‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 4 sur 177 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

organisme subisse, pour une cause quelconque, un arrêt dans son évolution ontogénique; au milieu des individus de son espèce, il se distinguera en ce qu'il n'aura parcouru qu'une partie du chemin qui devait l'amener à sa forme spécifique; si cet arrêt porte sur l'ensemble de l'organisme, s'il compromet les fonctions de l'être ou seulement d'une de ses parties, il constituera une monstruosité ou une malformation par arrêt de développement ; s'il ne porte que sur un détail secondaire, il constituera une anomalie également par arrêt; et, comme cet arrêt reproduit une forme ancestrale, une des phases de l'évolution ontogénique et phylogénique, on l'appellera anomalie réoersive ou atavique.

Nous voyons donc bien que les variations individuelles ou anomalies peuvent être dites les unes progressives, les autres régressives.

Selon les systèmes organiques dont on fait l'étude, il s'en faut de beaucoup qu'il soit possible de faire une part égale à chacun de ces ordres d'anomahes, c'est-à-dire de trouver l'explication des faits anormaux en invoquant soit la tendance vers la variation, soit la tendance vers le retour. Pour le système musculaire par exemple, quelque fixes que paraissent les descriptions classiques, elles ne sont qu'une sorte de schéma représentant la disposition moyenne autour de laquelle oscihent les variations individuelles. Pour l'homme, dont l'étude a été faite sur des séries innombrables de sujets, depuis que les besoins des sciences médicales sont parvenus à vaincre les préjugés anciens, grâce aux générations d'anatomistes qui se sont succédé depuis André Vésale, on a pu établir cette myologie classique qui est la base de l'enseignement. Mais qu'on s'adresse à des sujets moins explorés : sur le

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