voir dans les cas de Wood des représenlants chez l'homme du muscle omo-trachélien des mammifères; mais quant à son cleido-epistrophicus, il n'en trouve aucune trace en dehors de l'homme et il écrit ces lignes qui terminent son article : « Il existe donc, chez l'homme, des muscles cleido-cervicales (cléido-transversaires) qui peuvent avoir la signification de muscles propres aux animaux et d'autres muscles cleido-cervicales, qui n'ont décidément rien de commun avec ceux des animaux et qui sont propres à l'homme. »

La première partie des conclusions de Gruber est entièrement conforme à l'enseignement des faits, et, dès l'année 1879, époque à laquelle j'ai recueilli l'observation citée plus haut, j'avais admis, sans connaître le mémoire de l'anatomiste russe, deux groupes de muscles cléido-transversaires : les uns, (cleido-lransversaires antérieurs) s'attachant aux tubercules antérieurs des apophyses transverses, en avant des nerfs rachidiens; les autres (cléido-transversaires postérieurs) s'insérant, avec l'angulaire, sur les tubercules postérieurs, en arrière de ces mêmes nerfs.

Mais, contrairement à l'opinion de Gruber, j'estime que le muscle cléido-transversaire antérieur a son homologue dans la série animale, tout comme le muscle cléido-transversaire postérieur, et ne constitue nullement un muscle humain. Pour ne rappeler que mes propres observations, j'ai bien spécifié dans mes notes que chez le chimpanzé, disséqué par moi dans le laboratoire d'analomie comparée du Muséum (juillet 1881),

MUSCLE CLÉIDO-OMO-TRANSVERSÂIRE. 103

le muscle cléido-transversaire s'attachait sur la partie antérieure de l'apophyse transverse et faisait partie du système du scalène antérieur et des muscles prévertébraux. Macdonald Brown, en juillet 1880, avait déjà fait la même remarque et sa description à cet égard est trop explicite pour que je ne la rapporte pas ici. Je copie textuellement: «Ce qui rend mon cas de levator claviculœ plus particulièrement intéressant, dit l'anatomiste anglais, c'est ce fait, à savoir : qu'ayant disséqué plus tard le système musculaire d'un chimpanzé, j'ai trouvé, chez cet animal, le muscle identique par ses origines, sa forme, ses terminaisons, son innervation à celui que j'avais observé chez l'homme. Dans les deux cas, le muscle prenait naissance sur le tubercule antérieur de la 1"^^ et de la 2® vertèbre cervicale, et, se portant en bas et en dehors, venait s'insérer sur le bord postérieur de la clavicule, un peu en dehors de sa partie moyenne. »

C'est également sur le tubercule antérieur de l'atlas que Duvernoy a vu s'insérer le clavio-trachélien du gorille.

Que le muscle cléido-transversaire antérieur doive ou non se rattacher au sterno-cléido-raastoïdien, il n'en est pas moins vrai qu'il ne constitue pas un muscle spécial à l'espèce humaine, mais bien la reproduction anormale, chez l'homme, d'un muscle qui existe normalement chez les singes anthropoïdes, tout au moins chez les chimpanzés.

Bibliographie :

Kelch. Beitrœgc sur patholog. Anatoinic, Berlin, 1813, XXIV, p. 32. RosENMULLER. De uonnulUs musculorum corp. humani varietatibiis, Leipzig, 1814.

Theile. Traité de Myologie, trad. Jourdain, 1843, p. 153. Croveilhier. Anat. descript., 2^^ édit., t. II, p. 49. Mac Whinnie. London médical Gazette, 1846^ p. 194. Gruber. Vier Abhandlungeri, S. 22.

Henle. Muskellehre, S. 110.

Alix. Soc. philomathique de Paris, 1867, p. 187. Macaltster. Proc. of Rog. Irish Acadonig, t. X, p. 124. Flower et Mûrie. Account of the dissection of a Bu£hwoman (/. of Anat. and Phys., 1867, t. I, p. 199).

WooD. On a Qroup of varicties of the muscles of tho hunian ncck, etc.

{Transact. of roij. Soc. of London, 18i59, p. 83). Davies Colley. Giiy's Hospital Reports, 1873. J.-B. Perrin. Mediccd Times and Gcuette, 1872-1873.

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Knott. Muscular anomalies [Joiirn. of Anat. and Phrjs., october 1880, p. 139).

Walsham. S'-Bartholoniew's Hospital Reports, 1880 et 1881.

Ledouble. Art. omo-trachélien du Dict. Encijcl.

Testut. Soc. d'Anatomie et de Physiologie de Bordeaux, 1881.

DuvERNOY. Les caractères anatomiques des grands singes pseudo-anthropomorphes, p. 175.

Gruber. Ein Musculus cleido-epistrophicus Lei existent des Musc, cleidomastoïdeus dcr Nom. {Arch. f. Anat. und Phgs., 1876, p. 739).

— Ein Musculus cleido-atlanticus [Ebenda, p. 761).

— Vorkommen des Musc, cleido-mastoïdeus als Musc, cleido-epistrophicus {Ebenda, p. 759).

Sabatier. Comparaison des ceintures et des membres, p. 160.

ARTICLE III

MUSCLE CLÉIDO-TRANSVERSAIRE INFERIEUR (Muscle Irachelo-clavicularis imus de Gruber).

Sous ce dernier titre, le professeur Gruber a décrit, dans les Arch. fur Anat. und Phys. de 1876, le muscle suivant qu'il a observé le 9 janvier 1869, sur un jeune sujet.

Origine. — Saillie de l'apophyse transverse de la 6^ vertèbre cervicale ou tubercule carotidien de Chassaignac.

Trajet. — Il se dirige obliquement en bas, en avant et en dehors; situé tout d'abord derrière le cléido-mastoïdien, puis à 4 millimètres en dehors et en arrière de ce muscle, il passe au devant du tendon intermédiaire de l'omo-hyoïdien et des vaisseaux sous-claviers, et vient s'insérer sur la clavicule.

Insertion claviculaire. — Bord postérieur et supérieur de la clavicule à 4 centimètres en dehors de l'articulation sternoclaviculaire, à côté du cléido-mastoïdien, à la réunion du tiers interne avec le tiers moyen de l'os.

Dimensions. — Longueur 55 millimètres; largeur, 4 millimètres ; épaisseur de 1 à 2l millimètres.

MUSCLE CLÉIDO-TRANSVERSAIRE INFÉRIEUR. 105

Gruber rapproche de cette observation le fait analogue de Kelch que nous avons déjà mentionné plus haut, avec cette variante, que, dans ce dernier cas, le faisceau surnuméraire s'attachait sur l'extrémité externe de la clavicule. Depuis la publication du mémoire de Gruber, j'ai trouvé une troisième observation rapportée par le D'' Knott, dans le Journal of Anatomy and Physiology de 1880. Gomme dans le cas précédent, le muscle partait encore de l'apophyse transverse de la 6*^ cervicale, pour s'attacher cette fois à la face postérieure du trapèze et, par l'intermédiaire de ce dernier muscle, au tiers externe de la clavicule.

Le professeur de Saint-Pétersbourg rejette toute idée d'analogie entre ce muscle et le muscle cléido-transversaire, décrit dans l'article précédent. A fortiori on ne serait pas en droit de le rattacher à l'omo-trachélien des mammifères. Pour lui, ce n'est qu'un « scalène surnuméraire égaré sur la clavicule » .

Une pareille appréciation me paraît tout à fait erronée.

Et d'abord, l'anatomie comparée, de même que l'anatomie humaine, nous enseigne que les scalènes sont des muscles releveurs des côtes, et s'insèrent toujours sur les côtes, jamais sur la clavicule.

Les deux arguments suivants ont plus de valeur encore. Entre le cléido-lransversaire ordinaire fjui s'insère à l'atlas (cléido-atloïdienjel le cléido-transversaire inférieur [Irachelo-davicularis imiis de Gruber) où sont les ditTérences? Nous ne les trouvons pas dans l'insertion claviculaire, les deux muscles pouvant s'attacher également sur le tiers externe de la clavicule. Elles n'existent que dans les insertions supérieures, le premier «'attachant à la vertèbre cervicale, le second à la 6^ vertèbre de la même série. Mais, entre ces deux points extrêmes, on trouve tous les intermédiaires.

Nous avons déjà vu, dans l'article précédent, des muscles cléido-transversaires s'attachant à l'axis (^'^ vertèbre cervicale). Dans le fait que j'ai observé, le muscle s'attache à la 3®, et enfin, dans le premier cas rapporté par Knott, il est nettement spécifié que le tendon supérieur du cléido-transversaire venait

10(i LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'hOMME.

s'insérer sur les apophyses trf)nsverses des 3'' et 4^ cervicales. Enfin, l'insertion du muscle à la 4^ et à la 5^ vertèbre cervicale est mentionnée dans le fait de Theile.

En dehors de l'espèce humaine, nous voyons encore le muscle qui nous occupe s'étendre successivement, suivant les espèces, sur la plupart des vertèbres cervicales, bien que, dans le plus grand nombre d'autres, il s'insère à l'atlas, sa vertèbre de prédilection. C'est ainsi que, d'après les observations de Cuvier, Duvernoy et Laurillard, le cléido-transversaire s'attache à l'apophyse basilaire de l'occipital chez le lapin, à l'axis chez le chat, aux cinq premières vertèbres cervicales chez le cheval, à la S'' ou 6'' veftèbre chez le chameau.

Pour toutes ces raisons, je ne séparerai pas le trachelo-clavicularis imus de Gruber du muscle cléido-transversaire, qui a une signification anatomique bien établie, estimant qu'il n'est nullement utile d'enrichir d'un nouveau nom le catalogue déjà si long des muscles anormaux. Serait-il logique de conserver dans nos descriptions, entre ces deux muscles, une distance que la nature a pris soin de combler?

Bibliographie :

GuuBER. Ein Musc, cleido-cervicalis scu trachelo-clavicularis imus {Arch.

f. Anat. und Phys., 1876, p. 757).

Kelch. Loc. cit.

Theile. Loc. cit.

Knott. Musculav anomalies (Journ. of Anat. and Phys., oct. 1880, t. XV, p. 139).

Cuvier. Leçons d' Anatomie comparée, 2° édit., 1835, t. I, p. 371.

ARTICLE IV

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