Ad. et T., X
2. Pascal, Fragments d'un traité sur le vide, Pensées et Opuscules, Brnnschvicg, éd. minor, p. 74 sqq.
3. Giordano Bruno, La Cena de le Ceneri, ediz. Gio. Gcntile, dial. 1°, p. 28 {Dialoghi metafisici, Bari, Laterza, 1907).
4. Civitas Solis, in Real. Phil. epilog., 1623, p. 461 ; — De gentilismo non retinendo, Parisiis, apud Tussanum Diibray, 163G, p. 6.
.'i. De gentilismo non retinendo, p. 6. 6. Op. cit., p. 58-59.
là même à la cohésion sociale ^ Dès maintenant l'Eglise doit pratiquer l'indulgence et la tolérance à l'égard des novateurs, même lorsqu'ils défendent des opinions contraires au texte de l'Ecrilure-Sainte, pourvu que le mobile qui les anime soit non un esprit d'hostilité contre la foi, mais le seul souci de la découverte du vrai 2.
Au reste, comment ne pas voir que cette attitude est la seule qui puisse sauvegarder en même temps les intérêts de la science et ceux de la religion ? Comment le christianisme réussirait-il à ramener à lui les hérétiques, à convertir les infidèles et les païens, si l'Eglise persistait à associer, à lier le sort de ses dogmes à celui d'une physique dont les affirmations sont déjà contredites et désormais peuvent l'être journellement par de nouvelles observations des faits ? '. Aristote et Saint-Thomas soutenaient qu'au-dessous de l'équateur la terre n'était plus habitée. Saint-Augustin niait l'existence des antipodes *. Personne n'admet plus aujourd'hui de semblables opinions. Pourquoi donc, même après les découvertes de Galilée, oser prononcer contre l'hypothèse de Copernic une condamnation absurde qui expose la religion catholique, de la part des païens, à un soupçon en apparence justifié de fausseté, de la part des hérétiques, qui triomphent de cette maladresse, à la risée et aux railleries .^ ^. Seule une • doctrine mensongère se défend par de semblables moyens ®. Si la loi chétienne est vraie, elle doit permettre à ses fidèles et même leur recommander la culture de toutes les sciences, sachant bien que par celles-ci elle ne pourra jamais être convaincue d'erreur ''.
1. Voir l'exposé des idées de Campanella sur le libre examen dans notre livre : Campanella, Cinquième Partie, chapitre premier, I : Théologie et Philosophie, Le libre examen.