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ANOMALIES DU MUSCLE OMO-HYOIDIEN

Le muscle omo-liyoïdien est un muscle digastrique, s'étendant sur les côtés du cou, du bord supérieur du scapulum au bord inférieur de l'os hyoïde, et divisé par un tendon moyen en deux portions ou ventres. Le ventre postérieur s'attache sur la portion du bord du scapulum qui est immédiatement placée en arrière de l'échancrure coracoïdienne; le ventre antérieur vient s'insérer, en dehors du sterno-hyoïdien, sur la partie la plus externe du corps de l'os hyoïde. Ces deux portions non parallèles forment entre elles un angle fortement obtus, ouvert en haut et en dehors, et dont le sommet est constitué par le tendon intermédiaire.

§ L — Sijfnification anatomique du muscle omo-liyoïdien ; interprétation g-énérale de ses anomalies. — Henle, considérant le tendon intermédiaire de l'omo-hyoïdien comme une côte rudimen taire, ne voit dans le ventre antérieur de ce dernier muscle qu'un faisceau musculaire analogue au sterno-hyoïdien, qui s'insère en partie sur la première côte; et, quant au ventre postérieur, il en fait un faisceau divergent du grand dentelé qui, dépassant en haut ses limites ordinaires, s'élèverait jusqu'à la première côte cervicale (eine untersle Halsrippe). Cette dernière assertion me paraît peu acceptable en présence des trois faits d'observation qui suivent :

1" Le ventre postérieur de l'omo-hyoïdien s'attache au bord supérieur de l'omoplate, immédiatement en arrière du ligament

coracoïdien ; je ne l'ai jamais vu, pour ma part, reculer ses insertions jusqu'à l'angle où s'allachenl les faisceaux les plus élevés du grand dentelé.

2" L'omo-hyoïdien reçoit ses nerfs de l'anse nerveuse de l'hypoglosse, tandis que le grand dentelé est innervé par un nerf spécial provenant du plexus brachial.

3" Dans les nombreuses espèces animales où le grand dentelé dépasse en haut la première côte et envoie des faisceaux à la région cervicale, ces faisceaux cervicaux viennent s'attacher aux apophyses transverses des vertèbres cervicales et se fusionnent avec ceux de l'angulaire.

La deuxième partie de l'opinion de Henle, rattachant le ventre antérieur de l'omo-hyoïdien au sterno-hyoïdien est toute naturelle, mais elle est incomplète : ce n'est pas seulement le ventre antérieur de l'omo-hyoïdien, mais l'omo-hyoïdien tout entier qui doit être considéré comme une dépendance du sternohyoïdien.

La démonstration de cette formule analomique nous a été fournie par le professeur Cari Gegenbaur de Heidelberg. Après avoir établi que le tendon intermédiaire de l'omo-hyoïdien a toute la valeur d'une intersection aponévrotique et ne représente à ce titre qu'un vestige des cloisons connectives qui séparent en segments transversaux la musculature de l'embryon, le savant analomiste, faisant une excursion sur le terrain de l'anatomie comparée, rappelle que dans certaines espèces de Vertébrés, le sterno-hyoïdien et l'omo-hyoïdien Bont fusionnés en une lame musculaire unique, Cjui, partant de l'os hyoïde, se porte en s'élargissant vers le thorax et l'épaule. Chez le phoque notamment, on voit le sterno-hyoïdien, en descendant de l'os hyoïde, s'élargir en éventail et venir s'attacher à la fois au sternum, à la tubérosité interne de l'humérus, ainsi qu'à une traînée tendineuse qui s'étend entre ces deux points extrêmes; évidemment la portion latérale de ce muscle n'est qu'un omo-byoïdien incomplètement différencié.

De même, chez les Sauriens, on voit notre sterno-hyoïdien s'insérer à la fois sur l'épisternum et la clavicule [muscle épi-

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sterno-cleido-hyoïdeus sublimis de Furbringer), et reculer quelquefois son insertion externe jusque sur l'omoplate : telle est du moins la disposition qu'on rencontre chez le Plalydactylus et chez Y Uromastix ; comnie chez le phoque, les faisceaux scapulairesde celte lame musculaire correspondent à l'omo-hyoïdien des Mammifères.

Tirant de ces faits les conclusions qu'ils renferment, je n'hésite pas à considérer, avec Gegenbaur, l'existence d'un muscle unique sterno-omo-hyoïdien, comme étant la disposition primitive, typique, de la constitution anatomique des Vertébrés, et à déduire, comme corollaire, que, « là où, chez les Mammifères, existe une division en un premier muscle naissant du sternum et un deuxième muscle naissant de l'omoplate, celle division est le résultat de l'absence de la portion claviculaire. »

L'aponévrose cervicale moyenne qui réunit de chaque côlé l'omo-hyoïdien au sterno-hyoïdien, représente donc le reliquat des faisceaux musculaires disparus, et acquiert, au même titre que l'aponévrose clavi-pectorale, l'aponévrose des deux dentelés et bien d'autres encore, une importance toute spéciale.

Un fait de la plus haute importance et que nous devons encore à Gegenbaur, confirme de tous points cette manière de voir : il détache sur des enfants nouveau-nés l'aponévrose cervicale moyenne, la porte sous le champ du microscope, et, là où l'examen macroscopique ne révélait que des éléments fibreux, il aperçoit très nettement des fibres musculaires striées, parallèlement dirigées, suivant une ligne qui réunirait la clavicule à l'os hyoïde. Nous verrons, du reste, dans la suite de cet article, en anatomie anormale, de nombreux faisceaux charnus partant de la clavicule, venir renforcer, soit l'omo-hyoïdien, soit le sterno-hyoïdien.

Il nous paraît donc logique d'établir en principe que, dans la constitution typique des Vertébrés, un muscle triangulaire s'étend de chaque côté du cou, de l'os hyoïde (point d'insertion du sommet) au sternum, à la clavicule et au scapulum (liyne d'insertion de la base), et que si, chez l'homme, nous décrivons séparément un muscle sterno-hyoïdien et un muscle omo-hyoï-

dien, une pareille description nous est imposée par la disparition des faisceaux moyens du muscle primitif ou faisceaux cléidohyoïdiens.

Etant admis d'ailleurs que les formes anormales que nous observons chez l'homme, tendent toujours à se rapprocher des formes primitives, nous pouvons, d'ores et déjà, en nous appuyant sur les considérations qui précèdent, entrevoir et interpréter à la fois les nombreuses anomalies dont l'omohyoïdien peut être le siège Le muscle omo-hyoïdien constituant dans la musculature de l'homme un muscle sensiblement atrophié, ses variations anatomiques peuvent relever d'un double processus : ou exagération ou atténuation de cette tendance à l'atrophie. Au premier mode, se rattachent les formes incomplètes du muscle : absence d'une de ses portions ou disparition totale de l'une et de l'autre; le deuxième mode comprend toutes les variations où l'on voit le muscle se rapprocher du muscle sterno-hyoïdien, ce sont :

1° Les cas de duplicité du muscle;

2i" Les cas de renforcement du muscle par un ou plusieurs faisceaux naissant de la clavicule, de l'apophyse coracoïde, du ligament coracoïdien, de la première côte;

3° Les cas de fusion plus ou moins intimes de l'omo-hyoïdien avec le sterno-hyoïdien, etc.

Ajoutons à ces diverses variations morphologiques, les cas d'absence du tendon intermédiaire et le passage de quelques faisceaux musculaires dans la région sus-hyoïdienne, et nous aurons ainsi le tableau à peu près complet des anomalies de l'omo-hyoïdien. Nous pouvons maintenant les étudier en détail :

§ n. — Absence totale ou partielle du muscle omohyoïdien. — \° L'absence du muscle omo-hyoïdien, sans compensation par un autre muscle, a été observée par Cheselden, Schultze, Otto, Hallet, Schv^egl, Bûchner, von Behr, Gruber. J'en ai observé moi-même un cas, en 1881. L'anomalie peut être bilatérale, ou n'exister que d'un seul côté, et dans ce dernier cas, on l'observe tantôt à droite, tantôt à gauche.

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Dans un deuxième ordre de faits, l'omo-hyoïdien est remplacé par un faisceau plus ou moins volumineux qui prend naissance en bas sur la clavicule et s'attache en haut à l'os hyoïde, en se fusionnant plus ou moins intimement avec le sterno-hyoïdien. (Voyez plus bas, § VI.)

Anatomie comparée. — L'omo-hyoïdien fait défaut chez le pécari, le paresseux, la taupe, le raton, le coati, le chat, le chien. Ovven ne le mentionne pas chez le myrmécophage, de l'ordre des Edentés. Parmi les Rongeurs, il existe, d'après Cuvier, dans les groupes qui possèdent une clavicule, et fait entièrement défaut chez les groupes non claviculés.

2** L'absence du ventre antérieur s'observerait une fois sur 100, d'après Hallet; cette proportion est assurément trop forte si je m'en rapporte aux dissections de Macalister, qui n'a pu rencontrer ce cas une seule fois sur 600 sujets. Quoi qu'il en soit, dans une pareille anomalie, le ventre postérieur se termine sur un tendon qui vient se perdre sur l'aponévrose cervicale, et l'on a le type parfait du muscle coraco-cervicalis de Kraûse ; ou bien le tendon terminal vient s'attacher, après un parcours de 5 à 8 centimètres, sur l'os hyoïde (cas de Knott, de Kôlliker, deWalsham). J'ai observé celle dernière disposition sur l'orang (Simia satyrus).

3° Le ventre postérieur, réduit à quelques minces faisceaux, dans un cas observé par Hallet, a été trouvé 4 fois absent, en huit ans, par le professeur Gruber. Le ventre antérieur, qui dans ces cas représentait, à lui seul, le muscle omo-hyoïdien, s'insérait en haut au point précis où s'attache ce dernier muscle, à l'état normal, et venait se perdre, par son extrémité inférieure, dans l'aponévrose du triangle sus-claviculaire. Le venlre antérieur de l'omo-hyoïdien constituait ainsi un véritable hyofascialis.

§ IIL — Duplicité du muscle omo-liyoïdien. — Celte duplicité peut porter : sur le muscle tout entier; S)" sur le ventre postérieur; 3" sur le ventre antérieur. Elle témoigne d'une tendance de l'omo-hyoïdien à augmenter de largeur et à se

2lo6 LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'hOMME

réunir au slerno-hyoïdien, en comblant l'espace triangulaire qui sépare ces deux muscles, disposition qui est normale, comme je l'ai déjà fait remarquer plus haut, chez le phoque et chez quelques Sauriens.

\° J'ai observé une seule fois un double omo-hyoïdien sur un adulte d'une quarantaine d'années. L'anomalie se trouvait du côté droit seulement; en dedans de l'omo-hyoïdien normal, existait un faisceau charnu de 1i- millimètres de largeur qui, naissant de la base de l'apophyse coracoïde et du ligament coracoïdien, suivait d'abord le trajet du ventre postérieur de l'orao-hyoïdien, s'en écartait bientôt pour rejoindre le sternohyoïdien, à 1 centimètre au-dessus de sa partie moyenne; là, il se redressait pour se mettre en parallélisme avec ce dernier muscle et gagner avec lui le corps de l'os hyoïde.

Hallet et Sels ont mentionné, chacun, un fait analogue.

Dans un cas observé par Gruber, l'omo-hyoïdien était constitué par deux ventres antérieurs et deux ventres postérieurs, réunis tous les quatre par un tendon intermédiaire.

Koster a même observé un dédoublement de l'omo-hyoïdien surnuméraire: l'un des faisceaux s'unissait au muscle sternohyoïdien, tandis que l'autre se dirigeait sur l'os hyoïde et s'y attachait.

Curnow a signalé lui aussi un cas de double omo-hyoïdien ; le muscle surnuméraire, comme le muscle normal, possédait deux ventres réunis l'un à l'autre par un tendon intermédiaire.

2" Le dédoublement du ventre postérieur a été rencontré par Wood quatre fois sur 70 sujets; nous le trouvons encore mentionné par Macalister, par Gruber, par Winslow et Duille. Le ventre surnuméraire peut se porter, comme le ventre normal, sur le tendon intermédiaire, ou bien rejoindre le sternohyoïdien .

3° Le dédoublement du ventre antérieur est plus rare. Il a été observé tout dernièrement par M. Bradley : du tendon intermédiaire partaient deux corps charnus à peu près d'égal volume; l'un, l'interne, s'attachait au corps de l'os hyoïde; l'autre, l'externe, venait s'insérer sur l'extrémité postérieure

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de la grande corne. Dans un cas, Wood a vu cette portion de Tomo-hyoïdien constituée par trois faisceaux distincts: le faisceau supérieur s'attachait à la petite corne de l'os hyoïde, le faisceau moyen s'insérait sur l'os hyoïde, comme à l'état normal; quant au faisceau inférieur, il se perdait sur l'aponévrose cervicale.

§ IV. — Absence d'intersection tendineuse. — Le tendon intermédiaire qui réunit à l'état normal le ventre antérieur et le ventre postérieur de l'omo-hyoidien, correspond toujours au point où le muscle change de direction ; reposant en arrière sur la veine jugulaire elle scalène antérieur, il est recouvert par le cléido-mastoïdien. Ce double rapport avait suggéré à l'esprit d'Albinus cette hypothèse très séduisante, que ce tendon n'existait pas à la période initiale de formation du muscle, mais se développait, dans le cours de l'accroissement organique, par suite des pressions contraires exercées sur cetle portion du muscle, d'une part, par la veine jugulaire et le scalène, d'autre part, par le cléido-mastoïdien, tanquam si inter cleido-mastdideum à parte priore, et scalenum priorem, venamque jugularem à posteriore compressus fuisset.

Les faits d'observation ne sont nullement favorables à cette assertion à priori. J'ai toujours constaté pour ma part, sur les quelques fœtus que j'ai examinés, la présence du tendon intermédiaire de l'omo-hyoïdien ; Gegenbaur lui-même a retrouvé ce tendon sur le cadavre de sept nouveau-nés, et sur un assez grand nombre d'embryons de douze semaines et plus. Une fois seulement sur un fœtus de quatorze semaines, le tendon intermédiaire faisait défaut. Nous verrons tout à l'heure qu'une pareille anomalie se rencontre aussi chez l'adulte.

Le tendon moyen de l'omo-hyoïdien est donc un organe type entrant dans la constitution de l'embryon, comme dans la constitution du sujet arrivé à un complet développement; il doit être considéré comme une intersection aponévrotique, comparable de tous points à celles du grand droit et du sterno-cléido-hyoïdien, derniers vestiges des traînées celluleuses

2)58 LES ANOMALIES MUSCULAIRES CHEZ l'iTOMME.

qui divisent en segments horizonhiux la musculature primitive,

La forme cylindrique et allongée du tendon intermédiaire, n'infirme en rien une pareille conclusion ; elle est vraisemblablement le résultat des tractions en sens contraire qu'exercent sur ses extrémités les deux ventres de l'omo-hyoïdien. Au reste, dans certains cas, quand le muscle omo-hyoïdien est plus large que d'habitude, il peut affecter la forme d'un véritable raphé, rectiligne ou plus ou moins brisé. Cette disposition linéaire a été parfaitement observée par Halier et par Hyrtl.

Le tendon intermédiaire de l'omo-hyoïdien n'existe pas constamment chez l'homme. On voit parfois quelques faisceaux charnus, côtoyant ce tendon, passer sans interruption de la portion scapulaire à la portion hyoïdienne du muscle; à un degré plus avancé de fusion, les deux portions sont entièrement confondues; il n'existe aucun vestige du tendon moyen. Je trouve dans mes notes anatomiques quatre cas, observés en trois ans, de disparition complète de ce tendon. Trois fois, le muscle omo-hyoïdien était rubané et présentait un développement insolite; une fois, au contraire, il était fort grêle et affectait une forme cylindrique plutôt qu'aplatie. Walsham a signalé un fait analogue dans les Gmjs Hospital Reports de 1880 (t. XVI, p. 73). D'après les statistiques de Wood, cette anomalie se rencontrerait une fois sur 30 sujets.

Anatomie comparée. — Le tendon intermédiaire de l'omohyoïdien fait défaut, à l'état normal, chez quelques Mammifères, notamment chez V ornithorynque et chez Véchidné (Alix). Meckel a cru devoir assigner une pareille disposition à tous les singes : « L'omo-hyoïdien, dit-il, qui présente deux ventres chez l'homme, n'en a qu'un chez les Quadrumanes. » Cette formule est trop générale et par cela même erronée.

L'intersection tendineuse fait défaut chez le gorille disséqué par Bischoff. Vrolik ne l'a pas rencontrée davantage chez le macaque, le magot et le babouin; Macalister l'a cependant notée, quoique faible, chez VInnuus, le Cynocéphale pecarius, V Hamadryas et le Macacus cynomolgus.

J'ai rencontré moi-même le tendon intermédiaire chez le

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chimpanzé et chez le Macacus sinicus ; j'ai déjà dit plus haut que chez que j'ai étudié en mars 1882, ce tendon se

prolongeait jusqu'à l'os hyoïde, prenant ainsi la place du ventre antérieur qui faisait totalement défaut.

§ V. — Déplacement des insertions scapulaires. — L'omohyoïdien étant primitivement fusionné avec le sterno-hyoïdien, il est tout naturel de voir ce muscle se déplacer quelquefois en dedans et prendre ses insertions sur toutes les surfaces osseuses qui séparent l'omoplate du sternum, ou bien recevoir de ces mêmes surfaces osseuses, des faisceaux surnuméraires qui viennent le renforcer.

I*' Insertion au ligament coracoïdien ou à l'apophyse coracoïde

(Muscle coraco-hyoïdien de Gruber). J'a i déjà mentionné, sous le nom

de coraco-cervicalis de Krause, un faisceau charnu se portant de l'apophyse coracoïde à l'aponévrose cervicale moyenne et remplaçant l'omo-hyoïdien. De vrais coraco-hyoïdiens se détachant, soit du ligament coracoïdien, soit de la base de l'apophyse coracoïde, ont été signalés par Macalister, par Gruber, par Hyrtl, par Knott, et par moi-même. Dans un cas fort intéressant où l'omo-hyoïdien était normal sous tous les rapports, j'ai rencontré, en dedans de lui, un gros faisceau charnu partant de l'apophyse coracoïde et traversant le triangle omo-claviculaire, pour aboutir à l'os hyoïde.

2|° Insertions h Vacromion (Muscle acromio-hyoïdien). — Cette insertion est mentionnée par Macalister; je ne l'ai jamais rencontrée.

3° Insertions à la première côte (Muscle costo-hyoïdien).— Cette ano-

mahe que Theile rattache à tort, selon nous, au grand dentelé, a été observée par Hyrtl, par Gruber, par Wagner, par Schwegl. Le muscle costo-hyoïdien, on le conçoit, se rattache tout aussi bien au sterno-hyoïdien qu'à l'omo-hyoïdien.

Enfin, l'omo-hyoïdien peut prendre des points d'attache sur la clavicule. Cette insertion aberrante du muscle est à la fois celle que l'on rencontre le plus fréquemment et celle qui présente le plus d'intérêt; en raison de son importance, il convient de lui consacrer un paragraphe distinct.

§ VI. — Attaches claviculaii-es du muscle omo-hyoulien

(Muscle cléido-hydidienj . — L'étude des nombreuses observations qui ont été consignées dans les recueils scientifiques, relativement à cette anomalie, nous amène à distinguer deux groupes de faits : 1° des faits dans lesquels un omo-hyoïdien normal reçoit de la clavicule un faisceau de renforcement; et 2° des faits dans lesquels l'omo-hyoïdien tout entier, se déplaçant en dedans, vient s'attacher sur la clavicule.

1° Tous les anatomistes qui se sont occupés des variations morphologiques de l'omo-hyoïdien, Theile, Turner, Gegenbaur, Walsham, etc., ont signalé, comme se rencontrant assez fréquemment, la présence d'un faisceau accessoire se détachant de la clavicule et rejoignant le muscle normal à différentes hauteurs. C'est un petit muscle aplati, de forme généralement triangulaire, s"insérant soit sur le tiers externe de l'os, soit sur son tiers moyen, exceptionnellement sur le tiers interne; j'ai observé pour ma part, dans nos laboratoires d'anatomie de Bordeaux, ce triple mode d'insertion.

Ce faisceau cléido-hyoidien surnuméraire présente dans sa terminaison des variations nombreuses. Le plus souvent il rejoint l'omo-hyoïdien, immédiatement au-dessous du tendon intermédiaire. Dans un cas observé par Gegenbaur, le muscle accessoire, en atteignant ce tendon, se divisait en deux portions : l'une se jetait sur le tendon avec le ventre postérieur de l'omohyoïdien; l'autre, poursuivant son trajet, gagnait sans s'interrompre la face antérieure de l'os hyoïde. Plus rarement, le cléido-hyoïdien, se portant obliquement en dedans, vient se fusionner avec le sterno-hyoïdien, au niveau de l'intersection aponévrolique que présente ce dernier muscle. J'ai vu, dans-un cas où l'omo-hyoïdien était déjà renforcé par un coraco-hyoïdien, un cléido-hyoïdien assez volumineux se porter directement vers l'os hyoïde.

2i° La présence d'un cléido-hyoïdien remplaçant un omohyoïdien absent, ou, ce qui est identique, la transformation d'un omo-hyoïdien en un cléido-hyoïdien, constitue une anomalie plus rare, mais dont l'existence est parfaitement établie par les

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observations de Petsche, de Rosenmûller, de Luschka, de Hallet, de Schmidlmûller, etc., etc. Ce muscle aplati et rubané s'insère le plus souvent sur le tiers moyen de la clavicule, à l'aide de fibres tendineuses excessivement courtes, mais il peut empiéter plus ou moins, suivant les cas, soit sur le tiers externe, soit sur le tiers interne de cet os. Son mode d'insertion supérieure est assez constant : ses faisceaux charnus, rejoignant le bord interne du sterno-hyoïdien, atteignent l'os hyoïde sur lequel ils s'attachent, soit au corps seulement, soit sur le corps et la partie la plus interne de la grande corne. On a signalé sur le trajet du cléido-hyoïdien une intersection aponévrotique, placée en regard de l'intersection que Ton rencontre presque toujours sur le sterno-hyoïdien; une pareille disposition est très rare.

Le muscle cléido-hyoïdien est généralement très large; sur un sujet que j'ai disséqué en 1880, je l'ai vu mesurer, au niveau de son extrémité inférieure, 5 centimètres et rétrécir ainsi considérablement le triangle qu'il forme avec le sternohyoïdien d'une part, et la clavicule de l'autre. Tandis que les côtés internes et externes de ce triangle mesuraient, le premier 6 centimètres et demi, le second 7 centimètres, le'côté inférieur formé par la clavicule atteignait à peine une longueur de 3 centimètres. Wood et Charles Richet ont rencontré également des cléido-hyoïdiens très volumineux et modifiant considérablement, au point de vue chirurgical, le triangle omo-claviculaire.

La mobilité de ce muscle, qui se rapproche jusqu'à quelques centimètres seulement du sterno-hyoïdien, l'union plus ou moins intime de son extrémité supérieure avec ce dernier muscle, rend quelquefois hésitant l'esprit qui cherche à déterminer sa signification exacte, et l'on conçoit sans peine qu'un anatoraiste ait pris pour un omo-hyoïdien déplacé en avant, le faisceau claviculaire qu'un autre considère comme un sterno-hyoïdien tendant à s'élargir en dehors. Une telle distinction me parait subtile et ne saurait être justifiée. Tous les faisceaux cléidohyoïdiens me paraissent devoir être confondus au point de vue de leur valeur homologique, et si j'ai placé ici, en regard l'une de l'autre, ces deux interprétations, c'est qu'elles contiennent

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un argument bien significatif en faveur de l'étroite parenté qui unit le sterno-hyoïdien et l'omo-hyoïdien.

3° La fréquence des faisceaux, cléido-hyoïdiens est établie par quelques statistiques, que je résume ici très sommairement. Ce faisceau surnuméraire se rencontrerait 1 fois sur 20 d'après Waisham, 1 fois sur 12 d'après Gegenbaur, ] fois sur 50 d'après Schwegl, 1 fois sur 15 d'après Hallet. Wood l'a observé 5 fois sur 60 sujels, Turner 17 fois sur 373 (8 fois des deux côtés, 4 fois à droite, 5 fois à gauche seulement). En réunissant ces diverses statistiques assez divergentes, comme on le voit, on arrive à un chiffre de 27 sur 580, soit une proportion centésimale de 4,6. Ce chiffre concorde merveilleusement avec les résultats obtenus par le professeur Turner (4,4 p. 100).

Anatomie comparée. — L'analomie anormale vient de nous montrer le cléido-hyoïdien comme pouvant présenter deux manières d'être différentes : ou bien l'omo-hyoïdien existe et le cléido-hyoïdien vient le renforcer, ou bien l'omo-hyoïdien est absent et le cléido-hyoïdien le remplace.

L'anatomie comparée vient à son tour nous présenter, dans la série des Mammifères, ces deux modalités distinctes :

a) — La première nous est offerte par le système musculaire de la Noctulina, de l'ordre des Chéiroptères. Macalister décrit, en effet, dans cette espèce, comme remplaçant l'omo-hyoïdien, un faisceau musculaire qui prend naissance sur la partie moyenne de la clavicule, et se portant en haut et en dedans, vient se confondre avec le sterno-hyoïdien vers le milieu de la longueur de ce muscle.

fi) — La deuxième modalité anatomiquea été rencontrée chez le Troglodytes Aubryi, par Gratiolet et Alix. « Les muscles hyoïdiens, disent ces deux anatomistes, sont au nombre deux : le premier (orao-hydïdien) , qui représente celui de l'homme, se porte du bord coracoïdien del'omoplale, immédiatement en arrière de sa petite échancrure, au corps de l'os hyoïde. Le second (cléido hyoïdien) naît de la portion moyenne du tiers externe de la clavicule, et se porte également vers l'hyoïde en s'unissant au muscle précédent, au moment où i'

MUSCLE OMO-HYOIDIEiN. 263

croise la sixième vertèbre cervicale; en ce point, les fibres musculaires sont interrompues par une intersection aponévrotique. » Cette disposition reproduit dans tous ses détails l'anomalie que nous avons décrite plus haut.

§ VII. — Union de romo-hyoïdien avec quelques muscles voisins. — On a vu l'omo-hyoïdien présenter des connexions plus ou moins intimes :

a.) — Avec le sterno-cléido-mastoïdien. — Cette anomalie est

signalée par Macalister et par Schwegl.

/3j — Avec le sterno-hyoïdien. — Wood a rencontré un faisceau anaslomotique allant du sterno-hyoïdien à l'omo-hyoïdien ; le professeur ïurner a observé, 4 fois sur 373 sujets, un faisceau se dirigeant en sens contraire de l'omo-hyoïdien au sternohyoïdien; j'ai déjà signalé cette disposition à propos du sternohyoïdien et établi que l'anomalie n'était ici que l'exagération de l'état normal.

— Avec quelques muscles de la réyion sus-hyoïdienne. — Maca-

lister a vu un faisceau de l'omo-hyoïdien passer dans le muscle mylo-hyoïdien, après avoir franchi, sans s'y arrêter, l'os hyoïde. Wood, de son côté, a noté l'union de ce dernier muscle avec le stylo-hyoïdien, disposition déjà signalée par Sœmmering; et dans une observation qui appartient à M. Whinnie, l'omo-hyoïdien allait prendre quelques insertions dans la région sus-hyoïdienne, dans le voisinage de la symphyse du menton.

Anatomie comparée. — J'ai déjà signalé, dans l'article 1" du présent chapitre, p. 193, l'insertion possible du muscle sternohyoïdien dans la région sus-hyoïdienne, et rappelé, à propos de cette disposition anormale chez l'homme, le muscle sterno-hyoïdien du pangolin, du Dasypus, du fourmilier, qui, franchissant l'os hyoïde sans lui abandonner aucun faisceau, vient se confondre avec les muscles de la base de la langue. Le muscle omohyoïdien n'étant qu'une dépendance du muscle sterno-hyoïdien, il est tout naturel qu'il suive quelquefois ce dernier muscle dans ses dispositions aberrantes. Du reste, nous voyons dans quelques espèces animales le muscle omo-hyoïdien lui-même envoyer

quelques faisceaux au-dessus de l'os hyoïde : chez V ornithorynque notamment, d'après Cuvier et Duvernoy, le muscle oraohyoïdien est un double muscle qui s'attache au corps de l'os hyoïde et à la face interne et postérieure de la mâchoire inférieure. Les mêmes anatomistes décrivent, chez le caïman (Grocodiliens), un omo-hyoïdien se divisant, en haut, en « deux portions dont l'interne se détache de bonne heure de la suivante et va s'insérer à la membrane palatine, près de la mâchoire. »

§ VIII. — lasertioa sur la g:aîae des vaisseaux. — Macalister a vu un faisceau de l'omo-hyoïdien s'arrêter sur la gaine des vaisseaux du cou et s'y fixer. Cette disposition fort rare trouve son explication dans l'anomalie signalée plus haut, où le ventre antérieur de l'omo-hyoïdien faisant défaut, le ventre postérieur se perdait sur les faisceaux fibreux de l'aponévrose cervicale, constituant ainsi le scapulo ou le coraco-cervicalh de Kraiise.

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ARTICLE V

En décrivant, dans les quatre articles qui précèdent, les variations anormales des muscles sous-hyoïdiens, nous avons vu :

1° Que les deux faisceaux omo-hyoïdien et sterno-hyoïdien sont les portions extrêmes d'un muscle unique dont la portion moyenne s'est transformée, chez l'homme, en une aponévrose; et que ces faisceaux moyens réapparaissent quelquefois, plus ou moins volumineux, mais toujours significatifs, dans le triangle omo-claviculaire.

2° Que les muscles sous-hyoïdiens se présentent parfois, à l'état incomplet, c'est-à-dire que les fibres charnues qui les constituent se détachant, comme à l'ordinaire, d'une de leurs surfaces d'insertion normale, ne s'étendent pas jusqu'à la deuxième surface d'insertion, mais s'arrêtent en route, soit sur les

aponévroses, soit sur le cartilage cricoïde, soit sur la gaine des vaisseaux ou même sur le corps thyroïde.

Ces deuxconsidéralions nous permettentd'inlerpréter, comme ils le méritent, les faisceaux surnuméraires suivants :

§ I. — Muscle coraco-cervical [coraco-fascialis de Kraiise). — Il s'étend de l'apophyse coracoïde à l'aponévrose moyenne du cou; c'est un omo-hyoïdien dont le ventre antérieur fait défaut. (Voyez ce muscle, p. 255.)

§ II. — Muscle costo -cervical [costo-fascialis cervicalis de Wood). — Il se détache en bas du premier cartilage costal et vient se perdre en haut, soit sur la gaîne des vaisseaux du cou, soit sur l'aponévrose cervicale moyenne. Walsham a rapporté deux cas, très intéressants l'un et l'autre, de cette anomalie dans les S* Bartholomew s Hospital Reports de 1880 et de 1881. II ressort nettement de la description donnée par Walsham que ce faisceau n'est qu'une portion du sterno- thyroïdien incomplètement développé.

Nous devons ranger dans ce groupe le muscle décrit par Luschka sous le nom de transversm colli, qui, naissant de la l""*^ côte, se portait obliquement en haut et en dehors, entre.le sterno-hyoïdien et le slerno-thyroïdien, vers l'extrémité interne de la clavicule où il se perdait sur le tissu fibreux qui sépare la région cervicale de la région thoracique [Septum thoracocervicale de Astley Cooper).

§ III. — 31uscle cléido-cervical [deido-fascialis de Macalister). — Un cas très net de ce muscle, dont le nom seul indique les insertions, a été rencontré sur le côté droit d'un sujet fortement musclé par Rambaud et Garcassonne. Voici la description qu'en donnent ces deux anatomistes : « Il s'insérait, dans l'étendue de 2l centimètres, à la partie moyenne du bord supérieur de la clavicule, derrière la portion claviculaire du sterno-cléido-mastoïdien très développé sur ce sujet; il le débordait un peu en dehors. Cette insertion se faisait à l'aide

de fibres aponévrotiques très courtes. De là, le corps charnu, presque cylindrique, un peu aplati d'avant en arrière, de 15 millimètres de large, se portait presque horizontalement, un peu oblique en haut et en dedans, croisait presque perpendiculairement la face postérieure du sterno-mastoïdien et la face antérieure des muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Arrivé sur la ligne médiane, il s'épanouissait en une lame aponévrotique très mince, intimement confondu avec le feuillet superficiel de l'aponévrose sous-hyoïdienne. )>

§ IV. — Muscle sterno-cervical [sterno-fascialis de Gruber). — Ce muscle, observé et décrit par Gruber en 1872, prenait naissance sur la poignée du sternum, en arrière du sternomastoïdien; il mesurait 4 ou 5 millimètres de largeur; il se portait en haut et en dehors dans le triangle omo-hyoïdien et se terminait sur l'aponévrose de ce triangle, après un parcours de '13 centimètres et demi. Comme le faisceau précédent, ce petit muscle tendait par ses contractions l'aponévrose du cou, et je ne m'explique pas les raisons qui ont déterminé Gruber à faire de son sterno-fascialis un muscle particulier « tenseur de l'aponévrose du cou » (besonderer, accidenteller Tensor fasciœ colli), sans relation aucune avec le costo-cervical, le cléido-cervical, le coraco-cervical (Er ist ganz verschieden von dem J. Wood beschriebenem costo-fasdalis) .

§ V. — Muscle hyo-cervical {hyo- fascialis de Gruber). — Comme son nom l'indique, ce petit muscle s'étend de l'os hyoïde à l'aponévrose cervicale. Situé en dehors du sterno-hyoïdien (Gruber en a observé 5 cas), il représente un omo-hyoïdien dont le ventre postérieur ne se serait pas développé; placé au contraire en dedans ou au-dessous des muscles droits, il doit être évidemment rattaché à ces derniers muscles et être considéré comme un faisceau sterno-hyoïdien dont l'extrémité inférieure s'est arrêtée à l'aponévrose. Tel est le cas observé, en 1881, par Walsham : un faisceau musculaire d'un demi-pouce de largeur se détachait du bord inférieur de l'os hyoïde, en dedans

du muscle thyro-hyoïdien et se divisait presque immédiatement après en deux portions : l'une, continuant ce trajet descendant du muscle, venait se terminer par trois petites digitations sur l'aponévrose cervicale moyenne, à un pouce et demi au-dessus delà fourchette sternale; l'autre, affectant toutes les allures du Levator glandulœ thyroïdeœ, se fixait sur le lobe gauche du corps thyroïde. Cette observation nous démontre, déjà, que le muscle Levator glandulœ thyroïdeœ, que nous étudierons dans le prochain paragraphe, n'est qu'une disposition accidentelle d'un faisceau sterno-hyoïdien dont la portion comprise entre le sternum et le corps thyroïde fait défaut.

Nous devons rapprocher de cette dernière forme du muscle /)î/o-/rtscm/ts le muscle Jiyo-trachealis, observé par Gruber en 1868, entre l'os hyoïde et les premiers anneaux de la trachée, et peut-être aussi le muscle hyo-cricoïdien ou crico-hydidien, décrit pour la première fois par Zagorsky en 1806, et dont Walshara et Curnow nous ont donné, dans ces dernières années, de nouvelles observations. L'interprétation que nous donnons ici du crico-hyoïdien, nous paraît être pleinement justifiée par l'un des deux faits observés par Walsham, dans lequel ce petit muscle était compris entre deux autres faisceaux musculaires, qui se portaient l'un et l'autre sur le corps thyroïde.

§ VI. — Muscle élévateur du corps thyroïde [musc. Levator glandulœ thyroïdeœ de Sœmmering). — Sœmmering qui, le premier, a bien étudié ce muscle, en a donné la description suivante : « On aperçoit quelquefois, du côté gauche, un muscle dont la largeur égale à peu près la moitié de celle du thyro-hyoïdien ordinaire; ce muscle naît, tendineux, du bord inférieurdu corps de l'os hyoïde et descend, charnu, sur le cartilage thyroïde; une partie s'attache à ce cartilage, tandis qu'une autre se répand manifestement sur la glande thyroïde. Parfois, il provient de la corne de l'hyoïde. Il existe rarement du côté droit et plus rarement encore des deux côtés à la fois. Il attire le milieu de la glande thyroïde vers le corps de l'hyoïde. » Cette description s'applique assez bien, on en conviendra, au

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