ANOBIALIES DES MUSCLES SUR-COSTAUX
Situés à la partie postérieure des espaces intercostaux, les muscles sur-costaux (levatores costarum) sont de petits muscles
triangulaires, se détachant, en haut, du sommet des apophyses transverses et s'insérant, par leur base, sur le bord supérieur de l'extrémité interne de la côte qui est au-dessous. Les sur-costaux sont au nombre de 12 ; le premier s'étend de l'apophyse Iransverse de la 7« cervicale à la I''*' côte; le douzième, de l'apophyse transverse de la 11^ vertèbre dorsale à la côte.
On a signalé, comme variations anatomiques des muscles sur-costaux :
§1. — Union du premier sur-costal avec le scalène postérieur.
— Cette disposition est à peu près constante; il suffît d'avoir étudié, le scalpel à la main, la série de ces petits muscles pour savoir la difficulté qu'on éprouve, chez certains sujets, pour isoler, non pas seulement le premier du scalène postérieur, mais un sur-costal quelconque de celui qui le précède ou de celui qui le suit. Gruveilhier fait remarquer que les sur-costaux supérieurs sont quelquefois « continus les uns aux autres à l'aide de languettes » et dans un cas observé par Morgagni, les muscles sur-costaux réunis les uns aux autres constituaient, de chaque côté de la colonne vertébrale, un muscle unique, dentelé.
Anatomie comparée. — Chez quelques carnassiers, notamnaent chez le chat (Strauss-Durckeim), le l*^"" sur-costal paraît manquer, tant il est confondu avec le 3^ scalène.
§ II. — Sur-costaux long-s [longiores levatores de Haller). — Indépendamment des faisceaux que je viens de signaler et dont la caractéristique anatomique est de se porter d'une apophyse transverse à la côte qui est immédiatement sous-jacente fswr-costaux courts), on rencontre, chez l'homme, quelques faisceaux plus longs qui, franchissant cette côte, sans s'y arrêter, viennent se fixer à la côte placée au-dessous (sur-costaux longs). La présence de ces faisceaux est à peu près constante chez l'homme; mais leur nombre et leur situation sont très variables : la disposition qu'on rencontre le plus fréquemment et qu'on peut considérer comme représentant le type de la musculature
de l'homme est, suivant Theile, la présence de quatre sur-costaux longs : le premier s'étendant de l'apophyse transverse de la T*' dorsale à la 9^ côte, le quatrième de l'apophyse transverse de la 10'' dorsale à la dernière côte.
II n'est pas rare de voir manquer le premier; le deuxième peut faire également défaut : par contre on observe parfois des sur-costaux sautant une côte, au-dessus de la 7^ vertèbre dorsale.
Anatomie comparée. — Les mammifères possèdent, comme l'homme, des courts élévateurs des, côtes et des longs élévateurs; ces derniers se confinent presque toujours à la région des dernières côtes ; mais leur nombre est tout aussi variable que dans l'espèce humaine. Quelques mammifères, notamment Vhyène et le chat, n'en présentent aucune trace.
ARTICLE IV