PRÉFACE. XIII
l'anatomie comparée apporte de nouvelles preuves. Mais ne serait-il pas précieux de voir des anomalies musculaires venir établir de nouveaux points de similitude entre les deux membres. Or les faits de ce genre sont presque innombrables. Le muscle pédieux ou court extenseur des orteils n'a pas normalement d'homologue sur le dos de la main; mais une anomalie curieuse consiste dans la présence sur le dos du métacarpe d'un muscle identique au pédieux. Le muscle tibial postérieur, constant pour le membre inférieur, se trouve avoir, par anomalie, un homologue direct lorsque existe au membre supérieur le muscle surnuméraire dit radio-car pien. Inversement le long abducteur du pouce, nous l'avons déjà dit, a son homologue au pied, lorsqu'à lieu Tanomahe par dédoublement du tibial antérieur, etc.
Ces exemples donnent une idée suffisante de l'importance des anomalies qui rentrent dans la classe des variations régressives. *
Revenons aux anomalies progressives. Il est, nous l'avons dit, à peu près impossible, à l'heure actuelle, d'arriver à reconnaître d'une manière sûre des anomahes musculaires qui„ chez l'homme, puissent recevoir cette interprétation. Cependant, noublions pas que par variation progressive on ne saurait toujours entendre des modifications qui perfectionnent un organe, car, si en raison des conditions d'existence, certaines parties sont devenues moins utiles et s'atrophient en vertu du défaut d'usage, leur atrophie et leur disparition sont en réalité une variation progressive. Alors, sans doute, nous comprendrons mieux la signification de certaines anomahes musculaires. En effet, on peut remarquer que les muscles les plus fréquemment atteints d'anomalie sont ceux qui, selon