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c'est Tobias Adami qui a écrit pour le Prodromus philosophiae instaurandae une préface de 22 pages \ et une autre de 25 pages pour la Realis Philosophia epilogistica ^. L'hésitation n'est donc permise qu'entre ces deux traités, comme l'a déjà remarqué M. Adam. Mais c'est du Prodromus qu'il s'agit certainement, car cet ouvrage a un second titre : « Dissertationis de JSaturâ rerum Compendium », qui correspond tout à fait au mot de Huygens : « ...le Campanella dont je vous envoie le sommaire ». — La question est du reste sans importance. Ce qui est intéressant, c'est que quinze ans avant cette lettre, c'est-à-dire en 1623, Deseartes a lu le De sensu rerum et magiâ dans l'édition de 1620 *, plus un autre livre de Campanella qui est soit le Prodromus, soit la Realis Philosophia. Il semble même que de toute façon ce dernier ouvrage paru en 1623, ou bien VApologia pro Galilaeo (1622) ou même l'un et l'autre doivent être ajoutés au De sensu rerum, car la phrase de Descartes : « Pour la doctrine, il y a quinze ans que j'ai vu le livre De sensu rerum du même auteur avec quelques autres traités, et peut-être que cettuy-ci en était du nombre », n'exclut pas, mais suggère au contraire l'hypothèse suivant laquelle tous les traités auxquels le philosophe fait allusion auraient été des œuvres du même écrivain. — La liste de ses lecture<î de Campanella en 1623 devrait alors comprendre plus de deux ouvrages et il faudrait l'établir ainsi : Prodromus Philosophiae instaurandae (1617), De sensu rerum et magiâ (1620), Apologia pro Galilaeo (1622) et justement : Realis Philosophia epilogistica (1623) *.
En fin de compte, en négligeant VApologia pro Galilaeo, dont le contenu est étranger à l'objet actuel de notre étude, nous admettrons qu'avant 1628 le futur auteur du Discours