‹ Les anomalies musculaires chez l'hommeChapitre 5 sur 177 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

chien, sur le chat, il s'en faut de beaucoup que la même description, pour chaque espèce, convienne aux muscles de même nom; et, pour les singes, les anatomistes les plus autorisés dans la question avouent qu'ils seraient fort embarrassés s'il leur fallait, pour certains muscles, indiquer quel est l'état normal. Pour l'homme lui-même, en dépit du schéma classique, ou en raison même de ce schéma qui établit les dispositions les plus normales et permet de reconnaître ce qui est réellement anomalie, ces anomalies sont si nombreuses que l'auteur du présent volume ne saurait même se faire fort de les avoir toutes passées en revue, malgré les neuf cents pages qu'il consacre à l'étude de cette question.

En présence de ces innombrables anomalies, pourronsnous distinguer celles qui appartiennent à l'ordre des variations progressives, de celles qui ne sont que des faits de retour atavique? Hélas! non. Car la variation progressive ne se caractérise qu'à mesure qu'elle évolue et qu'on peut la voir s'accentuer et se fixer graduellement. Du reste, quand on sort du domaine de la spéculation pure, et qu'on prend les faits un à un, en les interprétant chacun isolément, on trouve, en fin de compte, que presque toutes les anomalies musculaires de l'homme reproduisent des dispositions normales chez les êtres placés au-dessous de lui dans l'échelle zoologique. Telle est la conviction à laquelle ont été amenés tous ceux qui se sont longuement occupés de cette étude, conviction qui, chez l'auteur du présent volume, est arrivée au point de ne lui permettre d'autres interprétations que celles basées sur l'anatomie comparée. « Si, dit-il, dans un champ aussi vaste, nous rencontrons, de loin en loin, quelques formations* exceptionnelles, en opposition appa-

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