‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 14 sur 158 · Deuxième Méditation, Ad. et T., IX, i · texte numérisé non relu

Deuxième Méditation, Ad. et T., IX, i

prit. Mais il iccnimaîl lui-mènio qiif la d^'finilion do Kanl seniblo justifiée par la fainouse thèso suivant laquelle l'àme est « plus aisée à connaître que le corps » ^ Or celte thèse a été soutenue avant Descartes par Saiut-Au^'ustin. Rien plus l'arfiumentation qui l'établit dans le Uc Trinitatc non seulement présente avec le Coyito des similitudes de forme, mais elle achemine en outre l'auteur à une conception de la spiritualité de l'Ame dont la ressemblance avec la preuve a proprement cartésienne » •^ de la distinction de l'esprit et du corps suggère invinciblement l'hypothèse d'une Fdialion de doctrine.

Dans les passages auxquels nous nous référons, le doute préparatoire au Cogito est d'abord présenté sons la forme suivante : l'Ame se cherche elle-même ; elle est saisie d'un désir ardent de connaître sa propre nature. Or dans l'ignorance où elle est d'elle-même, que pourrait -elle aimer, sinon le savoir vers lequel elle aspire ? Mais si elle aime le savoir, c'est qu'elle le connaît. On n'aime pas l'inconnu '. Ignoii nnUa cupido. L'âme connaît donc le savoir, non pas un savoir quelconque, mais le sien, car elle ne saurait être elle-même absente de celle connaissance qu'elle a du savoir. Il ne faut donc pas dire seulement : l'àme sait, elle connaît qu'elle connaît. Il faut dire que l'àme se sait sachant, qu'elle se connaît connaissant. Elle se connaît donc elle-même*.

Jusqu'à présent nous ne voyons pas encore poindre l'argument du Cogito. Cette psychologie de l'amour sur laquelle

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