‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 30 sur 177 · MUSCLE CARRÉ DES LOMBES · texte numérisé non relu

MUSCLE CARRÉ DES LOMBES

corps des 10® et 11® vertèbres dorsales; (3) quelques faisceaux en plus ou en moins pour la série des apophyses transverses; y) des variations dans le développement relatif des trois portions constituantes du muscle; et enfin une séparation plus ou moins profonde de ses trois portions.

Ces dispositions, on le voit, ont peu d'importance : elles s'éloignent à peine de la description classique, reproduisant la disposition la plus commune.

§ II. — Anatomie comparée. — 1° L'insertion aux corps vertébraux est normale chez le daman où le muscle carré des lombes, plus développé que chez l'homme, remonte jusque sur le corps des dernières vertèbres dorsales; Meckel, qui a étudié la disposition du carré des lombes chez cet animal, nous apprend que le muscle en s' élevant de l'ilion vers le thorax, fournit, à la hauteur de chaque vertèbre, deux prolongements : un prolongement interne qui s'attache au corps vertébral, un prolongement externe qui, dans la région lombaire, va à l'apophyse transverse et qui, dans la région thoracique, se rend à la côte.

Chez les Solipèdes, les faisceaux ilio-costaux du carré des lombes s'attachent sur la face interne des deux et trois dernières côtes. (Voyez fig. 96 de VAnatomie de Chauveau et Arloing.)

La dissociation des trois faisceaux constitutifs du muscle- se retrouve encore chez les mammifères. Dans la chavve-souris, Macalister a trouvé deux portions distinctes : l'une ilio-costale, l'autre ilio-lombaire, et ces deux faisceaux sont si h'ivn dissociés que Maisonneuve, qui a repris les recherches de Macalister, considère la dernière portion (p. ilio-lomhaire) comme constituant à elle seule le muscle carré des lombes, et rattaT;he la portion ilic-costale au système des muscles vertébraux.

Quant aux faisceaux transverso-costaux qui s'isolent quelquefois chez l'homme, ne sont-ils pas les homologues d'un muscle, toujours distinct chez un grand nombre de mammifères, qui s'étend également de la dernière côte aux apophyses Irans-

verses des premières vertèbres lombaires et qui est décrit par les auteurs, sous le nom de rétradeur de la dernière côte? Voici la description qu'en donne Strauss-Durckeim, chez le chat : « C'est un muscle qui fait la suite des intercostaux internes, en se portant de la dernière costine, obliquement en haut et en arrière, pour s'insérer au sommet des apophyses transverses des trois premières vertèbres lombaires non costinifères, ainsi qu'aux ligaments intertransversaires. Il est formé de deux ou trois chefs : le premier chef, fort petit, se fixe d'une part à la partie la plus supérieure de la costine, et se termine en pointe par des fibres tendineuses, au sommet de la première apophyse transverse lombaire, ainsi qu'au rudiment de côte qu'elle porte quelquefois. Le second^ beaucoup plus large, s'insère plus bas sur la costine, et se fixe par des fibres aponévrotiques au ligament intertransversaire de la l""^, de la 2'' et de la 3^ vertèbre lombaire non costinifère, ainsi qu'aux apophyses transverses de ces dernières. »

Bibliographie :

LuscHKA. Anatomio, p. 109.

Macalister. Transact. of. Roy. Irish Academy, 1871, p. 70. Theile. Encycl. Anat., loc. cit., p. 187.

Maisonneuve. Ostôologie et myologio du Vespertilio murinus, 1873, p. 201. Strauss-Durckeim. Anatoinie descript. et coinp. du chat, t. II, p. 304. Chauveau et Arloing. Traité d' Anatomio comparée des animaux domestiques, p. 228.

Hans Virchow. Varietœten Beobachtungen, etc., Wnï'zburg, 1879.

ARTICLE II

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