‹ Les antécédents historiques du "Je pense, donc je suis"Chapitre 23 sur 158 · De Trinitate, lib. X, cap. VII · texte numérisé non relu

De Trinitate, lib. X, cap. VII

o. Op. cit., lib. X, cap. X.

par conséquent elle ne dépend d'aucune de celles que je puis feindre par mon iiua^zinalion » '. Avant de réfuter le préjugé de la plus grande distinction des images corporelles, il (hklare • ncore qu'il serait « bien étrange de dire que je connaisse et romprenne plus distinctement des choses dont l'existence me paraît douteuse, qui me sont inconnues et qui ne m'appartiennent point, que celles de la vérité desquelles je suis persuadé, (jui me sont connues, et qui appartiennent à ma propre nature, en un mot que moi-même » ^. — Enfin, en résumant l'argument dans l'article VIII de la Première Partie des Principia Philosophiae, il est i)lus net encore sur la nécessité de ne concevoir la nature de l'Ame qu'au moyen des propriétés que le Cogito a déjà fait connaître, en rejetant celles dont on doute. « Haccque optinia via [Le (Jogito] est ad iney^lis naturam, ejitsquc a corpore dist'mctionem afinoscendam. Examinantes enim quinani simus nos, qui omnia quae a nohis dirersa siuit snppoyiimus falsa esse, perspicue videmus nullam extensioneni, nec figuratn, nec motum localem, nec quid simile, quod corpori sit tribuendum, ad naturam nostram pertinere, sed cofjitationem solam, quae proinde prius et certius quam ulla res corporea cognoscitur : hanc enim jam percepimus, de aliis autem adhuc diibitamus n '.

Mais parmi les représentations possibles de la nature de l'àme qui, absentes de la conscience qu'elle a de soi, doivent pour cette raison être rejetées comme douteuses, lesquelles sont les principales ? Descartes, dans la Seconde Méditation. avant l'énoncé du Cogito, parle de celles qui l'identifient à « un vent, une flnnime ou un air très délié » *. Après cet énoncé, rassemblant les résultais de la preuve pour tout ce qui concenie la connaissance de notre être pensant, il revient, pour les exclure, aux mêmes hypothèses : « ...Je ne suis ])oint cet assemblage de membres que l'on appelle le corps humain ; je ne suis point un air délié et pénétrant répandu dans tous ces membres ; je ne suis point un vent, un souffle, une vapeur.

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