‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 124 sur 158 · Ad Philosophas Germaniae ipraejatio · texte numérisé non relu

Ad Philosophas Germaniae ipraejatio

2. Lectori candido et Philosopho recte sapere et S. P. D. Tobias Adami.

3. Fr. Thomae Campanellae De sensu rerwm et magiâ libri quatuor, Francofurti, Apud Egenolphum Emmelium, 1620. — Abréviation employée désormais pour désigner l'ouvrage : De sensu, 1620.

4. Fr. Thomae Campanellae Realis Philosophiae epilogisticae partes quatuor, hoc est de rerum naturâ, hominum moribus, politica {cui civitas Solis juncta est), et œconomica, Francofurti, Impensis Godefridi Tarnpachii, 1623. — Abréviation employée : Real. Phil.

LA Ql'ESTION DE FAIT 269

de la Méthode et des Méditations était renseigné sur les pensées exposées par Campanella non seulement dans le Prodromus, mais dans deux traités très importants : le De sensu rerum et magià et la Realis Philosopliia epilogistica — Le résultat de nos recherches est donc loin d'être négatif. Même si nous nous en tenions à ce qui ressort d'une manière certaine, et non seulement très probable, de la lettre à Constantin Huygens, le fait incontestable d'une lecture du De sensu rerum faite par Descartes en 1623 constituerait à lui seul un point de départ suffisant pour nos inductions. Nous allons voir en effet que cet ouvrage contient, non seulement des idées intéressantes sur la perception, sur l'innéité du savoir, sur le jugement et le raisonnement, dont la connexion avec le Cogito est manifestement très étroite, mais encore le Cogito lui-même, conçu comme une connaissance intuitive et première de soi, seule immédiatement certaine, et se subordonnant toute connaissance empirique et discursive qui porte sur les objets extérieurs à l'âme. A ces idées, qu'elle précise une ou deux fois utilement, la Realis Philosophia epilogistica, beaucoup moins riche de contenu et moins originale, n'ajoute jamais rien d'essentiel ni de vraiment nouveau.

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