Ad. et T., X, au
2. Voir ri-np^^s : Conclusion ; et Ilamelin, Descartes, p. 260 et suivantes.
à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne lairrait pas d'être tout ce qu'elle est » ^ C'est ensuite dans la préface de la traduction des Principia Philosophiae : « ...En considérant que celui qui veut douter de tout ne peut toutefois douter qu'il ne soit pendant qu'il doute, et que ce qui raisonne ainsi en ne pouvant douter de soi-même et doutant néanmoins de tout le reste, n'est pas ce que nous disons être notre corps, mais ce que nous appelons notre âme ou notre pensée, j'ai pris l'Etre ou l'existence de cette pensée pour le premier principe » ^. C'est enfin dans VAbréfié des Méditations : « L'esprit qui, usant de sa propre liberté, suppose que toutes les choses ne sont point, de l'existence desquelles il a le moindre doute, reconnaît qu'il est absolument impossible que cependant il n'existe pas lui-même. Ce qui est aussi d'une très grande utilité, d'autant que par ce moyen il fait aisément distinction des choses qui lui appartiennent, c'est-à-dire à la nature intelleeluelle, et de celles qui appartiennent au corps » ^. La méthode pour construire la preuve est des deux côtés la même : séparer les propriétés dont le Cogito a établi l'indubitable certitude de celles qui restent encore sujettes au doute initial, et dont l'affirmation ne peut être soutenue qu'à titre de simple opinion, n'attribuer à l'âme que les premières, qui consistent dans la pensée et dans ses modes, et rejeter les secondes, qui sont des figurations matérielles de l'âme. Saint- Augustin écrit : « Secernat [mens] quod se putat, cernât qiiod scit, hoc ei remaneat... *. Totumque illud quod se jubetur xit uoverit [mens] ad hoc pertinet ut certa sit non se esse aliquid eorum de qitibus incerta est, idque solum esse se certa sit. quod solum esse se certa est » ^. Descartes raisonne de la même manière : « Je connais que j'existe, et je cherche quel je suis, moi que je connais être. Or il est très certain que la connaissance de mon être, ainsi précisément pris, ne dépend point des choses dont l'existence ne m'est pas encore connue :