‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 146 sur 158 · et T., t. VI, p. 32 sq · texte numérisé non relu

et T., t. VI, p. 32 sq

2. La question est traitée à fond par Hamelin, Descartes, p. 260 sqq., et par Rabier, dans son édition classique du Discours de la Méthode et des Méditations, p. 218 sqq. de la neuvième édition, Paris, Delagrave.

3. Voir les textes du De Trinitate analysés plus haut : Première Partie, chapitre premier, III et FV.

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Nous voyons au contraire le philosoph»\ «lans sps rc^ponses aux objections tfArnaiiId ', compléter et jiiéciser de la manière la plus heui't'use et la plus conforme aux prénnsses idéalistes de sa dix'trinc la démonstration abrégée et populaire du Piscours de la Méthode : « C'est pourquoi, si je n'eusse point cherché de certitude plus grande que la vulgaire, je me fusse contenté d'avoir montré en la seconde Méditation que l'esprit est conçu comme une chose subsistante, quoiqu'on ne lui attribue rien de ce qui appartient au corps, et qu'en même façon le corps est conçu comme une chose subsistante, quoiqu'on ne lui attribue rien de ce qui appartient à l'esprit ; et je n'aurais rien ajouté davantage' pour prouver que l'esprit est réellement distingué du corps, d'autant que nous avons coutume de juger que toutes les choses sont en effet et selon la vérité telles qu'elles paraissent à notre pensée. Mais d'autant qu'entre ces doutes hyperboliques que j'ai proposés dans ma première Méditation, cettuy-ci en était un, à savoir que je ne potivais être assuré que les choses fussent en effet et selon la vérité telles que nous les concevons, tandis que je supposais que je ne connaissais pas l'auteur de mon origine, tout ce que j'ai dit de Dieu et de la vérité dans la troisième, quatrième et cinquième Méditations sert à cette conclusion de la réelle distinction de l'esprit d'avec le corps, laquelle enfin j'ai achevée dans la sixième » '. — Que signifient de semblables décla-

1. Voir aussi les Réponses aux Secondes Objections, Ad. et T., IX, i, 1^1. 102 sqq.

2. Saint-.Vugnstin précisément n'avait « rien ajouté davantage ». Apl•^s avoir exposé l'argument <\\\ doute, il se contente dans le De Trinitate (lib. X, cap. 10) d'affirmer que, puisque l'âme se connaît véritablement, même au moment où elle est dans le doute sur sa nature réelle, elle se connaît comme substance : « Haec omnia quae vel corpus vel compositionem seu temperationem corporis esse mfntem pulant, in subjecto esse volunt videri, ut substantia sit aër, vel ignis. sive aliqiiod aliud corpus quod mentem putant ; intelligentia vero ita insit huic corpori sicut qualitas ejus, ut illud snbjectum sit, haec in subjecto : subjcctum fcilicet mens quam corpus esse arbitrantur, in subjecto autcm intelligentia sive quid aliud eorum quae certa nobis esse commemo^a^^mu8. Nullo modo autem recte dicitur sciri aliqua res, dum ejus ignoratur substantia. Quapropter cum se mens novit, substantiam suam novit, ei cum de se certa est, de substantia sua certa est ».

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